ARACH — ARAD
sur leur ennemi. Dieu les exauca, et ils exterminérent les Chananéens et détruisirent leurs villes. Num., xx1, 2-8. Cependant, comme Moïse n'avait point l'intention de commencer la conquête de la Palestine par le sud, dont les montagnes rendaient l'accès fort difficile, le peuple ne poussa pas alors plus loin. — Quelques années après, il y avait de nouveau un roi à Arad, relevée de sa défaite. II fut battu à son tour par Josué, χα, 14. (Dans ce passage, la Vulgate appelle la ville d'Arad Héred.) — Cette localité n’est plus nommée qu'une fois dans l'Écriture, Jud., 1, 16, pour indiquer que les Cinéens habitèrent au sud d’Arad, dans le désert de Juda, et nous ne savons plus rien de son histoire, si ce n’est qu’elle eut des évêques au vi siècle. Gams, Series Episcoporum, 1873, p. 454. Voir E. Robinson, Biblical Researches in Palestine, Boston, 1841, t. 17, p. 473, 620-622; C. Ritter, Erdkunde, t. xiv, 1848, p. 120-192; W. Thomson, The Land and the Book, Southern Palestine, 1881, p. 286-287; Schubert, Reise in
207. — Ruines d’Arach. D'après Loftus, Travels in Chaldæa, p. 167.
Héred), ville chananéenne à l'extrémité méridionale de la Palestine, aujourd'hui Tell Arad, à environ vingt-cinq kilomètres au sud d'Hébron. Tell Arad est un monticule arrondi avec des traces de ruines antiques; il s'élève au milieu de collines plus basses, sur le plateau ondulé et sans arbres qui s'incline vers le sud-est de Ja mer Morte, et qui est séparé du désert de Pharan par des montagnes calcaires à pentes escarpées. On voit sur le sommet quelques débris de poteries; du côté sud est un réservoir ruiné,
Arad est nommé dans le Pentateuque. Pendant que les |
Israélites, à l'époque de la mort d’Aaron, étaient au pied du mont Hor, le roi chananéen d’Arad apprit qu'ils s'étaient ainsi approchés du sud de la terre de Chanaan, « par le chemin des h4'ütärim ,» c'est-à-dire, selon la traduction de la Vulgate, qui est la plus probable, « par le chemin des espions, » ou par le désert de Sin. Craignant sans doute qu'ils ne voulussent s'emparer de son pays, le roi d’Arad résolut de les prévenir; il marcha contre eux, les battit et leur prit un certain nombre de prisonniers. Num., xx1, 1. Les enfants de Jacob, humiliés de leur défaite, promirent de livrer à l'anathème (voir ANATHÈME, col. 546,b) les villes du vainqueur, si Dieu leur donnait la victoire
das Morgenland, 3 in-8, Erlangen, 1839, ὑ, 11, p. 457; C. W. M. Van de Velde, Narrative of à Journey through Palestine, t. 11, 2 in-8°, Londres, 1854, p. 83-85; J. B. Roth, Reise durch die Araba, dans Petermann's Mittheilungen aus J. Perthes’ geographischer Anstalt, 4857, p. 261 ; C. Geikie, The Holy Land and the Book, 2 in-8°, Londres, 1887, t. 1, p. 265, 352; Survey of Western Palestine, Memoirs, t. 11, p. 403, 415.
2. ARAD, ARADE, ARADUS (hébreu : ’Arvad, Ezech., xxvu, 8, 11; Septante : ᾿Αράδιοι, "Άραδος ; Vulgate : Aradii; Aradon), aujourd’hui Ruad, petite île phénicienne de la Méditerranée (fig. 208), à moins de trois kilomètres de la côte de Syrie, à peu près à moitié chemin entre Latakiéh (Laodicée) et Tripoli, au nord de l'embouchure du Nahr el-Kebir (Éleuthérus). C'est, comme la décrit Strabon, XVI, τι, 13, un rocher qui s'élève au milieu des flots ; il est de forme oblongue et mesure environ 800 mètres de long sur 500 mètres de large. Malgré son peu d’étendue, Arad jouit dans l'antiquité d’une grande prospérité et ne le céda en puissance, parmi les États phéniciens, qu'à Tyr et à Sidon, avec qui elle fonda, en fournissant son tiers de colons, la ville de Tripoli, Strabon, XVI, 11, 10, La
population s’accumula sur ce rocher isolé (Pomponius Méla, πι, 7, 6); et comme il n'était pas assez grand pour contenir tous ses habitants, les Aradiens imaginèrent de bâtir, contrairement à l'usage oriental, des maisons à plusieurs étages, Strabon, XVI, 1, 13; ils débordèrent aussi sur le continent, dans la Phénicie septentrionale. On voit encore le long du littoral, sur un espace continu de plus de quinze kilomètres, les ruines des «filles d'Arad », depuis Marathus (Amrit) jusqu’à Antaradus (Tortose). Voir Targum Hieros., sur Gen., x, 18.