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tile, méchant, qui ne rapporte aucun profit. Ce mol se trouve aussi quelquefois dans l'A. T., précédé du mot Ois, Deut. 43, 43. 4 Sara. 2! 12. : « Or les fils d'Héli étaient des fils de Bélial, » mais au lieu de traduire littéralement celle expression, on l'a ordinairement rendue, d'après le sens, par « de méchants hommes. »
BÉLIER. 4° ». Brebis. - 2° Machine de guerre bien connue ; on ne la trouve mentionnée dans l'Ecriture sainte que Ezéch. 4, i. H, 27. (dans le premier de ces passages, nos traductions ont rendu ce mot par « machines pour la battre »). Ezéchiel est probablement le plus ancien auteur qui en parle.
BELSATSAR (prince de Bélus), Dan. 7 et 8, roi, ou plutôt gouverneur de Babylone, est designé par le prophète comme le fils de Nébucadnetsar, quoiqu'il ne fût peut-être que son petit-fils ou l'un de ses descendants ; car, entre son règne et celui de Nébucadnetsar, il y eut trois règnes, très courts à la vérité, ceux d'Evilmérodac, de Nériglissor et de Laboroso-Archod, que Daniel ne mentionne pas; et I on sait que dans l'Ecriture, comme dans presque tous les livres de l'Orient, le mot tils n'indique souvent que la filiation, sans égard au nombre des anneaux intermédiaires.
Babylone était alors assiégée par Cyrus, général en chef des armées de son oncle Darius, roi des Mèdes, connu dans l'histoire profane sous le nom de Cyaxare II. Belsatsar, à l'abri des remparts fabuleusement énormes de sa capitale, se livrait à une vie de délices, de débauches et de fêtes. Dans une de ses orgies, il se fit apporter les vaisseaux d'or et d'argent que Nébucadnetsar avait enlevés du temple de Jérusalem. Dan. 5, 2. Il y but lui-même, et poussa ta profanation jusqu'à les présenter à ses courtisans cl a ses concubines, qui y burent aussi. Et tous ensemble chantèrent leurs dieux de métal, de bois et de pierre. Mais tout à coup Belsatsar vil sortir de la muraille les doigts d'une main humaine, traçant des caractères mystérieux: il fut bouleversé, il changea de visage, ses reins frissonnèrent, se* genoux s'entre-choquèrent d'épouvante; il jeta un cri de terreur. Il lit appeler aussitôt les sages du monde, les astrologues, les caldéens, les devint; mais malgré les magnifiques promesses qui leur furent faites, aucun d'eux ne put expliquer ou comprendre l'écriture divine. Belsatsar était dans le plus grand trouble à ce sujet, lorsque la reine mère, veuve d'Eviltoérodac, et connue dans l'histoire profane sous le nom de Nitocris, se présenta à lui. Elle lui conseilla de consulter un homme « en qui reposait l'esprit des dieux saints, » et que Nébucadnelsar avait trouvé si plein de sagesse et de lumière, qu'il Pavait établi chef des mages et des astrologues; c'était Daniel, le prophète des
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Hébreux. Daniel parut et donna au roi l'interprétation qu'il demandait, non sans lui avoir premièrement rappelé la conduite coupable et le châtiment de son prédécesseur, puis son propre orgueil â lui , Belsalsar, et l'acte sacrilège qu'il venait de commettre. Les signes mystérieux étaient la condamnation du roi, et la ruine du royaume : Mené, mené, thekel, upliarsin, te qui signifiait : Pesé, lu as été trouvé léger, et ton royaume (sera) divisé et donné aux Mèdes et aux Perses. Ce fut la réponse du prophète, et Belsalsar, soit ironie et incrédulité, soit qu'il n'osât pas manquer de parole à un homme qui semblait lui parler au nom de la divinité, et qui lui annonçait sa fin prochaine, accomplit envers DanM les promesses qu'il lui avait faites solennellement, à lui aussi bien qu'aux devins; il lui fit donner un vêlement écarlate et un collier d'or, et le proclama le troisième du royaume.
La menace n'avait pas précédé de beaucoup l'exécution, car, en cette même nuit, Cyrus, ayant détourné les eaux de l'Euphrate, faisait entrer son année dans la ville par le lit desséché du fleuve. Babylone fut prise, ses habitants massacrés, et Belsalsar lui-même égorgé au milieu de son orgie, l'an 538 av. C.
Rawliuson, à Um-queer (Cmghaïr) l'ancienne Dr des Caldéens, a trouvé deux cylindres contenant des détails sur les travaux exécutés par Nabonède, dernier roi de Babylone, dans la Caldée méridionale. Ces cylindres nous apprennent que le fils aîné de Nabonède s'appelait Belchar-Ezar, probablement le Belsalsar de Daniel. On peut comprendre que ce prince ait été gouverneur de Babylone quand celle ville fut prise, et qu'il ail péri dans cette circonstance, en même temps que Nabonède arrivant au secours de la place était défait et forcé de se réfugier à Borsippa. On ne peut doncplus confondre, comme on l'a fait jusqu'à présent, sur l'autorité d'Hérodote (1, 494 .) et de Xénopbon (Cyrop. VII. 5, 15.), Belsalsar avec Nabonède ; Béruse el Josèphe auraient raison dans leur témoignage sur ce point (c. App.
RELTÉSATSAR (qui amasse des trésors), surnom qui fut donné à Daniel par l'officier du roi Nébucadnelsar, Dan. 1,7.
BÉNAJA (fils de l'Eternel), fils de Jéhojadah, l'un des plus vaillants guerriers de David, et le eapitaine de ses gardes, 2 Sam. 23, 20. 1 Chr.
II, 22. Célèbre par sa force et par son courage, il avait de sa propre main lué un lion, el combattu avec un bâton contre un Egyptien armé d'une hallebarde. En un temps où la force physique jouait un si grand rôle, il était assez ordinaire de voir ceux qui en étaient doués, avancer promptement dans les grades et les hon-
neurs, surtout militaires. Bënaja obtint à la cour les plus grandes faveurs : au moment de la révolte d'Adonija, il fut chargé de protéger le sacre de Salomon contre tout mouvement populaire en faveur du rebelle, 1 R. 1 , 32. Puis, après la mort de David, le nouveau roi lui confia l'exécution de trois sentences de mort , contre Adonija, contre Joab (qu'il remplaça dans le commandement de l'armée), et contre Simhi, 1 R. 2, 25. 29, 46. — Bènaja fut un des plus fidèles serviteurs de la maison de David, qu'il servit de ses vœux, comme de son bras et de son épée.
BÉNÉDICTION. Ce mol, le contraire de malédiction, s'emploie tantôt, et surtout dans l'A. T., en parlant des choses terrestres et des biens temporels, Gen. 5, 2. 9, 1. I .\ 2. 17, 16., tantôt, et spécialement dans le N. T. . dans un sens spirituel, en parlant des biens célestes, Eph. 1, 3. Marc 10, 16. Luc 24, 50. C'esi l'amour de Dieu qui est la source de toute bénédiction, Deul. 7, 13.; Jésus-Christ, né de la semence d'Abraham, en est le médiateur et l'instrument, Gen. 12. 3. Dieu promet â ceux qui l'aiment tous les biens, et ce qu'il a promis il est puissant pour l'accomplir, et même au delà, 4 Chr. 13, 27. cf. 'fit. 4, 2. Eph. 3. 2t. La formule de bénédiction, rapportée Noinb. 6, 24. sq. , devait être prononcée deux fois par jour sur le peuple, et renferme une allusion eaehée â la doctrine de la Trinité; cf. 2 Cor. 13, 13. L'homme, pour être fait participant des bénédictions célestes, doil persévérer dans la fidélité, Ps. 128, 1. 2. 4., dans la crainte et dans l'amour de Dieu, Deul. 10, 12. Mutin. 6, 33., dans la prière, Ps. 145, 19. 67, 2., dans la confiance en Dieu, Ps. 39, 10. 62, 2. Jér. 17, 7., et dans la foi en Jésus, Luc 13, 8. 1 Jean 2,1.
Par sou étymologie, le mol bénir (benedicere) signifie : souhaiter du bien à quelqu'un ; et Dieu seul peut à la fois bénir en paroles et en réalité. Mais de tout temps les hommes ont échangé des vœux, en les plaçant sous l'invocation du nom de Dieu. On voit déjà, dans l'époque patriarcale, Melehisédee bénir Abraham, Hébr. 7, 7.; Isaac bénit Jacob, Gen. 27, 27.; Jacob bénit ses enfants, Gen. 49; Moïse bénit les tribus, Deul. 33, et Salomon bénit tout Israël, 1 h. 8, 14. Celui qui bénissait étendait ses mains sur la tête de celui qui était béni, comme pour faire passer sur lui la plénitude des vœux que l'on formait en sa faveur. La bénédiction élail souvent accompagnée de riches présents qui étaient comme le symbole matériel des sentiments qu'on éprouvait, Gen. 3 J, 11. 4 Sam. 25, 27. 2 R. o, 1o. 2 Cor. 9, 5. Bénir Dieu, c'est lui rendre grâces. 1 Cor. 14, 16. Bénir la coupe, 1 Cor. 10, 16., c'esl la mettre