LOD
Dans la décoration extrêmement variée de ces faïences, la flore ornementale joue le principal rôle ; les roses, les tulipes, les jacinthes, les œillets d’Inde aux rouges éclatants y sont principalement représentés, tantôt sous leur aspect véritable, tantôt sous une forme symétrique conventionnelle, mais toujours avec un goût et un art parfaits.
Outre les plats, qui sont relativement assez communs et dont le Musée de Cluny possède une série de plus de cinq cents pièces, on a fabriqué, à Lindos, des vases, des aiguières, des coupes et surtout des pots à boire de forme cylindrique à anse carrée ; toutes ces faïences offrent le même système de décoration.
Après la conquête de l’île de Rhodes, par Soliman II, en i 5 2 3 , l’industrie de la faïence fut à peu près complètement abandonnée à Lindos, ou ne produisit plus que des œuvres d’une facture et d’une décoration grossières, dans lesquelles on retrouve cependant les procédés de fabrication employés au xve siècle.
La similitude qui existe entre la glaçure et la décoration de carreaux de revêtement provenant de Damas et de certains plats attribués généralement à Rhodes, nous laisserait supposer que beaucoup de ces derniers doivent être restitués à Damas qui fut jusqu’au xvuesiècle le centre d'une fabrication importante de poteries.
LIVERPOOL. On attribue à Liverpool des faïences à émail stannifère et particulièrement de grands bols à punch, décorés, en bleu, de vaisseaux, d’attributs de marines, d’inscriptions et portant des dates qui vont de 1628 à 1750, mais, en réalité, on ne sait rien de positif sur l’existence des fabriques établies dans cette ville. Ce qui est certain, cependant, c’est que c’est à Liverpool, chez John Sadler et Guy Green, que furent appliqués, vers i/So, pour la première fois, les procédés de la décoration céramique au moyen du transfert par impression de planches gravées en métal. Beaucoup de manufactures anglaises et des plus importantes, celle de Wedgwood entre autres, envoyaient à Liverpool des voitures entières de faïences blanches qui en revenaient décorées ainsi par impression.
LODI (Italie). Suivant quelques auteurs, Lodi aurait possédé, depuis le commencement du xvne siècle, plusieurs manufactures de faïences, mais on ne sait rien sur leur existence, et leurs produits n’ont pu être identifiés. Nous devons donc nous borner à signaler les faïences dont nous connaissons des spécimens absolument authentiques, sans chercher à les attribuer à une fabrique déterminée Ces faïences d’une pâte mince, légère recouverte d'un émail d’un ton un peu triste, sont décorées de motifs détachés, jetés au hasard, très spirituellement dessinés et libre-