‹ Dictionnaire de la céramique; faïences--grès--poteriesChapitre 20 sur 200 · ANC · texte numérisé non relu

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AMSTERDAM. U ne manufacture fut fondée dans cette ville, vers 1780, par un nommé Hartog, de Breslau, — qui ajouta à son nom celui de Van Laun, — associé avec Brandeis ; on y fabriqua surtout des faïences bleues qui n’ont rien de particulier et qui peuvent facilement être confondues avec les produits les plus ordinaires de Delft.

C’est à la manufacture d’Amsterdam cependant — quelques savants hollandais disent à Arnheim, également en Hollande1 — que l’on attribue généralement quelques rares pièces d’une exécution remarquable et d’un bleu assez particulier (pl. 17), marquées d’un coq chantant:

auquel se joint parfois l’initiale N flanquée à droite et à gauche de quatre points disposés en losange.

Cette manufacture cessa d’exister vers 1786.

AMSTERDAM (Léonard van), faïencier à Delft en 1721 ; on sait peu de chose sur son compte, mais M. Havard pense que c’est à lui qu’il faut attribuer les délicieuses faïences imitées des porcelaines de Saxe et qui sont des merveilles de décoration. Ces pièces sont signées :

VA — ou V — ou AV

ANCRE (Faïences marquées d’une). Cette marque fut employée dans la manufacture de Sceaux, lorsqu’elle fut protégée par le duc de Penthièvre, grand amiral de France. (Voir Sceaux.) Quelques auteurs la donnent également à quelques très rares faïences de Savone, dont nous ne connaissons aucun spécimen.

ANGY-LE-FRANG (Yonne). Il y eut à Ancy-le-Franc, et dans plu-

1. Une enseigne en faïence, de la collection Evenepoel de Bruxelles, viendrait à l’appui de cette opinion. Cette faïence peinte en camaïeu bleu, d’un ton un peu triste, représente un groupe de sept personnages en costume du xviii* siècle. Au second plan, à droite, un canal bordé d’une fabrique devant laquelle stationne un bateau. Dans le haut, les mots ARNHEMSE FABRIQUE ( fabrique d’ Arnheim) sont inscrits sur une banderole surmontée du coq, emblème des associés Van Laun et Brandeis.

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sieurs localités des environs d’Auxerre, des faïenceries peu importantes dont les produits grossiers, n’offrant rien de particulier, dérivent de ceux des fabriques de Nevers de la décadence et ne méritent à aucun titre d’être signalés ; on n’en connaîtrait même pas l’existence, si leurs noms n’étaient mentionnés dans la liste dite de Glot (voir ce nom) ou dans Y Almanach général du Commerce, de Gournay. La fabrique d’Ancyle- Franc, fondée par le marquis de Courtanvaux vers 1765, existait encore au commencement de ce siècle. Le Musée d’Auxerre possède une assiette portant la date de 1809 et l’inscription : B. Menuisier, à Ancy-le-Franc. Une assiette de la même époque à peu près (Musée de Sèvres, n° 6287), grossièrement dessinée et peinte, représente le Jugement de Paris.

Cf. Cherest, Les Faïences de l’Auxerrois, br. in-8°, 1874.

ANDENNE (Belgique) possédait à la fin du siècle dernier deux manufactures de faïences fines. La première, fondée en 1788, par Joseph Wouters, de Louvain, céramiste fort habile, qui forma l’année suivante, le 21 décembre 1784, une association avec deux capitalistes, les barons de Kessel et Van der Wardt d’Onsel, ne fit pas dès le début de très bonnes affaires. A la suite de plusieurs procès qu’il eut à soutenir contre ses associés, Wouters, forcé de se retirer, établit en 1787 une nouvelle fabrique d’où sont sortis plusieurs groupes ou statuettes assez remarquables dus à Guilain Richardot, modeleur très habile, né à Bruxelles en 1765. Au commencement de ce siècle, on a fait à Andenne un grand nombre de faïences décorées par impression et marquées AD W.

ANDREOLI (Maestro Giorgio), sculpteur et peintre sur faïence, né à Pavie dans la dernière moitié du xve siècle et mort vers 1540. Tout jeune encore, il vint avec ses deux frères Salimbene et Giovanni s’établir à Gubbio, où il fonda une fabrique de faïences remarquables surtout par un lustre métallique rouge rubis dont il semble avoir possédé seul le secret. Il a décoré de sujets de figures d’un style archaïque très prononcé, mais cependant d’un très beau dessin, un certain nombre de pièces, et il a surtout rehaussé de son lustre métallique une grande quantité de faïences fabriquées dans d’autres ateliers, soit qu’il fît ce travail à façon pour le compte de ses confrères, ■ — entre autres de Xanto, d’Urbino, — soit plutôt qu’il achetât ces faïences pour les revendre plus cher ensuite ; on trouve souvent, en effet, sa signature ou seule-

1. Entre autres une curieuse statuette de Napoléon debout, entouré de petits génies et de trophées de drapeaux sur un socle, portant tracé à la pointe: « L’an premier de l’Empire français fait à Andenne à la fabrique de Th. Wouters par Richardot per (sic) ».

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ment les entrelacs et les fleurons qu’il mettait habituellement au revers des pièces qu’il lustrait , par-dessus des inscriptions indiquant le sujet représenté sur des majoliques qui proviennent évidemment d’autres fabriques que de celle de Gubbio. C’est seulement à dater de 1 5 1 9 qu’il marqua les pièces sorties de ses mains de son nom écrit en toutes lettres :

(Musée de Sèvres, n° 2470'), ou, simplement, de monogrammes dont les plus usités sont les suivants :

Avant 1 5 1 9, ses faïences à reflets ne portaient qu’une ou, quelquefois, deux lettres :

nf

On lui a attribué pendant longtemps, mais certainement à tort, un petit plat, très souvent cité, du Musée de Sèvres (n° 2477 2), représentant YEcce Homo , et portant sur le marli, enlevés en blanc sur le fond bleu, le nom et la date:

UON SI ORS I O J4X/

L’inscription Don Giorgio ne nous parait pas être une signature,

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