ANDRÉ BERNA. Voir BERNA
3. ANDRÉ D'ALERET ou DALERET, mineur conven= tuel, est qualifié simplement de Segusianus, c'est-à-dire de Forézien, par Franchini, bibliographe des conventuels, Wadding et autres. Sbaraglia estime que cet auteur n'était pas conventuel, mais capucin ; il le conclut de ce qu'un de ses ouvrages est une défense de l’Apologie des. capucins, parue sous le pseudonyme de Bonice Combasson, conventuel, dissimulant un nom de capucin. Nous estimons que l'orthographe d’Aleret et Daleret doit être remplacée par d’Allerey, qui est le nom d’un village du département de Saône-et-Loire, compris par conséquent dans la région dont Lyon était le chef-lieu, à laquelle les géographes étrangers étendaient le nom de Forez. André d’Allerey a publié : Notæ in universam Sacram Scripturam, 2in-f, Sion (en Valais), 1625.
P. APOLLINAIRE
4. ANDRÉ de Césarée, archevéque de la ville de ce nom, en Cappadoce, vivait vers la fin du v® siècle. Voir Rettig, dans les Theologische Studien und Kritiken, 1831, p. 739. Quelques savants le placent cependant au vie et même au ὙΠ} ou 1x° siècle. Il nous reste de lui un commentaire de l'Apocalypse (Migne, Patr. gr., t. CvI, col. 916-457); œuvre importante, non seulement parce qu’elle est l'explication la plus ancienne de ce livre qui soit parvenue jusqu'à nous dans son intégrité, mais aussi et surtout parce que les commentateurs ecclésiastiques qui sont venus après André, lui ont beaucoup emprunté. Il distingue dans l’Apocalypse le sens littéral ou historique, le sens tropologique et le sens anagogique. Il s'attache principalement à montrer l'accomplissement des prophéties de saint Jean ; mais il a soin de remarquer qu’on ne peut tout expliquer, parce qu'une partie des prédictions ne sont pas encore réalisées et ne se réaliseront que dans un avenir encore obscur. Voir R. Ceillier, Histoire des auteurs sacrés, t. χα, 1862, p. 496; Wetzer et Welte, Kirchen lexicon, 2 édit., t. 1, col. 830. 5