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Anneaux égyptiens. Musée dun Louvre

À droite, anneau d’or avec chaton mobile. Pierre gravée en creux. Lapis lazuli, — A gauche, anneau d’or avec chaton mobile au nom d'Aménophis IT,

sceau, on le désignait aussi par le nom même qui signifiait en hébreu un sceau : hôtäm. Dans Jérémie, xxH, 2%, Dieu s'exprime ainsi ἢ « Jéchonias, fils de Joakim, roi de Juda, serait-il un anneau (hôtäm) à ma main droite, que je l'en arracherais. » Cf. Agg., 11, 2%; Eccli., xLUIX , (11) 13 : passages qui nous montrent de plus que l’anneau se portait chez les Hébreux à la main droite. La Vulgate ἃ donc bien rendu le sens de Aôtäm par annulus ; elle ἃ fait de même dans Gen., xxxvIm, 18, 95, où le sceau, hôtäm, que Thamar demande à Juda pour se faire plus tard reconnaitre de lui, paraît bien être celui de l'anneau. Mais la traduction annulus dans I (III) Reg., xx1, 8, où il s'agit de lettres scellées par Jézabel avec le sceau, Aôtäm, d’Achab, ne paraît pas aussi bien justifiée ; là les Septante ont serré de plus près le texte en traduisant par σφραγίς.

Dans les derniers temps, l'usage de porter l'anneau persistait chez les Juifs avec son importante signification.

L'anneau d'or est un indice d'opulence. Jac., 11, 2: ἀνὴρ χρυσοδαντύλιος, l'homme à l'anneau d'or, désigne le riche pour lequel on ne doit pas faire acception de personne, L'anneau est aussi le signe distinctif du fils de famille par opposition aux serviteurs, signe qui est rendu à l'enfant prodigue repentant. Luc., xv, 22.

Il. ANNEAUX DU TABERNACLE. — L'expression tabba'at est encore employée en hébreu pour désigner des objets qui, bien que ne pouvant servir à imprimer un sceau, comme les anneaux de doigt, avaient avec ceux-ci une certaine ressemblance de forme. Il s'agit des différents anneaux qui se trouvaient dans le mobilier du tabernaele : anneaux de l'arche, de l'autel, etc., servant à passer les barres de bois pour les transporter, cf. Exod., xxwr, 29; XXVII, #; XXX, 4; anneaux plus délicats où s’attachaient les chaïinettes qui reliaient le rational et l'éphod. Exod., xxvIII, 23, 26-98. La Vulgate ἃ traduit tabba'at dans ces passages par annulus, mais aussi par circulus dans Exod., xxv, 12, 15 et suiv.; xxvn, 7, etc., léger changement que nous ne signalerions même pas si elle n'avait aussi-rendu par circulus l'expression gérés, Exod., xx\1, 6, ete., qui

157. — Anneau, chaîne et crochets assyriens. D'après V. Place, ἡ Ninive et l'Assyrie, pl. 70.

désigne non de simples anneaux, mais des crochets. Voir AGRAFE. Il est difficile de comprendre dans les traductions ces descriptions minutieuses de construction ou de mobilier, quand chaque objet n'a pas, comme en hébreu, un nom spécial ou qu'on ne lui donne pas toujours le même. On ἃ retrouvé dans les ruines du palais de Sargon à Khorsabad, au nord de Ninive, des mneaux en fer, avec chaîne et crochets, que nous reproduisons ici (fig. 157).

IIT. ANNEAUX DESTINÉS A CONDUIRE LES ANIMAUX.— Les Hébreux se servaient aussi d'anneaux passés dans les narines, pour mener les animaux difficiles à conduire ;

ils appelaient cette espèce d’anneau μάλ, hôah. Dieu met,

Job au défi de conduire Léviathan avec un tel anneau. Job, xL, 20: Numquid pones circulum in naribus ejus, aut armilla perforabis maæxillam ejus? Dans l'hébreu, ÿ. 26 : « Placeras-tu un jonc dans sa narine, ou avec un anneau (μα ἢ) perceras-tu sa mâchoire ? » L'image n'est pas moins grandiose quand Dieu menace Sennachérib de le ramener dans son pays avec un anneau dans les narines. Is., xxxvir, 29; IV Reg., xx, 28. Ézéchiel se sert de la même figure dans la parabole de la lionne et des lionceaux, xIX, 4, et aussi pour le roi d'Égypte et le roi Gog, XXIX, 4; XXXVIHI, 4 (Vulgate : frænum).

Ce qui n'était qu'une image dans les prophètes hébreux était la triste réalité chez les cruels conquérants assyriens et perses. Sur des monuments d'Assurbanipal (fig. 158) et de Darius figurent des bas-reliefs où les prisonniers de distinction sont amenés devant le roi vainqueur, enchainés et conduits comme des animaux sauvages, avec un anneau passé dans les narines ou dans les lèvres ; c'est l'expressif commentaire non seulement de textes d'Isaïe et d'Ezéchiel, mais aussi de II Par., χχχιπ, 11, où nous voyons que le roi de Juda Manassé, vaincu par les Assyriens, fut retenu prisonnier avec de tels anneaux, bahôhim. Les Paralipomènes nous ont conservé ici,

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comme en d'autres cas, un trait caractéristique dont les monuments figurés ont permis de comprendre toute la portée; avant d'avoir découvert ces représentations, on ne supposait pas un tel raffinement de cruauté, et les versions avaient en général atténué la signification de

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