VAL
C’est à Urblno qu’ont e'té fabriquées les faïences avec figures, chimères et ornements en reliefs, salières, écritoires, vasques, coffrets, etc., qui, malgré leur exécution un peu alourdie par l’émail, sont d’une conception heureuse et d’une forme très décorative. Mais de tous les produits d’Urbino, les plus remarquables, sans contredit, et les plus artistiques, ce sont les magnifiques vases dont Battista Franco composa les dessins et qui furent exécutés en partie par Orazio Fontana. Après la mort du dernier duc d’Urbin, cette incomparable série, qui ne comprend pas moins de trois cent quatre-vingts vases, fut portée à la Santa Casa de Lorette, où on les voit encore aujourd’hui. Suivant Passeri, des artistes de talent, B. Franco, Raffaele del Borgo et autres n’auraient pas dédaigné de se faire peintres céramistes et de se joindre à Orazio pour travailler à leur exécution.
A la fin du xvme siècle, un Français nommé Rolet s’était établi à Urbino; il y fabriquait des faïences assez grossièrement décorées, dans le style de Moustiers, et les marquait de la singulière inscription suivante :
Fabrica di majolica fina di Monsiéur Rolet, in Urbino a 28 aprile 777 J
VALENCIENNES (Nord). La manufacture fondée à Valenciennes vers iy35 par Fr. -Louis Dorez, dont le père était établi à Lille, fut dirigée, après la mort de son fondateur, en 1739, par sa veuve d’abord, puis par Joseph Bernard, dont l’incapacité compromit l’existence de l’établissement, et, enfin, par Claude Dorez, frère de Louis. Les faïences de Valenciennes ne se distinguent par aucun caractère original; comme à Lille, on y a imité les produits en vogue des manufactures du centre de la France, celles de Rouen surtout, aussi sont-elles fort difficiles à reconnaître. M. le Dr Lejeal, qui a publié une monographie des fabriques de l'arrondissement de Valenciennes, croit pouvoir attribuer à Valenciennes les marques suivantes que nous n’avons jamais rencontrées.
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On ne sait rien de précis sur une autre manufacture qui a existé de 1755 à 1757, non plus que sur celle dirigée par Récar, de 1772 à 1774.