Carte du pays d’Ammon
les ruines d'Oumm el-Recäs, de Khan ez-Zébib, d'Oumm el-Ouéléd, de Ziza, de Machitta, sans parler de celles d’Ammäân. Cf. H. B. Tristram, The Land of Moab, 29 édit., Londres, 1874, p. 138-216.
Chose digne de remarque, l'Écriture, qui se plaît à énumérer les villes de Moab (voir en particulier Jérémie, xLvIn), ne mentionne point celles d'Ammon. Elle nous dit seulement que Jephté « frappa d'un désastre immense vingt villes depuis Aroër jusqu'à Minnith et jusqu’à Abel, qui est plantée de vignes », Jud., x1, 33. M. Tristram, ouv. cité, p. 139-140, a découvert cette dernière localité. Voir ABez-KerAamim. Nous lisons également que David infligea « à toutes les villes des fils d'Ammon » les mêmes représailles qu'à Rabbath. II Reg., χα, 31. En somme, c’est autour de cette capitale que semble se concentrer toute la vie du peuple ammonite. Sa situation, du reste, en faisait un des plus puissants remparts de la frontière occidentale. Ses ruines, conservant encore aujourd'hui, avec le nom ancien d'Ammän, les débris de son antique splendeur, couvrent un espace assez étendu sur les deux rives de l’ouadi Ammän, affluent du Jaboc supérieur. La colline qui au nord domine la vallée comprenait la ville haute
ou citadelle ; au-dessous s’étendait la ville basse avec un groupe de beaux monuments, théâtre, odéon, temples, voie triomphale, etc., témoins de son importance surtout aux époques grecque et romaine. Voir RABBATH-AMMON. Les souvenirs de la civilisation primitive sont représentés par les monuments mégalithiques. Très nombreux à l'est de la mer Morte, dans le pays de Moab {en 1881, on en comptait plus de 700), ils abondent dans les environs d'Ammän. Cf, Old and New Testament Map of Palesline, Londres, 1890, feuille 11. Dolmens, menhirs, cercles où amas de pierres couronnent, pour ainsi dire, le sommet de chaque colline, destinés à rappeler les âges préhistoriques. Un des plus beaux spécimens de cromlechs se trouve auprès d'Ammän : le blocsupérieur n’a pas moins