ANNEAU
ayant la plupart, comme celui de la figure 152, une pierre gravée. Quelques-uns sont larges et émaillés (fig. 153). Sur les bas-reliefs et sur les peintures, on voit souvent hommes et femmes portant des anneaux ; ces dernières en ont parfois à chaque doigt, mais spécialement à la main gauche (fig. 154).
Etablis en Chanaan, les Israélites se trouvèrent en contact et presque toujours en bons termes avec les Phéniciens ; ils purent facilement se procurer auprès d’eux les bibelots de toilette, et en particulier les anneaux que l'industrie phénicienne excellait à mettre à la portée de tous. « L'usage des anneaux, dit M. Perrot, était encore plus répandu que celui des bracelets (en Phénicie).
Il y en avait de tous les modèles et de toutes les matières, depuis la bague de verre ou d’ambre jusqu'au simple cercle d'or et à celui qui était muni d'une pierre gravée, d'un scarabée ou d'un scarabéoïde tournant autour d'un axe; il y en avait de tous les modèles, les uns, comme en Égypte, ayant la forme d’un serpent roulé sur lui-même ; d'autres faits d'une chaïnette ou d'une tresse, beaucoup ne se composant que d’une tige métallique ronde ou triangulaire, qui vers son milieu a un renflement elliptique où le burin a quelquefois mis une image. On rencontre partout des bagues dans les sépultures phéniciennes. »
G. Perrot, Histoire de l'art dans l'antiquité, τ. 111, p. 836. On trouve des échantillons de ces bagues phéniciennes de la Sardaigne dans la dissertation spéciale que leur a consacrée Spanio, Anelli antichi Sardi, dans le Bullettino archeologico Sardo, t v, p. 16-20 (fig. 155).
Dans l'Écriture, les anneaux sont le plus souvent considérés comme de simples ornements, mais on s’en servait