‹ Dictionnaire de la Bible (volume 2)Chapitre 484 sur 486 · FUSEAU · texte numérisé non relu

FUSEAU

tées d'abord à cause de l'obscurité ; c'est de là que les chrétiens des premiers siècles ont emprunté l'usage des torches aux enterrements. Dans le convoi, le corps était placé dans une espèce de cercueil de bois, mais ouvert à la partie supérieure de façon à laisser voir le visage. Ce cercueil, déposé sur un brancard, feretrum, en forme de litière, lectica, était porté sur l'épaule de sept ou huit hommes, ordinairement les fils ou proches parents du défunt qui se faisaient un devoir de lui rendre cet honneur. Plus tard, ce furent des porteurs à gage. En tète du cortège funèbre marchaient les trompettes, tubicines, les joueurs de flûtes, tibicines, les pleureuses, prx/ien;. Comme en Egypte et en Palestine, comme chez les Etrusques , les pleureuses devaient faire de grandes démonstrations de douleur : verser des larmes, pousser des cris déchirants, se couvrir de cendre, se frapper la poitrine, faire le geste de s'arracher des cheveux, et célébrer par des chants, au son de la flûte, la neenia ou éloge du défunt. Derrière le cercueil marchaient les parents et les amis, qui venaient rendre ce dernier devoir, cet honneur suprême au défunt. Il n'y avait guère que ces seuls assistants. Ils s'avançaient en vêtements de deuil, de couleur noire; souvent les femmes laissaient leurs cheveux en desordre, déchiraient leurs vêtements et se frappaient la poitrine en poussant des cris. — 4° On arrivait ainsi au lieu de la sépulture, situé d'habitude hors des villes. Plus anciennement on inhumait toujours le cadavre; mais l'incinération ne tarda pas à s'introduire. Dans tous les cas, les assistants devaient jeter de la terre sur le corps ou sur une parcelle du corps, par exemple, un doigt coupé : c'était là l'essentiel de cette partie de la cérémonie. Lorsqu'on inhumait le cadavre, le cercueil était enfermé dans un coffre de pierre, ou de marbre, ou d'argile. Un repas funèbre près du tombeau et un sacrifice terminaient les funérailles. Voir Funus , dans le Dictionnaire des antiquités grecques et romaines, de Saglio et Daremberg, t. H, p. 1367-1409; Perrot, Histoire de l'art, t. vi , p. 561-580; Fustel de Coulanges, La cité antique, 1. I, ch. i, 2e édit., in-12, Paris, 1888, p. 8-15. E. Levesquk.

FUREUR. Voir Colère, col. 833.

FÙRST Juhus, orientaliste allemand, né le 12 mai 1805 à Zerkowo (Posen), mort à Leipzig le 0 février 1873. Né de parents israélites, il se familiarisa dès l'enfance avec la connaissance de l'hébreu biblique et talmudique. Il étudia d'abord à Berlin (1820), puis à Posen (1825-1829), à Breslau et à Halle, où il suivit les cours de Gesenius (1831-1833) et se consacra à l'étude des langues sémitiques. Il s'établit à Leipzig en 1833, y commença , dès 1834, la refonte de la Concordance hébraïque de Buxtorf et en fit une œuvre nouvelle, qui parut de 1837 à 1840, Librorum Sacrorum Veteris Testamenti Concordantiœ hebraiese atque chaldaicze, in-4°, Leipzig. On a aussi de lui: Lehrgebâude der aramàisclien Idiome mit Bezug auf die Indo-Germanischen Sprachen (Formenlehre der Chaldâischen Grammatik), in-8», Leipzig, 1835; Perlenschnûre aramâischer Gnomen und Lieder, oderaramâische Chrestomathie (addition au volume précédent), in-8°, Leipzig, 1836; Der Orient. Berichte, Studien und Kritiken fur jûdischen Geschichte und Literatur, herausgegebcn von J. Fûrst, in -4", Leipzig, 1840-1851; Mebràisclics und chaldâisches Schul-Wôrterbuch ûber das dite Testament, in-16, Leipzig, 1842, 1868. 1872, 1877, 1882; Hebràisches und chaldâisches Handwôrterbuch ûber das aile Testament , 2 in-8», Leipzig, 1851- 1861 ; 2° édit., 1863; 3e édit. revue par V. Rysset, 1876 (traduit en anglais par S. Davidson); Bibliotlieca judaica. Bibliographisches Handbuch der gesammten jûdischen Literatur mit Einscliluss der Schriften ûber Juden und Judenthum , 3 in-8", Leipzig, 1849-1863; Kullur- und Literaturgeschichte der Juden in Asien,

in-8», Leipzig, 1849; Geschichte des Karâerthums, in-8», Leipzig, 1865; Geschichte der biblischen Literatur und des jûdisch-hellenistischen Schriftthums , 2 in-8", Leipzig, 1867-1870; Der Kanon des alten Testaments nach

den Veberlieferungen in Talmud mut Midrasc/i , in-8», Leipzig, I86S; Hebràisches Taschenwôrterbuch ûber das •iltr Testament, in-16, Leipzig, 1869; Pracht- Bibel illustrirte, fur Israeliten, in den masoretischen Text lin,/ neuer deutscher Uebersetzung mil erlâut. Bemerkungen mu S. Fûrst, in-f\ Leipzig, 1808-1872; 2» édit., in-4°, L873-1876; 3* édit., 1884; Der Pentateuch. Illustrirte Volksausgabe der fûnf Bûcher Moses in dem masoret. Text, neuer deutscher Uebersetzung und mit Bemerkungen ethnographischen, geschichllichen , archâologischen und wissenschaftlichen Inhalts, in -4», Prague, 1882. - Voir .1. Auerbach, dans VAUgemeine deutsche Biographie, t. vin, 1878, p. 211.

F. Vigouroux.

FUSEAU (hébreu : pélék; Septante : «paxtoç ; Vulgate : fusus), instrument destiné à tenir droit le fil tordu par la lileuse et autour duquel elle l'enroulait. Son usage

Fuseaux antiques.

08 — Fuseau

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