‹ Dictionnaire de la céramique; faïences--grès--poteriesChapitre 113 sur 200 · LAR · texte numérisé non relu

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LANFREY (Claude-François). C’est à Lanfrey que le général comte de Custine confia, en 1774, la direction de la manufacture de Niederwiller, qui lui appartint après la mort du baron de Beyerlé; c’était un homme de goût, un administrateur intelligent et un des meilleurs industriels de son temps. Devenu plus tard propriétaire de la manufacture, il sut la conduire avec assez d’habileté pour qu’elle pût résister à la crise commerciale qui, à la lin du xvme siècle, ruina un si grand nombre de fabriques. On trouve sa marque sur les porcelaines sorties des fours de Niederwiller, mais nous ne l’avons jamais rencontrée sur des faïences, ce qui laisserait supposer qu’à dater du moment où il fut maître de la manufacture il en avait abandonné la fabrication. — Voir Niederwiller.

LA ROCHELLE (Charente-Inférieure). Suivant toutes probabilités, La Rochelle possédait des fabriques de faïences, ou tout au moins de poteries, dès le commencement du xvue siècle, mais on ne sait rien de bien précis à ce sujet et il faut attendre jusqu’en 1721 pour avoir des documents certains. A cette époque, un faïencier nommé Gatarnet vint établir à la Digue une fabrique qui, probablement par suite du manque de l’argent nécessaire pour l’organiser dans de bonnes conditions, n’eut qu’une existence éphémère. Aussi, l’année suivante, Gatarnet dut-il s’adresser aux administrateurs de l’hôpital général pour leur demander à installer dans leur établissement même une manufacture dont ils feraient tous les frais et que lui, Catarnet, devait diriger moyennant l’abandon d’un quart des bénéfices réalisés sur les produits. L’affaire venait d’être conclue lorsque Catarnet mourut, indiquant comme devant être le plus capable de le remplacer, François Mourelon, venu de Lyon. Le succès ne répondit pas cependant aux espérances que l’on avait fondées et Mourelon dut quitter la fabrique et probablement La Rochelle vers 1725; il eut pour successeur Duboc, qui ne réussit pas mieux et l’on dut définitivement abandonner l’entreprise en 1728.

D’autres faïenceries furent fondées plus tard, d’abord, en 174?, celle de Bornier et ensuite de Briqueville, à laquelle on attribue la marque :

puis celle de la place Habert, dont tout le matériel venait de Marans et qui, sous la direction de plusieurs faïenciers plus ou moins habiles, subsista jusqu’en 1789.

Les produits de La Rochelle se ressentent des influences diverses

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