‹ Dictionnaire de la Bible (volume 2)Chapitre 86 sur 486 · DIANE · texte numérisé non relu

DIANE

Giessen, 1888, p. 22-21. Us lui faisaient de nombreuses offrandes el célébraient îles l'êtes pompeuses en son honneur, en particulier les Artemisia, pendant le mois d'Artemision, qui lui était consacré. Corpus inscript. grsecar., n° 2954; Wood, Discoveries, Inscript, from tlie ;/,-. 11, cal., col. vu, 1. li-lô et 29, p. 40; Inscript, from tlic Temple of Diana, u" I". p. 19. Des redevances étaient assignées pour l'entretien et l'ornementation de la statue, des fondations étaient faites dans le même dessein par des particuliers ou des magistrats. Wood, Discoveries, pt, from the '/'■• Titrai., n" 1, p. 2; col. m, 1. 15, p. 10; col. iv. I. 39, p. 14; col. vi, 1. 46, p. 32, col. vu, I. 30- 13, p, 12; cf. col. n, 1. 20-30, p. (5-8. Les jours de fête tous ces trésors étaient portés en procession.

Un temple magnifique était consacré au culte de la déesse. Ce monument, tel c|u'il était sous l'empire, est représenté sur un grand nombre de médailles (fig.496). 11 avait huit colonnes de face et était d'ordre ionique. D'après Pline, //. N., xxxvi,

14, il avait en tout cent vingt-sept colonnes, de soixante pieds romains, c'està-dire de vingt mètres de haut. Trente-six d'entre elles étaient Ornées à la base de hauts - reliefs. Les inscriptions qu'elles portent montrent qu'elles avaient été offertes par des adorateurs de la déesse.

l ' temple était bâti sur un malais. Il

avait été élevé aux frais de l'Asie tout entière, et sa eoris-

truction avait duré plus de deux siècles, ou même plus de quatre, d'après certains manuscrits. Un grand nombre de rois avaient offert les colonnes. La plate-forme sur laquelle il était bâti avait 137 mètres 40 de long sur il m. lies 8.) de large. Le monument lui-même avait 104 mètres de profondeur sur 50 mètres de façade. Les fouilles ont amené l.i découverte de trois pavements superposés. Au -dessous du plus lias, on a trouvé une couche de charbon, entre deux coin lies d'une sorte de béton. Ce sont les couches dont parle Pline, //. N., \xxvi. Il, et qui étaient, selon lui, destinées à garantir l'édifice contre les tremblements de terre. Cf. E. II. Plumptre, St. Paul in Asia Uinor, in-16, Londres, sans date, p. 98-99; W. J. Conybeare el .1. s. Howson, The Life and Epistles

"I St. Paul, i v. ..lit., in-8°, I. 1res, 1891, p. 119-423.

Les fouilles les plus importantes el les plus fructueuses qui aienl été faites a Kphe.se oui élé diluées, ,],. |xi',;l à 1874, par .1. T. Wood, el consignées dans le livre cité plus haut : Discoveries, etc. Le temple de Diane avail été plusieurs lois reconstruit. Le premier monument, qui

' ■'■ " marbre de Prion, avait été édiiié p:ir l'architecte

Chersiphron. Strabon, XIV, i, 22. Toutes les cités rues

l! Asieavaienl conc >uru aux frais de l'édifice. Crésus, roi '''' ' - v ' ' "" - S ■a-"1 également c ibué. Le travail i, avail

pas dure inouïs de cenl fùlgt-cinq ans, SOUS la direction

d'habiles architectes, notamment de Pseonius. La dédicace

du monument fut céli brée par le port,- Tnnothée, contemporain d'Euripide. Peu après, la nuit même où naissait Alexandre le Grand 356 avant J.-C), Érostrate mil le feu au temple. Le roi de Macédoine, après la victoire '''' Granique, célébra à Éphèse une fête solennelle en l'honneur de la grande déesse, et offrit de reconstruire le temple a ses frais, a condition qu'il v ins, rirait son nom. Les Ephésiens refusèrent, el Alexandre dut se contenter de faire diriger les travauj par l'architecte Dino-

496. — Temple de Diane sur une monnaie d'Éphèse. AV. MAP ATP ANTQNEINOC. Buste tle Caracalla lauré, a droite. — H. Ali; NEOKOPON. E*EEIQN. Temple à huit colonnes, au milieu desquelles on voit la statue de la Diane d'Éphèse.

craie, et d'y placer son portrait peint par Apelles. Strabon, XIV, i, 23; Pline, H. N., vu, 38. Cet édifice était celui qui subsistait encore au temps de saint Paul. C'était un des chefs-d'œuvre du style ionique.

Le temple de Diane était desservi par de nombreux piètres. Les inscriptions nous font connaître des grands prêtres, àpxtepeîc. Corpus inscript, grsecarum, n"2955; cf. n" 2987, 1. 7. Ces grands prêtres portaient aussi le nom d'èffffïjvat, c'est-à-dire de rois. Wood, Inscriptions from the yreat Theater, vi, 1. 56-57. Sous ses ordres étaient les fxi-; -j.vj'oi ou \i.zyoi'/.àëvZii:. qui étaient eunuques. Strabon, XIV, i, 23; Pline, H. N, xxxv, 'J3. Il y avait aussi des devins ou théologiens. SeoXôyoc; des chanteurs d'hymnes, ùpvoSo! ; des porteurs de sceptres, o-xrjitToùxot , Wood. Inscript, from the gr. Theat., p. 22, 1. 61; des purificateurs, xa8âp<rioi, 1. 84-85; des interprètes d'oracles, BectiiuSoî, ibid., et des acrobates, ibid., p. 30; cf. col. vil, 1. 13, p. 40; des sacrificateurs,

£7n6yuiaTpo[ ou ày.pi- Toëi-ai, Corpus inscript.grœc.,n'> 2983 j des hérauts sacrés, UpoxTJpuxeç, Corpus inscript, grœc, iv- 21182, 2983, 2990; Wood , Inscript.

from the Augusteum, vi, 8; des curateurs du temple, etc. Les prêtress. s étaient aussi nombreuses ; elles portaient le nom de ".sXXiépau iépai ou 7iaptÉpai. Corpus inscript.grsec.,n°>3Q0i- 3003. Enfin des femmes, qui portaienl le titre de y.oau.rjTEîpoa ou femmes de chambre de la déesse, étaient chargées de prendre soin de la statue, Wood, Inscript, from the city and suburbs., n- 14, p. 36, ci des joueuses d'instruments prenaient paît aux fêtes. Corpus inscript, grsec., n" 2083. 11 y avait donc un personnel considérable attaché au temple, et l'on comprend l'émoi de tout ce monde à la pensée que la prédication de saint Paul allait ruiner le culte de la déesse.

De plus, les pèlerins avaient l'habitude d'emporter en souvenir des objets qui leur rappelaient le sanctuaire et

la divinité. Les commentateurs ont beaucoup discuté sur

la question de savoir quelle était la nature de ces objets. Saint Jean Chrvsostome pense qu'ils'ngit de petits coffrets

contenant des amulettes, des statues de Diane ou des lettres magiques appelées, lettres éphésiennes (voir I. i, col. 528), qui étaient censées protéger contre les maladies, les dangers et le mauvais sort. Baronius croit qu'il s'agit de statues de Diane enfermées dans des sortes de niches. Cornélius à Lapide, In Âct., XIX, 2i, édit. Vives, I. xvii, p. 357, est d'avis que les objets en question étaient des réductions du temple. 11 en donne pour preuve l'emploi du mot veeoû; par saint Luc. Les découvertes ar- I tléologiques modernes ont jeté une vive lumière sur la question. On a trouvé, en effet, un grand nombre de ces objets, en marbre ou en terre cuite, se rapportant au culte de Cybèle ou il'Arlemis. La .fesse i st représentée dans une niche. Les vïoi d'Éphèse devaient être semblables (lig. 497). K. Curtius, Mitlhrilungen des deut-

schen archâologisch. Institut (n Alhen, t. u, IS77, p. 49, pi, m. Cf. Journal of Rellenic studies, t. ni,

I SS-J, p. iô. C'étaient de véritables petits sanctuaires, et le mot vaô; s'applique 1res exactement; car le vïo; est à proprement parler la niche dans laquelle est pi; la

divinité. Une peinture de Pompéi représente unvao? deoe genre porté par des vooçopoî. Th. Schreiber, Kulturhù-

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