‹ Dictionnaire de la céramique; faïences--grès--poteriesChapitre 94 sur 200 · jaqanoaw — MjA&ràoa — >iaujciqTX0M--8uaHA · texte numérisé non relu

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sous des assiettes décorées de b- .0. hé- • ty portant en haut-reljc: peint au naturel et disposés en tn.- - - < Gp?ï, des fruits, des olives, des

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HA1MBN (J an Arien s z van , î 661. On lui attribue une grande qu«, ru res composées de plusieurs pièce», qui n'ont rien de bien remarquait .

très bel éclat. Il marquait du- mou-, confondre avec celui de Joseph Ha. ou

faïencier, établi à Delft c.

rr- poli... h es, bouteilles, garni-

. .r. . décorées en camaïeu bleu

Kuroc.y polychromes d’ut mime -su i vaut qu’il ne faut p,.

accompagné du chiffre de réassortiment.

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HANAU Hesse-Éleetorale). Les produits de cette manufacture, fondée vers le milieu du xvne siècle par deux Hollandais et qui, au commencement du xvme, devint la propriété de Simon van Alphen, sont peu connus. Un encrier décoré de bouquets et de fleurettes franchement dessinés de traits noirs et lavés de vert un peu opaque, de bleu de deux tons, de jaune et de violet, est marqué :

HANLEY, dans le Staffordshire (Angleterre', possédait dès la fin

du xvne siècle une fabrique de poteries. M. Solon, dans son bel ouvrage The Art of the old English potter, donne la figure d’une tasse à quatre anses assez finement décorée d’après le procédé connu sous le nom de pastillage (voir ce mot) et portant le nom de Joseph Glass ; il cite également plusieurs pièces dues au même potier.

HANNONG (Les) occupent une place des plus importantes dans l’histoire de la céramique du xvme siècle. Le premier, Charles- François, fonda, en 1709, à Strasbourg, rue du Foulon, une manufacture de pipes et de poêles en terre vernissée, à reliefs, dans le genre de ceux de Nuremberg; vers 1721, il s'associa avec un ouvrier nommé Wackenfeld, qui avait quitté Meissen pour venir à Strasbourg où il avait tenté, mais sans succès, de monter une fabrique de porcelaines, et, par suite de cette association, fit concurremment de la faïence et de la porcelaine; le succès répondit à ses efforts et ses affaires prospérèrent assez pour qu'il fût bientôt forcé, afin de pouvoir répondre aux demandes qui affluaient de toutes parts, d’établir en 1724 une seconde manufacture à H aguenau, à 28 kilomètres de Strasbourg. Il mourut le 19 avril 1739, âgé de soixante-dix ans. Dès 1732, il avait cédé ses fabriques à ses deux fils Paul-Antoine et Balthazar : le premier, plus intelligent et plus travailleur que son frère, devint bientôt seul propriétaire de la manufacture de Strasbourg, qui était de beaucoup la plus importante, et dans laquelle, tout en continuant à fabriquer de la porcelaine, il avait réservé une place considérable à la production de la faïence, sur l’émail blanc de laquelle il parvint, en 1744, à appliquer des décorations en or, dont il soumit les premiers spécimens à Louis XV lors de son passage à Strasbourg. En 1/50, la fabrication de sa porcelaine avait pris un développement assez considérable pour porter ombrage à la manufacture privilégiée de Vincennes — plus tard, manufacture royale de Sèvres — et, malgré la protection et les démarches du duc de Noailles, Paul Hannong dut obéir à l’arrêt qui lui enjoignait de démolir ses fours à porcelaine dans la quin-

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zaine ; il alla alors s’établir à Franckenthal, dans le Palatinat, tout en conservant dans sa manufacture de Strasbourg et dans celle de Haguenau, qui était redevenue sa propriété, la fabrication de la faïence, que ses fils Pierre-Antoine et surtout Joseph dirigèrent avec une grande intelligence et firent prospérer jusqu’au jour où la ferme royale voulut revenir, pour taxer leurs produits, à l’ancien tarif applicable aux marchandises provenant de provinces réputées étrangères. Joseph Hannong, resté seul par suite du départ de son frère pour Paris, lutta courageusement contre ces prétentions exagérées et injustes, sans pouvoir obtenir une solution favorable, mais en 1779, après avoir vu son commerce et sa fabrication arrêtés pendant cinq années, en proie à des embarras financiers qui augmentaient tous les jours, traqué par des créanciers acharnés à sa perte et mis même en prison par ordre du prince-évêque de Strasbourg, il dut s’avouer vaincu et s’enfuit précipitamment à Munich, où il mourut bientôt dans la misère.

Quant à son frère, Pierre-Antoine, d’un caractère inquiet et entreprenant, après avoir vendu à Sèvres le secret de la fabrication de la porcelaine dure, connue alors sous le nom de porcelaine allemande, et avoir vu résilier son marché faute de pouvoir en assurer l’exécution 1 , il se lança dans diverses entreprises qui ne paraissent pas lui avoir beaucoup réussi. C’est ainsi qu’on le vit tour à tour fonder plusieurs manufactures de porcelaine et diriger, pendant quelque temps, la fabrique de faïence établie en 1767 à Vincennes par Martin des Aubiez, manufacture qui n’eut qu’une durée éphémère et dont les produits, qui se confondaient probablement avec ceux de Strasbourg, n’ont pu être identifiés.

L’histoire de l’industrie de la faïence à Strasbourg, qui disparut complètement quelques années après le départ de Joseph, malgré les tentatives faites pour lui redonner un peu de vie, se résume donc dans celle des membres de la famille Hannong dont nous venons de citer les noms ; c’est à eux que l’on doit l’application, sur les faïences à émail stannifère, des procédés qui servaient à la décoration des porcelaines, c’est-à-dire l’emploi, sur émail cuit , des couleurs mélangées de fondants qui les font adhérer à l’émail à une température moins élevée que celle où cet émail entre en fusion, procédés qui furent adoptés un peu partout, particulièrement en France et en Allemagne, et qui modifièrent singulièrement les conditions de la production et de la décoration de la faïence, jusqu’au jour où cette dernière cessa d’exister pour faire place à la terre de pipe anglaise et surtout aux porcelaines.

1. Le prétendu secret de la fabrication de la porcelaine que Pierre Hannong avait vendu à Sèvres reposait, en effet, sur l’emploi du kaolin dont on ne connaissait alors en France aucun gisement et qu’il aurait fallu faire venir à grands frais d’Allemagne.

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