‹ Dictionnaire de la céramique; faïences--grès--poteriesChapitre 159 sur 200 · QUE · texte numérisé non relu

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gendre du célèbre Aelbrecht de Keiser ; il fut d’abord associé avec son beau-frère, Cornelis de Keiser (voir ce nom), puis s’établit en s’associant avec Pieter Poulisse. Ses faïences, copiées sur les porcelaines du Japon, sont d’une fabrication et d’une décoration extrêmement remarquables. Elles sont signées :

PYNACKER (Jacobus), maître faïencier établi à Delft en 1672, à l’enseigne des Trois Bouteilles de porcelaine ; il fut en outre associé avec son beau-frère, Cornelis de Keiser , et produisit avec lui des pièces d’une exécution remarquable, à riche décor bleu, rouge et or. Il marquait :

QUEEN’S WARE. On désignait ainsi en Angleterre, au siècle dernier, — et ce nom même était employé quelquefois en France, — une faïence fine , fabriquée vers 1762 par Wedgwood et qui commença à établir sa réputation. La pâte de cette faïence était composée des argiles les plus pures et les plus blanches du Devonshire et du Dorsetshire, mélangées en proportions convenables avec du silex finement broyé. Wedgwood donna d’abord aux faïences qu’il obtenait ainsi et qui avaient une belle couleur de crème , le nom de cream coloured mare, qu’il changea contre celui de Queen's mare lorsqu’il eut obtenu pour sa fabrique le haut patronage de la reine Charlotte, femme de Georges III. Des faïences fines du même genre, désignées plus tard aussi sous le nom de Queen's mare , furent fabriquées également à Leeds (voir ce nom), par les frères Green; mais, à défaut du nom de provenance imprimé en creux au revers, on distingue facilement celles de Wedgwood en ce que, généralement, elles recevaient à Liverpool un décor imprimé, tandis que celles de Leeds sont le plus souvent ornées de dessins en relief.

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QUIMPER (Finistère). Une manufacture de faïences fut fondée dans cette ville, au faubourg de Loc- Maria, vers 1690, mais ce n’est guère qu’à dater de 1743, sous la direction intelligente de Pierre Caussy, fils d’un maître faïencier de Rouen, que cette manufacture, qui prit alors une assez grande extension, produisit des faïences qui méritent d’être signalées. En arrivant à Quimper, le jeune céramiste normand apportait avec lui la décoration polychrome si fort à la mode au milieu du xvme siècle, Chinois, fleurs en terrasses, bordures quadrillées, carquois, cornes d’abondance, etc., qu’il copia d’abord servilement, puis qu’il transforma bientôt de façon à créer un genre original du plus heureux effet et qui dénote de sa part une rare entente de l’ornementation céramique. Malheureusement, l’impossibilité dans laquelle il se trouvait de se procurer, à moins de frais énormes, les matières nécessaires à une bonne fabrication, ne lui permit pas de changer aussi complètement la pâte qui resta toujours épaisse, lourde, commune et recouverte d’un émail bis sur lequel le dessin est tracé au violet de manganèse en traits assez accentués. Les faïences de cette époque sont quelquefois marquées P. C. ou, plus fréquemment, C (Caussy).

En 1809, la manufacture de Loc-Maria devint la propriété de la famille de La Hubaudière, qui abandonna la fabrication des faïences pour celle des poteries vernissées; quelques années plus tard on y fit des grès assez fins marqués d’un H inscrit dans un triangle et surmonté d’une fleur de lis.

Vers 1872, le directeur de la manufacture, M. Fougeray, ayant retrouvé un nombre considérable de dessins, de poncifs et de calques laissés par Caussy, ainsi qu’un volume manuscrit dans lequel était notée en détail la composition des pâtes, des couleurs et des émaux, s’est servi de ces documents pour faire revivre dans toute son intégrité l’ancienne fabrication et il y est arrivé avec une perfection assez grande/ pour que beaucoup de ses faïences, écaillées et vieillies par des marchands peu consciencieux, aient pu tromper les yeux les plus exercés et passer dans le commerce de la curiosité comme datant du siècle dernier. Hâtons-nous d’ajouter que le fabricant était resté étranger à ce trafic et qu’avec une loyauté commerciale dont les exemples ne sont pas rares chez les industriels français et que nous sommes heureux de constater ici, il marquait tous ses produits :

lettres initiales de la raison sociale de la fabrique [La Hubaudière et Cie).

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