‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 355 sur 474 · livre des Machabées, in-4, Paris, 1816. Ε΄, VIGOUROUX · texte numérisé non relu

livre des Machabées, in-4, Paris, 1816. Ε΄, VIGOUROUX

7. ANTIOCHUS (Septante : ᾿Αντίοχος), père de Numénius, qui fut un des ambassadeurs envoyés par Jonathas aux Romains et aux Lacédémoniens. 1 Mach., x, 16; XIV, 22.

8. ANTIOCHUS (vire siècle), moine grec, du couvent de Saint-Sabas, voisin de Jérusalem, appartient à la première moitié du vue siècle, car il est contemporain, luimême en témoigne, de la prise de Jérusalem par Chosroës (614). C'est à peu près tout ce que l'on sait de sa vie. On a de lui un ouvrage exégétique considérable, intitulé Pandectes Sacræ Scripturæ, plusieurs fois imprimé depuis le xvre siècle, et dernièrement par Migne, Patr. Gr., t. LXxXxIX, col. 1415-1855 : traité de morale d’après la Sainte Écriture, et divisé en cent trente homélies, dont chacune a un sujet distinct : Qu'il ne faut pas aimer le monde ; — Qu'il ne faut point se chercher soi-même ; — Du rire ; — De la psalmodie ; — De la délectation en Dieu; — De la vocation de Dieu, etc. etc. Voir une excellente notice sur cet écrivain dans Fabricius, Bibliotheca greca, édit. Harless, t. x, p. 499-504. P. BATIFFOL.

ANTIPAS. ᾿Αντίπας, contraction d’’Avriratpoc, Antipater. Cf. Josèphe, Ant. jud., XIV, τ, 3.

4. ANTIPAS, fils d'Hérode le Grand et de Malthace la Samaritaine, qui fit décapiter saint Jean-Baptiste.|ll n'est désigné dans les Évangiles que sous le nom d'Hérode, Voir HÉRODE 3.

2. ANTIPAS (᾿Αντίπας), chrétien appelé par saint Jean, dans l’Apocalypse, 11, 13, « le témoin ou martyr fidèle. » Le contexte semble indiquer qu'il avait été évêque de Pergame avant l'époque où saint Jean écrivait sa prophétie, La tradition ecclésiastique le fait en effet évêque de celte ville. Il consomma son martyre, disent les martyrologes, sous Domitien, dans les flancs d’un taureau embrasé. On célèbre sa fête le 11 avril. Voir Acta Sanctorum, aprilis t. 11, p. 3-9. E. JACQUIER.

ANTIPATER (Septante : ᾿Αντίπατρος), fils de Jason, et l'un des ambassadeurs que Jonathas envoya aux Romains et aux Lacédémoniens pour renouveler l'alliance avec eux. I Mach., xr1, 16; χιν, 22.

ANTIPATRIS (᾿Αντιπατρίς), ville de Judée. Saint Paul, menacé de mort par les Juifs, fut conduit, pendant

la nuit, de Jérusalem à Antipatris. Act., xx11, 31. Le jour suivant, les soldats revinrent à leur camp de Jérusalem, laissant aller avec l’Apôtre les cavaliers qui le conduisirent à Césarée au procurateur Félix.

Josèphe nous apprend qu'Antipatris était située dans la fertile plaine de Saron, Bell. jud., 1, xx1, 9; qu'elle était bien arrosée d'eau, entourée d'arbres, Ant. jud., XVI, v, 2, et placée dans le voisinage de la montagne. Bell. jud., 1, 1v, 7. Elle avait été bâtie par Hérode le Grand sur l'emplacement de Kapharsaba ou Chabarzaba, et avait été appelée Antipatris en souvenir d'Antipater, père d'Hérode. Ant. jud., XIII, xv, 1; xv1, v, 2. Elle était à quarante-deux milles romains de Jérusalem et à seize de Césarée.

Robinson et d'autres archéologues ont identifié Antipatris avec Kefr-Saba, village de huit cents habitants, situé sur une colline peu élevée, sur la route de Jaffa à Naplouse. On y retrouve quelques débris antiques. Le nom arabe de Kefr-Saba reproduit exactement la forme chanunéenne ou hébraïque, Kapharsaba, du bourg ou village sur lequel avait été bâtie Antipatris. Il y a cependant à cette identification quelques difficultés que M. Guérin a relevées, Description géographique, historique et archéologique de la Palestine, Samarie, t. 11, Ρ. 57-367, et qui l'ont engagé à placer Antipatris à Medjdel-Yäba.

1° Comment les fantassins de l’escorte de saint Paul auraient-ils pu, entre neuf heures du soir et le lendemain à la nuit tombante, aller et revenir de Jérusalem à Antipatris, si on place cette ville à Kefr-Saba? Par la route la plus courte qui passait par Djifnéh (l'ancienne Gofna), Aboud et Medjdel-Yäba, il y a douze heures de marche très pénible, surtout à la sortie de Jérusalem, où l'on doit traverser un massif montagneux. Medjdel-Yäba, étant plus près de Jérusalem, permettrait de répondre à cette observation, qui déjà a été présentée par quelques exégètes contre la véracité des Actes. Mais il ne semble pas que celte marche soit exagérée pour des soldats romains, habitués aux fatigues. — 2 L’Itinéraire de Bordeaux marque entre Lydda et Antipatris un intervalle de dix milles, tandis que Kefr-Saba est à dix-sept milles; à dix milles de Lydda, on trouve Medjdel-Yäba. — 3° Josèphe dit que le territoire de Kapharsaba est bien arrosé ; or aucune rivière ne coule aux environs de Kefr-Saba, tandis qu'à trois kilomètres de Medjdel-Yäba se trouvent des sources abondantes, qui forment un petit fleuve, arrosant le pays. — 4° Eusèbe et saint Jérôme placent à six milles au nord d'Antipatris un village appelé Galgoulis. C’est Djeldjouliéh, à six milles et demi de Medjdel-Yäba. Kalkiliéh, avec lequel on pourrait identifier Galgoulis, n’est qu'à un mille et demi de Kefr-Saba. — 5° Alexandre Jannée, pour arrêter la marche des Syriens sur la Judée, avait fait construire un retranchement, qui s'étendait des montagnes qui dominent Kapharsaba, à la mer de Joppé, sur

une longueur de cent cinquante stades. Or, de Kefr-Saba |

à la mer, il n’y a que quatre-vingts stades. Il est vrai que le fossé a pu rejoindre, au sud de Kefr-Saba, le cours sinueux du Nahr el-Aoudjèh, et se diriger ensuite à l’ouest vers la mer. On retrouverait ainsi les cent cinquante stades de Josèphe.

La nouvelle carte de Palestine, au 1/168,960 publiée par

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