Tétradrachmo de Démétrius I" Soter
Tête Se Démétrius diadème, à droite. — it. BASIAEÛ2 AHMHTPIOT 2ÛTUPOS. La Fortune de profil, à che, assise but un trône, tenant un sceptre et une corne d'abondanoe. Dans le champ, h gauche. Ail et AIN, en monogramme; dans l'exergue, La date ZP (an 1G0 de l'ère dis Séleucides ).
de s'emparer de Cypre pur trahison. Polybe, xxxm, 3, 2. Il s'aliéna bientôt ses sujets par ses débauches. Polybe, xxxi, 21, 8; xxxm, 14, 1; Justin, xxxv, 1. Héracléides suscita contre lui Alexandre Balas. Polybe, xxxm, li et 10. Voir Alexandre Balas, t. i, col. 348-350. Soutenu par de puissants alliés, entre lesquels étaient les Romains, Aude, roi de Pergame, Ariarathe, roi de Cappadoce, ei Ptoléii icc VI Philométor, roi d'Egypte, Alexandre vainquit Démétrius, et celui-ci périt il.uis lu bataille. Polybe, xxxm, 10; Appien, Syr., 07; Justin, xxxv, I. Démétrius périt en 150 avant J.-C, après douze ans de régne. Polybe, m, 5. II. Rapports de Démétrius avec les Juifs. — Dès le début du règne de Démétrius, Alcime, qui voulait être grand prêtre, se rendit auprès du roi de Syrie avec quelques- uns de ses partisans, pour l'engager u se rendre
i l'if 'les désordres que, selon lui, Judas Machabée
I itait en Judée, el pour l'en punir, lui et ses amis.
I Mach., vu, 5-7. Voir An ivh.. i. i, col. 338-340. En 161, Démétrius envoya une armée, à la tête de laquelle il plaça Bacchide, gouverneur de Mésopotamie, avec ordre d établir Alcime dans la dignité de grand prêtre et de châtier Judas. 1 Mach., vu, 8-9; Josèphe, Ant. jud., XII, x,2. Voir Bacchide, i. i, col. 1373-1374. Alcime et Bacchide
1 ni di intentions pacifiques. .Indus et ses frères
ne j trompèrent pus (voir Judas Machabée); mais les Assidecns se laissèrent gagner. Voir Assidéens, t. i, col. 1131. Alcime et Bacchide saisirent soixante d'entre eux el les mirent à mort. L'épouvante s'empara alors de lout le peuple. I Mach , vu, 10-19; Josèphe, .1»/ jud., XII, x, S. Bacchide quitta Jérusalem el s'établit .i Bethsétha. I .M. u b., vu, 25; Il Mach., xiv, 3-11; Josèphe, Int. jud., \ll, x, 3. Voii Bi ruzi nu, i. i, col. 1763. Le invoya en Judée Nicanor, chef des éléphants el grand
ennemi îles Juifs, avec ordre de châtier ce peuple. Il
devait s'emparer de Judas Machabée el rétablir Mcime dans le souverain pontificat. 1 Mach., vu, 26; il Mach.,
xiv, 12-13. Voir Nicanor, Les habitants de la Jud pu
n'étaient pas de race juive se joignirent à Nicanor, dans l'espoir de voir la ruine de leurs ennemis. Il Mach., \iv, li. Les Juifs turent remplis de terreur. Sur l'ordre de Judas, ils établirent leur camp à Dessau. Il Mach., xiv, 15-16. Voir Dessau. Simon, frère de Judas, marcha à la rencontre des Syriens; mais leur arrivée soudaine le mit en fuite. Il Mach., xiv, 17. Voir Simon. Nicanor, qui avait en haute estime la valeur de Judas et de ses compagnons, résolut d'entrer en pourparlers avec eux. Il envoya en ambassade Posidonius, Théodotion et Mathias. Une entrevue fut décidée entre Judas el Nicanor. Judas prit ses précautions pour ne pas être surpris. Nicanor, de son côté, se conduisit avec douceur. Judas lui était sympathique ; il lui donna une épouse, et pendant quelque temps ils vécurent en paix. 1 Mach., vu, 27-29; Il Mach., XIV, 18-25. Ces relations pacifiques furent interrompues par les intrigues d'Alcime. Celui-ci dénonça Nicanor à Démétrius. Il présenta au roi le chef des éléphants comme un conspirateur, qui voulait placer Judas sur le trône de Syrie. Le roi, irrité, donna à Nicanor l'ordre de lui amener Judas enchaîné à Antidche. Nicanor n'osait rompre la trêve sans que Judas lui donnât un motif de le faire, Cependant il chercha une occasion d'exécuter l'ordre qu'il avait reçu. Judas s'aperçut du changement survenu dans l'esprit de Nicanor et se cacha. 11 Mach., xiv, 20-30; Josèphe, Ant. jud., XII, x, 3-4. Une bataille s'engagea à Capharsalama , entre les troupes syriennes et celles de Judas. Voir CAPHARSALAMA, col. 210. Nicanor fit de nombreux prisonniers, en massacra un certain nombre et jeta leurs corps dans un puits. Il confia ensuite le pays à Alcime, laissa quelques troupes pour le défendre et retourna vers Démétrius. 1 Mach., vil, 20-21. Judas entreprit de délivrer son pays de la tyrannie d'Alcime. Celui-ci, incapable de résister, demanda de nouveau le secours de Démétrius. I Mach., vu, 27-31. Près de cinq mille Syriens périrent dans le ( Ombat; le reste s'enfuit dans lu cité de David. 1 Mach., vu, 32; Josèphe, Ant. jud., XII, x, 4. Nicanor monta alors vers le mont Sion. Un groupe de prêtres vint le saluer et lui montrer les victimes destinées aux holocaustes qu'on offrait pour le roi. Il les traita avec insolence el menaça de brûler le Temple, si Judas et son année n'étaient livrés entre ses mains. Les prêtres implorèrent lu vengeance, de Dieu contre l'impie. I Mach., Vil, 33-38; II Mach., xiv, 31-36; Josèphe, Ant. jud., XII, x.5. Nicanor quitta ensuite Jérusalem et s'établit a Béthoron, où il fut rejoint par une urinée syrienne. .Indus el son armée campèrent dans le voisinage, à Adarsa. 1 Mach.. vu, 39-40. Voir Adarsa, t. i, col. 213-214, et Bétiioron 1, t. i,
col. 10011-1705, En apprenant cela, Nicanor résolut d'attaquer l'armée juive un jour de sabbat. Les Juifs qui s'étaient ralliés à lui le supplièrent de respecter le jour du Seigneur. 11 leur répondit insolemment; mais il ne put exécuter son dessein. Il Mach., xv. 1-5. .Indus pria el exhorta ses soldats à combattre avec courage et confiance en Dieu. I Mach., vu, 41-42; Il Mach., xv, 7-11. Le grand pi 'die Onias et le prophète Jérémie lui apparurent en songe et lui promirent la protection céleste. Il Mach., xv, 12-16. L'armée tout entière fut remplie d'ardeur, el les habitants de Jérusalem eurent grand espoir. 11 Mach., xv, 19-20. Le combat fut livré le 13 du mois d'adar. 1 Mach., VII, 43. Voir Adar 3, t. I, col. 211. Judas invoqua le Dieu d'Israël, et remporta une victoire complète. Nicanor luimême succomba. 1 Mach., vu, 13-40; 11 Mach., xv, 25-20. Un jour de fêle fui établi en souvenir de ce triomphe, la veille du jour de Mardochée. I Mach., vu, 18-49; Il Mach., xv, 36-37; Josèphe, Ant. jud., XII, x, 5; Meghillath Thaamith, 12; Le Talinud de Jérusalem, li ml. Schwab, t. vin, in-8», Paris, 1880, p. 217. Judas profita de la défaite de Nicanor (161) pour mettre à exécution un proj t qu'il caressait depuis longtemps, celui de l'aire alliance avec Rome. Les ambassadeurs juifs devaient en même temps demander au sénat de signifier a Démétrius qu'il eut