Araignée Épeire commençant sa toile
grâce à un coup de vent, une branche opposée, ou par son propre poids un rameau inférieur. Elle y attache l’autre extrémité de son fil; alors elle peut circuler facilement sur ces premiers fils pour ourdir sa toile (fig. 212). On sait que les fils d’araignée, surtout des genres Épeire et Thomise, s'agglomèrent souvent comme en écheveaux : l'air et le soleil les dessèchent et les blanchissent. Emportés par les vents, ils retombent en longs filaments blancs si gracieusement nommés fils de la Vierge.
De l'araignée ou plutôt de sa toile, les écrivains sacrés ont tiré une juste et expressive comparaison ; elle se rencontre deux fois dans le texte hébreu. Les espérances de limpie sont comparées à la maison de l'araignée, Job, viu, 1#, édifice fragile, ÿ. 15. La Vulgate rend par tela aranearum le bôt ‘akkäbi$, « maison de l'araignée, » du texte original : ce qui revient au même. Dans Isaïe,