‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 160 sur 474 · Alabastrum assyrien · texte numérisé non relu

Alabastrum assyrien

ALABASTRUM

parle « d’alabastres d’or pleins de parfums syriens ». Aussi, suivant beaucoup d'archéologues qui acceptent une étymologie donnée par les anciens (S. Method. ap. Etym. M.: διὰ τὸ μὴ λαδὰς ἔχειν; Suidas, etc.), c'est la forme de ces vases dépourvus d'anses (x privatif et λαθας), qui leur vaudrait le nom d'alabastrum , et du vase le nom se serait étendu à la matière habituelle dont ils étaient fabriqués. Cf. Saglio, dans le Dictionnaire des antiquités grecques et romaines, t. 1, p. 176. E. Jablonski, Gloss. vocum Ægypt., dans H. Estienne, Thesaurus linquæ græcæ, édit.

de Londres, 1816, t.1, regarde alabastrum comme d’origine égyptienne d’après le copte al-uobs, al-abs, «pierre blanche. » Pour Kitto, Cyclopædia, t. 1, p.101, ce serait la ville égyptienne d'Alabastrum qui aurait donné son nom à la pierre qu'on y exploitait, et de la pierre le nom serait passé aux vases à parfur qu'on fabriquaitordinairement avec elle.

Quoi qu'il en soit, avec ces données il est facile de voir que dans Matth., xxv1, 7; Mare., xIv, 3, γυνὴ ἔχουσα ἀλάθαστρον μύρου, « une femme ayant un alabastrum de parfum, » et aussi dans Luc., vu, 37 (circonstance différente), χομίσασα ἀλάθαστρον μύρου, « ayant porté un alabastrum de parfum, » ce mot est pris dans le sens de vase à parfum. D’après ce que nous avons dit, l'expression alabastrum n'implique pas rigoureusement que ce vase füt d’albätre; il pouvait être d'une matière plus fragile, ce qui expliquerait mieux une circonstance rapportée par saint Marc seulement, xIV, 3: « Et ayant brisé l’alabastrum, elle le répandit sur sa tête [de Notre-Seigneur]. « Au reste, le vase aurait-il été d’albâtre, il faut se rappeler que plusieurs avaient un col effilé, et par cela même fragile. Dans son empressement ou plutôt dans son désir de ne rien réserver du sacrifice qu'elle offrait au Maitre, cette femme, que beaucoup d'interprètes croient être Marie Magdelcine d'après Joa., ΧΙ, 3, brisa ce col plutôt que d'enlever la cire ou l'argile qui le fermait. — Une tradition plus récente considérait ce vase comme de verre, S. Épiphane, De Mens. et pond., n. 2%, t. ΧΙ, col. 253; Suidas (au mot φόρος) raconte qu'on avait donné à l'empereur Constantin le vase de verre qui avait contenu la liqueur répandue sur la tête de Notre-Seigneur; que ce

NW

or

83 et 84, — Alabastra corinthiens en argile peinte,

AS

85, — Alabastrum phénicien en terre émaillée.

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