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ieux de Thèbes. D'après Wilkinson,
sortir le genre humain et tous les êtres de la nature. Voir fig. 22, col. 179. D'après un texte hiératique, « Ammon organise toutes choses, il soulève le ciel et refoule la terre; il donne le mouvement aux choses qui existent dans les espaces célestes; il produit tous les êtres, hommes et animaux. Enfin, après avoir organisé tout l’univers, Ammon le maintient chaque jour par sa providence; chaque jour il donne au monde la lumière qui vivifie la nature; il conserve les espèces animales et végétales, et maintient toutes choses. » Grébaut, Hymne à Ammon-Ra, dans la Revue wrchéologique, juin 1873, p. 392. F, Vicouroux.
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2. AMMON (hébreu : Ben-‘Ammi; Seplante : ᾿Αμμάν), fils de Lot et de sa plus jeune fille, et pére des Ammonites. Gen., xx, 38. Le texte hébreu porte simplement : « Etelle appela son nom Ben-Ammi, » ce que la Vulgate a traduit avec paraphrase explicative : « Et elle appela son nom Ammon, c’est-à-dire, fils de mon peuple, » Les Septante ajoutent de même : λέγουσα! Υἱὸς γένους μου, « disant : Fils de ma race. » Ce nom n’a une signification personnelle qu'en ce seul endroit de l'Écriture ; partout ailleurs il a un sens ethnographique. Les descendants d'Ammon sont appelés : bené-'Ammôn, « fils d’Ammon. » Voir AMMONITES.
3. AMMON, peuple. Les descendants d'Ammon, les Ammonites, sont appelés le plus souvent, dans l'Écriture, « les fils d'Ammon », benéAmmôn, Num., xx1, 24, etc.; deux fois seulement Ammon tout court. I Reg., xt, 11; Ps. Lxxx11, 8. Voir AMMONITES.
4. AMMON (Pays 4), AMMONITIDE (hébreu : ᾿Εν δ benêé-"Ammôn, « terre des fils d'Ammon, » Deut., n1, 49, 37; Jos., xun, % ; Jud., xr, 15 ; II Reg., x, 2; I Par., xIX, 2; xx, 1; Septante : γῆ υἱῶν ᾿Αμμών, dans les mêmes passages ; ᾿Αμμανίτις χώρα, II Mach., 1v, 26; ᾿Αμμανίτις, IL Mach., v, 7), contrée située à l’orient de la mer Morte et du Jourdain inférieur, occupée par les Ammonites. Leur territoire n’a pas toujours eu la même étendue, mais a été différent à deux époques distinctes de leur histoire. Voir la carte (fig. 119).
4 Us s'établirent originairement sur le territoire qu’ils enlevèrent à certaines races primitives appelées Zomzommim, Deut., 11, 20-91 ; mais dont ils furent chassés à leur tour par Séhon, roi des Amorrhéens, Jud., xt, 13, 19-22 ; territoire finalement conquis par les tribus de Ruben et de Gad. Deut., nr, 16. La relation de ces conquêtes successives nous permet de délimiter exactement le premier établissement des enfants d’Ammon. Il était compris entre l'Arnon (Ouadi el-Modjib) au sud, le Jaboc (Nakr Zerqa) au nord, le Jourdain et la mer Morte à l’ouest, Jud., ΧΙ, 13 : la frontière méridionale seule est un peu vague, confondue qu'elle est parfois dans l’Écriture avec celle de Moab. Ce pays correspondait donc à celui qu’on appelle aujourd'hui El-Belka, et qui, dans son ensemble, s'étend sur une longueur de 80 à 100 kilomètres du nord au sud, avec une élévation générale d’environ 1000 mètres. Descendant comme une muraille à pic vers le lac Asphaltite, le terrain se déroule vers l’est comme un immense plateau légèrement ondulé, entrecoupé de bois et de pâturages, creusé par de nombreux courants permanents ou temporaires, qui descendent au Jourdain ou à la mer Morte, et sillonnent la plaine de ravins profonds. C'est une des plus belles parties de la Syrie. On comprend que la perte d’un tel pays ait laissé au cœur des Ammonites un regret aussi constant que vif, et qu'ils aient sans cesse cherché à le reconquérir. Voir AMORRHÉENS ; Moag. Ce n'est pas là, en effet, qu'ils habitérent le plus longtemps.
2 Vaincus par les Amorrhéens, ils furent obligés de se retirer vers l'est, dans une contrée qu'il est moins facile de déterminer, et qui est moins connue des explorateurs. Cependant, d’après les limites des tribus de Ruben et de Gad, telles qu’elles sont exposées, Num., xxx, 34-38 ; Jos., Χπι, 15-28, on pourrait, croyons-nous, indiquer la frontière occidentale d’Ammon par une ligne partant d’Aroër au sud, passant à l’est d'Hésébon et à l’ouest de Rabbath-Ammon, pour se terminer au Jaboc. Cette démarcation nous semble confirmée par les passages suivants : « Et aux tribus de Ruben et de Gad j'ai donné, de h terre de Galaad, jusqu’au torrent d'Arnon, au milieu du torrent, at les confins jusqu’au torrent de Jaboc, qui est la frontière des fils d'Ammon, » Deut., m1, 16 ; « Moïse donna aussi à la tribu de Gad et à ses enfants... la moitié de la terre des fils d’Ammon. » Jos., xut, 24-95. Les Ammonites auraient ainsi, pendant la plus grande partie de