Lettre à M. le comte d’Argental, 24 novembre 175g
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CÜZIO (Les). Deux prêtres de ce nom, Antonio Maria et Giovanni Antonio Barnaba , qui vivaient à Pavie dans la dernière moitié du xvne siècle, décorèrent d’une façon assez particulière des poteries à dessins de rinceaux de Heurs gravés au trait sur engobe et recouvertes d’un vernis brun très tendre et coulant par places en gouttes vitreuses. Ces poteries, assez rares, portent généralement au revers, qui est également décoré de la même façon, des devises en italien et des inscriptions latines en bandes concentriques. Sur un plat du Musée de Sèvres portant au centre AVE MARIA, nous lisons au revers du médaillon central la devise :
SOLAMENTE E’ INGANNO CHI TROPPO SI FIDA près du bord est inscrit le nom de l’auteur :
PRESBYTER ANTONIVS MARIA CVTIVS PAPIENSIS PROTHONOTARIVS APOSTOLICVS FECIT ANNO DOMINICÆ i6q3 DIE 25 MARTY
et, dans le médaillon central :
PAPIÆ
En plat orné de feuillages, de la collection Brambilla, à Pavie, cité par M. Mobilier (Les Majoliques italiennes en Italie , in-8°, 1 883) , porte le nom de Giovanni Antonio Barnaba.
GYFFLÉ (Paul), sculpteur, né à Bruges, le 6 janvier 1724. Nous n’avons pas à faire ici la biographie complète de cet artiste, au talent si original et si naïf, auquel les fabriques de la Lorraine ont dû la plus grande partie de leur renommée. Après avoir travaillé d’abord à Paris, puis à Lunéville, vers 1746, chez Guibal, sculpteur du roi Stanislas, avec lequel il exécuta les figures allégoriques de la statue de Louis XV, Cyfflé se mit à faire, pour la manufacture de Lunéville d’abord, puis pour celle de Saint-Clément dont il fut pendant quelque temps copropriétaire, et, ensuite, à Bellevue, près Toul, les modèles de ces délicieuses statuettes et de ces groupes, si recherchés aujourd’hui, reproduisant des types ou des scènes populaires dont nul ne saisit avec plus d’observation, de finesse et d’esprit le côté réel et pittoresque, et qu’il sut rendre avec une science des formes, une-vérité de détails, une habileté et une délicatesse de touche qui lui sont propres et donnent du prix à ses moindres
œuvres.