‹ Dictionnaire de la Bible (volume 2)Chapitre 479 sur 486 · Frondeurs assyriens · texte numérisé non relu

Frondeurs assyriens

D'après Layard, Monuments of Nincveh, r. n, pi. 20.

soldats, et c'est à Sennachérib qu'est due l'institution de corps spéciaux de frondeurs. Il parait avoir eu l'idée de cette fondation au contact des armées égyptiennes. Les Assyriens n'avaient pas de gibecière contenant une provision de pierres ; ils les ramassaient probablement à mesure qu'ils en avaient besoin. G. Rawlinson, T/ie five ç/real Monarchies of tlie ancient Eastem ivorld, 4e édit., Londres, 1879, t. i, p. 461; cf. p. 435. IV. La Fronde chez les Grecs. — Les Grecs se

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704. — Frondeur grec sur une amphore de Noie. D'après la Collection Lécuyer. Terres cuites antiques trouvées en Grèce <f en Asie Mineure, 2 ln-f", Paris, 18ir2-1885, t. il, f. 5.

servaient également de la bonde depuis la plus baute antiquité. Pline, //. N., vil, 201, affirme qu'ils avaient emprunté cette arme aux Phéniciens. C'est du même

peuple que les habitants des îles Baléares avaient appris l'usage de cette arme. Strabon, III, v, 1. La fronde des Grecs ressemblait à celle des Égyptiens et des Assyriens, et ils s'en servaient de la même façon (tig. 704). Tous les peuples grecs comptaient des frondeurs dans leurs armées. Philippe V de Macédoine en avait trois cents. Polybe, IV, lxi, 1. Il y avait des frondeurs dans les armées grecques qui attaquèrent les Machabées. I Macb., ix, 11. Les Grecs employaient aussi la fronde à la chasse. Aristophane, Aies, 1185. E. Belrlier.

FRONDEUR (hébreu: qalà ; Septante: oçsv8ovÎt»h ; Vulgate : fundibutarius), soldat armé de la fronde. IV (II Reg.), m, 25; Judith, VI, 2; II Mach., ix, 11. Voir Fronde. E. Beurlier.

FRONT (hébreu : tnêsah; Septante : uïtwtiov ; Vulgate : frons), partie supérieure du visage de l'homme.

— 1° C'est sur le front que le grand prêtre porte la lame d'or avec l'inscription : Sainteté de Jéhovah. Exod. , xxviii, 38; Lev., vin, 9. — Les Israélites plaçaient sur leur Iront, pendant qu'ils priaient, des tôtdfôf, Exod., xin, 10; Deut., vi, 8; xi, 8, ou çuXotxrr^ta, Matth., xxm, 5. Phylactères. — La pierre lancée par la fronde de David atteint au front le géant Goliath. I Reg., XVII, 49. — La lèpre qui frappe subitement Ozias apparaît sur son front. II Par., xxvi, 19. — 2° Comme les sentiments de l'àme se reflètent sur le visage, le front est censé manifester plus particulièrement quelques-uns d'entre eux. La rougeur monte au front par l'effet de la honte ; un « front de courtisane », Jer., m, 3, est le front d'une personne éhontée, impudente, qui ne sait rougir de rien.

— Le front est la partie du visage qui peut le mieux marquer l'impassibilité et la possession de soi-même. Un 8 front d'airain », Is., XLVIII, 4; un e front dur », Ezech., ni, 7, dénotent l'opiniâtreté, ou quelquefois la fermeté. Ezech., m, S. — 3° Enfin le front présente une surface plane sur laquelle il est aisé de tracer certains signes qui seront visibles à tous. L'ange du Seigneur reçoit l'ordre de mettre un signe sur le front de ceux qui gémissent des désordres de Jérusalem, afin de les épargner au jour de la vengeance. Ezech., ix, 4. Voir ÉzÉCHlEL, col. 2160.

— Dans l'Apocalypse, la femme qui représente Babylone a un signe mystérieux sur le front, xxn, 5; xvn, 5. Les ennemis de Dieu reçoivent sur le front et dans la main le signe de la bète. xm, 16-17 ; xiv, 9. Les élus sont ceux qui, au lieu de ce signe maudit, xx, 4, portent au front le nom de l'Agneau et de son Père, xiv, 1; xxn, 4. Le châtiment frappera ceux qui n'auront pas ce nom sur le front, ix, 4; aussi le Seigneur le leur fait-il marquer, afin qu'ils soient épargnés, vu, 3. Tous ces passages de l'Apocalypse font allusion, Ezech.. à la coutume orientale de se tatouer le front et divers parties du corps en l'honneur d'une divinité. Voir Caractère de la BtTi eol. 212, et Tatouage. — Les versions traduisent quelquefois par « front » les mots pané h , « face, » Joël, II, 20, et ro's, « tète. » Deut., xx, 9, etc. Voir Face, Tète. — Dans Ézéchiel, xl, 9. 10, 14, etc., elles appellent « fronts » certaines parties saillantes du Temple, les 'êlim, dont le sens précis est très difficile à déterminer. Gesenius, Thésaurus, 43-45, entend par là « l'encadrement de la porte » ou « des fenêtres », crepido, etc. D'autres expliquent 'ayll par n poteaux, jambages de portes, demi-colonnes », etc. Voir Knabenbauer, Cotnm. in Ezech-, 1890, p. 412 et fig. 1-3. H. Lesètre.

FRUIT (hébreu: péri; Septante: xapuoc ; Vulgate: fructus), produit qui se forme dans le végétal par suite de l'évolution de la fleur et qui contient la graine d'où pourra naitre un végétal semblable. Dans le langage ordinaire, on connaît surtout sous ce nom le fruit comestible.

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