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2 SE 216. — Roi d'Assyrie tenant une coupe de libation dans la main droite et son arc dans la main gauche.

Layard, Monuments of Nineveh, t, 1, pl. 12.

étaient ambidextres, 1 Par., ΧΙ, 2, c'est-à-dire aussi habiles à tirer l'arc ou lancer la fronde de la main gauche que de la main droite. Il y avait aussi des archers dans les tribus transjordaniques, I Par., v, 18, et dans celle d'Éphraïm. Ps. Lxxvir, 9. Les jeunes gens s'exerçaient au tir de l'arc sur une cible (mattäräh), comme le montrent le récit de I Reg., xx, 20-38, et les allusions de La-

ment., 1Π, 12; Job, xvi, 13. L'arc n'était pas seulement l'arme du soldat, mais encore celle des chefs, des princes et du roi, comme nous le voyons dans les histoires de Jonathan, fils de Saül, 1 Reg., xvur, 4; Il Reg., 1, 22, de Jébu, IV Reg., 1x, %, et de Joas d'Israël, IV Reg., ΧΠῚ, 10. Le roi d'Assyrie est aussi armé de l'arc à la chasse (fig. 215) et à la guerre; c'est son arme distinctive, il la

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217. — Roi chaidéen tenant l'arc de la main gauche et deux flèches de la main droite. Musée britannique.

tient ou on la porte derrière lui quand il reçoit les hommages des vassaux (fig. 37, col. 235) ou quand il offre des sacrifices (fig. 216). On la trouve de même entre les mains d'un roi chaldéen du xue siècle (fig. 217), Marduk-ahéiddin. Chez les Égyptiens, le roi se sert de l'arc à la guerre, tantôt monté sur un char (fig. 218), et tantôt à pied (fig. 219); un roi éthiopien est également repré-

218, — Roi égyptien sur son char, tirant de l'arc. Grand temple de Thèbes. D'après Lepsius, Denkmäler, Abth. 111, pl. 18.

senté avec l'arc (fig. 220), et les rois de Perse le tiennent aussi en main dans leurs bas-reliefs (fig. 221). Ces représentations nous expliquent comment l'arc est pris souvent par les écrivains hébreux comme symbole de la puissance : briser l'arc d’un peuple, c'est abattre sa puissance, Jer., xL1X, 35; LI, 56; Ose., 1, 5; Zach., 1x, 10 ; Ezech., xxxIX, 3; I Reg., 11, 4; Ps. XLv, 10; Lxxv, 4; donner vigueur à l'arc de quelqu'un, c'est le rendre puissant. Gen., xuix, 24; Zach., 1x, 18; Job, xxix, 20. ἡ

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L'Écriture nous montre l'usage de l'arc, non seulement chez les voisins immédiats des Hébreux : les Philistins, TReg., xxx1, 3 ; I Par., x, 3; les Syriens, ΠῚ Reg., Xx11, θέ; IT Par., xvit, 33; les Arabes de Cédar, Is., xx1, 17; cf. Gen., xx1, 20, mais encore chez des peuples éloignés : les

219. — Roi égyptien combattant à pied et tirant de l'arc. D'après Rosellini, Monwmenti storici, t, 1, pl. 131.

Lydiens, Is., Lxvi, 19; Jer., xLvr, 9; les Élamites, Is., xx, 6; Jer., xLIX, 35; cf. Xénophon, Anab., πὶ, 3, 10; les Mèdes. Is., Χπ|, 18. Dans l’armée d’invasion, qui se distingue par « ses flèches aiguës et ses arcs tendus »,

220, — Roi éthiopien tenant l'arc de la main zauche, D'après Lepsius, Denkmäler, Abth. v, pl. 49.

Is., v, 28, nous reconnaissons aujourd'hui les Assyriens, bien qu'ils ne soient pas nommés.

Si nous voulons savoir quelle était la forme de larc chez les Hébreux et de quelle manière on s'en servait, nous n'avons qu'à jeter un coup d'œil sur les monuments de l'Égypte et de l’Assyrie, où nous trouvons l'arc figuré dans des scènes de chasse (fig. 222 et 223), mais surtout

L28e Dôte à mes

dans des représentations militaires. Nous voyons tour à tour comment on tient l'arc au repos (fig. 224), en marche, pendant l’action. Chez les Égyptiens, des troupes d'infanterie légère (fig. 225) sont armées de l’are, comme les écuyers montés sur des chars (fig. 226). Les Assyriens tirent l'arc à pied (fig. 227), à cheval (fig. 228), sur des chars (fig. 229). Cf. Jer., rv, 29. Les archers fantassins sont parfois

221. — Roi perse tendant l’arc de la main gauche, | Tombeau de Persépolis. D'après Coste et Flandin, Perse, pl. 164.

en ligne, plus souvent isolés (fig. 57, col. 303); ils tirent debout ou agenouillés; dans les sièges, ils sont montés sur des tours qu'on avance vers les remparts; cf. Jer., L, 14, 29; ils vont ordinairement deux par deux, l’un protégeant l’autre avec un bouclier (fig. 230); en général ils

222, — Assyriens chassant avec l'arc, D’après Layard, Monuments of Nineveh, t. 1, pl, 82.

sont légèrement vêtus, parfois ils portent une longue cotte de maille qui les rend invulnérables (fig. 57, col. 303). L'arc était en bois, dur, mais flexible, Hérodote, vir, 65, 69, 92, et tel il nous apparaît sur les monuments ; il est aussi question, au moins dans la poésie,« d'arc d’airain.» Job, xx, 24; Ps. xvis (xvin), 35; 11 Reg., ΧΧΙΙ, 35; cf, Pindare, Nem., 111, 2, 61. Les arcs des monuments égyptiens ou assyriens différent entre eux par la longueur et par le degré de courbure; mais ils ne présentent pas au centre la sinuosité de l'arc scythe (fig. 231), que l'on trouve

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chez les Grecs, et en Italie chez les Étrusques. Cette sinuo-

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