HIR
dirigea pendant quelques années la fabrique de la Rose. Marques :
HIRSCHVOGEL (Les), potiers à Nuremberg. Le chef de cette famille, Veit HIRSCHVOGEL ( 1441 -j* 1 5 25), était peintre sur vitraux et potier; il eut plusieurs fils, dont un, Augustin HIRSCHVOGEL, s’adonna presque exclusivement à l’art de la poterie. C’est à lui que l’on attribue la fabrication de ces vases, recouverts d’émaux assez purs et très éclatants, et portant, sur la panse ou dans des cavités en forme de niches pratiquées dans le corps même du vase, des ligures modelées en relief. — Voir Nuremberg.
HISPANO-MORESQUES (Faïences). On désigne généralement sous le nom à' hispano-moresques , et non d’ hispano-arabes , comme le lont certains collectionneurs, les faïences à lustre métallique fabriquées en Espagne pendant — et même après — la domination des Maures, et décorées de feuillages, de rinceaux, d’entrelacs, d’inscriptions, d’armoiries et quelquefois de ligures et d’animaux, disposés avec cette ingéniosité vraiment extraordinaire que les artistes musulmans ont toujours déployée dans la décoration de leur architecture, aussi bien que dans la peinture de leurs manuscrits et le dessin de leurs étoffes. Les principaux centres de fabrication étaient la ville de Malaga, située à l’embouchure de la Guadajoz et voisine de Grenade, Ynca, petite ville située dans l’intérieur de l’ile de Majorque (îles Baléares), Valence, Manisès et Trayguera.
A dater du xvie siècle, les faïences hispano-moresques perdent tout caractère artistique; la fabrication qui s’en était continuée cependant jusqu’à nos jours, pour venir échouer misérablement entre les mains d’un posadero (aubergiste), que le baron Davillier 1 cite comme confectionnant dans ses moments de loisir des poteries assez lourdes que sa femme enluminait grossièrement d’ornements dorés, a été reprise dernièrement dans des manufactures assez importantes, notamment à Valence, à Paris et à Florence où Ton exécute des copies ou des imitations de faïences hispano-moresques véritablement remarquables.
HŒCHST-SUR-LE-MEIN, près Mayence (Allemagne). Cette manufacture, dans laquelle on fabriquait concurremment la faïence et la porcelaine, fut fondée vers 1720 par Geltz, de Francfort. Les faïences de
1. Histoire des faïences hispano-moresques à reflets métalliques.