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Monnaie autonome d'Arad

Tête de femme voilée et tourelée. — à. APAAION. Victoire debout, tenant dans la main droite une proue et une palme dans la main gauche.

par ses monnaies (fig. 209). Cf. Eckhel, Doctrina numorum veterum, t. 111, p. 303. Elle soutint Séleucus II Callinicus contre Antiochus Hiérax, et elle en fut récompensée, en 242, par le droit d'asile que lui accorda 16 roi de Syrie, ce qui augmenta beaucoup sa puissance. Strabon, XVI, 11, 14. Elle put de la sorte s’allier avec Antiochus III le Grand. Polybe, v, 68, 7. Cependant elle perdit tous ses avantages pendant le règne d’Antiochus IV Épiphane. Ce prince, à son retour d'Égypte, s'en empara, ainsi que de tout le territoire qui lui appartenait. S. Jérôme, {n Dan., x1, ἀξ, t. χχν, col. 573. Quand la guerre éclata entre Antiochus VIII Grypus et Antiochus IX Cyzicène, Arad prit parti pour ce dernier, et lorsqu'il eut été tué par Séleucus VI Épiphane, son fils Antiochus X Eusèbe se réfugia chez les Aradiens, qui soutinrent son parti jusqu'à ce que la Syrie se soumiît à Tigrane, roi d'Arménie. Dans la suite, Rome acquit peu à peu la prépondérance dans tout le pays. Le premier livre des Machabées, xv, 933, nous apprend que le consul Lucius écrivit à Arad (Vulgate: Aradon), de même qu'aux autres États alliés ou soumis aux Romains, afin de leur recommander de se montrer bienveillants envers les Juifs. Il n’est plus question de cette île dans les Livres Saints; mais, d’après une tradition, saint Pierre serait allé à Arad pour y admirer des colonnes colossales et des tableaux de Phidias. Recogn., Hom.xnt, 12, t. 11, col. 312; 1. vu, %6, t. 1, col. 1360; Pseudo-Abdias, 1, 13, édit. Fabricius, p. 4%; cf. Nicéphore, H. E., n, 35, t. CxLv, col. 848. Ce qui est certain, c'est que le christianisme s'y établit dès les premiers siècles. On y trouve des évêques depuis le re siècle jusqu’au vie inclusivement. La ville antique fut prise et rasée, en 648, sous l’empereur Constans Il, par Moaviyah, lieutenant du calife Omar. Cédrénus, Hist. Comp., édit. de Bonn, t.1, p. 755. La population actuelle de Ruad est d'environ 2500 âmes. Elle n’a guère d'autre industrie que la pêche des éponges et la construction des bateaux.

Voir Mignot, Description géographique de la côte de Phénicie, dans les Mémoires de l'Académie des Inscriptions, 1770, τ. xxx1v, p. 229-235; K. Mannert, Geographie der Griechen und Rômer, 10 in-8, t. vi, part. 11, 2e édit., Leipzig, 1831, p. 309-311; R. Pococke, Description of the East, 3 in-fo, Londres, 1743-1745, t. 11, p. 201-202; J. S. Buckingham, Travels among the Arab tribes, in-4, Londres, 1825, p. 509-512, 522-5%; C. Niebuhr, Reisebeschreibung nach Arabien, 3 in-%°, Copenhague et Hambourg, 1774-1837, t. 11, p. 92-93; E. F. C. Rosenmüller, Handbuch der biblischen Alterthumskunde (avec les citations des voyageurs Maundrell, Shaw, Pococke et

non.

Volney), 1896, τ. 11, part. 1, p. 6-9; Ἐν C. Movers, Die Phônizier, 1849, τ. 11, part. 1, p. 98-103; C. Ritter, Erdkunde, τ. xvir, 1854, p. 39, 50-55, 868-879; ἡ. Reclus, L'Asie antérieure, 188%, p. 770-772; F. Walpole, The Ansaryii and the Assassins with Travels in further East, 3 in-8, Londres, 1851, p. 389-399.

F. VIGOUROUX

ARADA (hébreu : Harädäh ; Septante : Χαραδάθ ; Vulgate : Arada). Une des stations des Hébreux au désert, entre le mont Sépher et Maceloth. Num., ΧΧΧΠΙ, 24. La situation en est inconnue. On conjecture qu'Arada est peut-être l'ouadi el-Kharaizéh, entre la pointe du golfe Élanitique et le mont Sépher, représenté par le Djébel esch- Schoureif ou le Djébel esch-Scheräfeh. Le nom de cette station, comme celui de la plupart des autres, ἃ sans doute été inspiré par l'aspect des lieux, ou par quelque circonstance que nous ignorons. Il n’est rien moins que certain, d'autre part, que les noms donnés par Moïse aux différentes stations aient été conservés par la tradition locale. Dans quelques-uns des endroits où se sont arrêtés les Hébreux, on a retrouvé des campements; mais on est encore loin d'avoir fouillé toute la presqu'île sinaïtique, et, l'eût-on fait, qu'on n'obtiendrait probablement pas encore des identifications d'une certitude absolue. Le mot harädäh veut dire « terreur ». Peut-être les Hébreux furent-ils témoins, dans cette station, d'un phénomène qui les effraya. H. LESÈTRE.

ARADIEN (hébreu : Hä’arvädi, avec l'article ; Septante : ᾿Αράδιος ; Vulgate: Aradius), descendant de Chanaan. Gen., X, 18; I Par., 1, 16. — Josèphe, Ant. jud., I, vi, 2, dit que « l’Aradien eut l'ile d’Arad ». Les Aradiens sont, en effet, dans l'Ancien Testament et chez les auteurs profanes, les habitants de 1116 d'Arad, en Phénicie; mais il y a cependant tout lieu de supposer que les Chananéens qui portérent les premiers ce nom habitérent la côte voisine avant de s'établir dans l'ile, de même que les Tyriens habitèrent la terre ferme avant de se fixer dans l’île de Tyr. Voir A. Knobel, Die Vôlkertafel der Genesis, 1850, Ρ. 329-330. D'après Strabon, XVI, τι, 13, Arad fut peuplée par des Sidoniens fugitifs, et d’après la Chronique arménienne d'Eusèbe, cet événement se serait passé en 761 avant notre ère. Chron., 11, édit. Aucher, Venise, 1818, p. 173. De savants critiques pensent que Strabon ἃ confondu l'ile d'Arad, au nord de la Phénicie, avec Arad du Carmel, que Scylax, Peripl., 10%, nomme parmi les villes dépendantes de Sidon. Voir Knobel, Die Vôlkertafel, p.320. Quoi qu'il en soit, l'ile d'Arad était déjà habitée avant le vie siècle, et comme l’a remarqué Movers, Die Phônizier, 1849, τ. n, part. 1, p. 99, des Sidoniens ont pu s’'enfuir de Sidon et augmenter la population, en même temps que la puissance de l'ile d'Arad, déjà habitée par d’autres Chananéens. Voir aussi Ritter, Erdkunde, τ. XvI1, p. 384. — La Vulgate nomme encore les Aradiens dans Ézéchiel, xxvII, 8, 11, là où le texte original porte Arvad — Arad. Voir AraD 2. F. VIGOUROUX.

ARADON. Nom de l'ile phénicienne d'Arad dans I Mach., xv, 23. Voir Arap 2.

ARAIA (hébreu : Harhäyäh, « s'irrite Jéhovah (?) » Septante : ᾿Αραχάιος), père d'Éziel, l'orfèvre qui aida à rebätir Jérusalem. IT Esdr., 11, 8.

ARAIGNÉE (hébreu : ‘akkäbis ; Septante : ἀράχνη). Petit animal au corps articulé, à huit pattes et deux palpes, sans ailes ni antennes. Dans le langage commun, on applique ce nom à divers ordres de la classe des arachnides ; mais scientifiquement il est réservé à la seconde section des aranéïdes ou arachnides fileuses, section qui comprend de nombreux genres et des espèces variées, Parmi ces araignées proprement dites, les unes sont sédentaires, construisent des toiles d'une grande variété

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