DÉMAGOGIE , DÉMOCRATIE
Démocratie : La demi-tasse et le petit verre .
Démagogie : J^e bain de pied en plus, avec le pousse-café et la rincette.
DÉSORDRE. — L'ordre pour la Commune.
Despotisme. — Le pire de tous est celui de la canaille.
Devoir. — « La Commune a le devoir )) d'affirmer et de déterminer les aspirations )) et les vœux de la population de Paris , de » préciser le caractère du mouvement du 18 » mars, incompris, méconnu et calomnié par » les hommes politiques qui siègent à Yer- )) sailles. » {Déclaration au peuple français, i9 avril).
Doigt de Dieu. — Que l'on s'obstine à ne pas voir, quoique si terriblement visible dans les événements actuels.
DoMBROwsKi. — Polonais dépolonisé. A fait dans la fabrication des faux billets de banque son apprentissage de la fabrication des faux bulletins de victoire qu'il publie actuellement comme commandant de Paris.
Drapeau. — Celui de la Gommmie en rougit de honte .
Drapeau rouge. — Loque immonde teinte de trop de sang et de trop de larmes pour devenir jamais le drapeau de la France.
Drapeau tricolore. — « Drapeau qui, y> après avoir été souillé de toutes les trahi- » sons et de toutes les hontes de la Monar- » chie, est devenu la bannière flétrie des » assassins de Versailles. » {Arrêté de la Commission miimcipale dit 7 avril).
Droit. — « Ce que représente la Com- » mune, c'est-à-dire le bonheur de tous par
» tous , la liberté pour tous et pour chacun , » sous les auspices d'une solidarité volontaire » et féconde. » {Proclamation aux départements, 6 avril).
Echéance. — Epoque à laquelle les gens intelligents refusent de payer ce qu'ils doivent.
Eglises. — Monuments de la superstition, bons à faire des casernes.
Electeurs. — Les moutons de Panurge.
Elections. — Pour la fô-orme! pour la fô-orme !
Elus de la Commune. — 500 voix sur 12,000 électeurs.
Emeute. — Rente de la République trop régulièrement payée.
Enseignement. — « Il est urgent de hâter » partout où elle n'est pas encore effectuée » la transformation de l'enseignement reli- » gieux en enseignement laïque. » (Arrêté du 28 avril.) ^
Entêté. — ce Le Mont-Valérien, » dans le langage de l'Hôtel-de- Ville.
Equilibre. — La pierre philosophale des jongleurs poiitico-communeux.
Etat-major. — « Quand on prend du galon »
Etéocle et Polyxice. — Les patrons de messieurs de la Commune.
Etrangers. — Ce qui constitue la majorité des insurgés parisiens. — On les évalue à 30,000 de toutes nationalités.
Eudes. — Général, ex-ministre de la guerre du Comité révolutionnaire. A fait ses études militaires dans tous les cafés, bastringues et caboulots de la capitale. Etait arrivé en dernier lieu à être marchand de contre-marques à la porte des petits théâtres. A assassiné un pompier peu de jours avant le 4 septembre : c'est un détail.
Excès. — Si vous les aimez , ils en ont com, . .mis partout.
Fabrice. — Général prussien. Pas poli du tout, ce monsieur. N'a pas l'épondu aux communications officielles de Son Excellence Paschal Grousset, délégué aux relations extérieures.
Famille , Propriété , Religion. — Zut !
Fange. — Leur élément.
FÉDÉRATION DE LA Co^BIUNE.
Sacrée-Alliance.
Fléau. — Attila fat celui de Dieu; la Commune ne serait-elle pas celui du diable ?
Flourens. — Dieu ait son âme !
Folie. — A remplacé sa marotte et ses grelots par des chassepots et des mitrailleuses.
Forçat. — Candidat apte à tout.
Fortifications. — Les fortifications de Paris tirant sur M. Thiers, n'est-ce pas
Saturne égorgeant son père en attendant qu'il dévore ses enfants.
Fraternité. — « Ote-toi de là que je m'y mette. »
Frères et Amis. — Chiens et chats.
Gaillard (Napoléon). — « A fait sa fortune dans le commerce de la chaussure et l'a dissipée dans le commerce des Grâces. Porte un béret rouge en toute saison , et se dit prêt à mourir pour la liberté, » a dit de
lui A. Scholl. — Faisait au 1^^ avril partie de la délégation des vingt arrondissements.
Nous ne savons oi^i il est passé depuis lors.
Gambon. — L'homme à la vache. Membre de la Commune. Ecrit pas mal. — « Frères, y> si Paris trahi, hvré, insulté, provoqué, » attaqué violemment, est assez fort pour » défendre son droit , la France ne peut se » dispenser de son devoir. Agissez donc. * Plus de conscription , plus de police , plus » d'octrois , plus d'impôts sur les boissons , )) plus de gendarmes , plus de vols , ni rats » de cave , ni rats d'église , ni rats de théâtre , » ni rats de palais. Travail et lumière par- )) tout. » {Aux communes du centre de la France. S9 avril.)
— Plus de rats ! . . . Mais les vaches?. . .
Garde nationale. — (( Puissante institution , espoir et salut du peuple, magnifique faisceau formé par la communauté de la souffrance. A la veille de sombrer sous son triomphe, ce qui menacerait cette Révolution si grande , si belle et si pacifique ,
» de devenir violente , c'est-à-dire faible. {Ordre, du général Cluseret. 8 avril.)
CtAribaldi. — Acclamé général en chef de l'insurrection, le 24 mars, par le Comité central. N'a pas jugé à propos d'accepter.
— Merci, mon Dieu !
GÉNÉRAL. — (( Grade incompatible avec » l'organisation démocratique de la garde )) nationale , et désormais supprimé. y> {Décret du 6 avril.)
— Ils continuent à le porter plus que jamais.
Goupil (le docteur). — Le médecin des urines. Délégué à la Commission de l'Enseignement. Une des lumières de la Commune.
— Parbleu ! il s'est tant occupé de vessies.
Grélier. — Blanchisseur à la Villette.
Chargé pendant quelques jours du Ministère
de l'Intérieur, où il ne s'est fait connaître que par son empressement à se faire indiquer une porte de derrière pour filer.
Guillotine. — Ils l'ont brCdée. — Le chassepot va plus vite.
Henry. — Général , qui n'est pas général tout en étant général.
— Est-ce lui, est-ce l'autre ?
Honneur. — Vieille machine, à reléguer dans les accessoires hors de service du théâtre de Bellcville.
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Honneur républicain. — « Une chose » qui exige que les mcmhres de la Commune » puissent entrer partout, puissent même » forcer les portes. » (/. VallH, séance de la Commune du 23 avril).
Honte. — Si encore ils la gardaient pour eux! Mais il la font rejaillir sur le nom français.
Horreurs. — « Le Gouvernement de Versailles s'est rendu coupable d'horreurs dont ne se sont pas souillés les envahisseurs du sol français. {Décret du 7 avril).
Hotels. — Greniers d'abondance des citoyens Communeux. Quand il manque quelque chose à ces aimables jongleurs , on va
réquisitionner ou piller un ou plusieurs hôtels, et le tour est fait.
HoTEL-DE-ViLLE. — Succiirsale de Charenton. Exutoirc de la Conciergerie et de
M?.zas,
Huissiers. — <f Officiers ministériels qui )) refusent d'instrumenter. Refus incxplica- » ble! j) {Journal olficicl de la Commune^ iO avril).
Idéal. — La Commune établie parîout,
Ignominie. — Heureusement pour eux qu'on n'en meurt pas.
Illusion. ~ Croire qu'on peut recommencer 1793.
Impasse. — Le diable c'est d'en sortir.
Impératif. — Pas commode à remplir ce mandat-là.
Imprimerie. — Une machine sur laquelle on met les scellés après en avoir brisé les presses.
Inconséquence. — Les hommes d'ordre restant chez eux ou sortant sans armes quand le désordre est dans la rue.
Incorrigibles. — Hélas ! Hélas !
Indigeste. — Les obus versaillais.
Industrie. — Ordre de chevalerie de la Commune.
Ineptie. — La timidité des honnêtes gens qui fait le courage des coquins.
-xr.
Initiative. — « L'initiative populaire du » 18 mars inaugure une ère nouvelle de » politique expéynmentale , positive , scienti- » fique. C'est la fin du vieux monde gouver- )) nemental et clérical , du militarisme , du » fonctionnarisme, de l'exploitation , de l'a- )■) giotage , des privilèges ...» {Déclaration au peuple français , i9 avril).
Instrument. — Bertrand tirant les mar rons du feu pour R.aton.
Insurgé. — « Selon le droit international, » selon les antécédents de la guerre civile , » on n'est insurgé que les premiers jours. » [Interpellation du citoycji Çoxirhet , séance de la Commune du 27 avril).
— Et après les premiers jours?
Insurgés. — Les Prussiens de Paris.
Intervention prussienne. — Ce dont nous sommes menacés tous les jours grâce à la^Commune qui ne s'en préoccupe guère.
Invisibles. — Les véritables chefs du mouvement. . . au feu.
Jalousie. — La serre chaude des principes révolutionnaires.
Jamais. —
« Ni jamais, ni toujours, 5> C'est la devise ... » de bien des choses
Jocrisses. — Moi, et vous, et 100,000 gardes nationaux de Paris , et bien d'autres encore, de laisser faire.
Jour , — le plus beau des jours. — « Après une longue attente , aujourd'hui les » cœurs sincèrement républicains ont vu 7i luire le plus beau des jours, celui de Tins-
» tallation de la Commune de Paris. » (Comité central d'artillerie de la Seine, 30 mars).
Journal officiel de la Commune. — Est-ce Lebeau , est-ce Longuet , est-ce Vésinier ou Bergeret, est-ce Arnaud ou Demay qui le dirigent?
S'adresser , pour les renseignements , à l'Hôtel-de-Ville et lire le numéro de ce journal du 30 mars.
Journalistes. — Ecrivains qui n'ont jamais été plus libres qu'aujourd'hui... de se faire fourrer en prison — en attendant mieux .
Journaux communeux. — Ici on lave ^on linge sale en public.
Journée, — (c La journée du 18 mars sera » appelée dans l'histoire : la journée de la )) justice du peuple. » (Proclamation du
Comité de la Fédération de la garde nationale, 19 mars).
Jugement. — Faculté de l'âme — qui réclame en vain l'accordeur.
Justice. — Une boiteuse qu'ils ont réduite à l'état de cul-de-jatte.
Laissez-passer. — Une chose qui se refuse à tout individu que Ton a un intérêt quelconque à garder dans Paris.
Lantfrxe 3IAGIQUE. — Le défilé des frères et amis à la Commune , aux Comités , Commissions, délégations, etc., etc.
— Seulement, cela passe si vite, qu'on s'y perd .
Larocque (jean). — Séminariste défroqué. Commis-rédacteur au Ministère du Commerce.
— Où diable a-t-il fait son apprentissage de commandant militaire de l'Hôtel-de- ViUe?
LAumER. — Gambetta les leur a tous emportés à Saint-Sébastien.
Lebeau (Emile). — Directeur de V Officiel pendant quelques jours. C'était bien la peine, pour que son propre journal proclamât « que ï» sa correspondance trahit depuis la pre- » mière ligne jusqu'à la dernière , un état » mental tout pai'ticulier. )) {Journal officiel de la Commune y 30 mars.)
Lecomte, Clé^ient Thomas. — « Seuls » deux hommes qui s'étaient rendus impo- :>) pulaires par des actes que nous qualifions )} dès aujourd'hui d'iniques , ont été frappés » dans un mouvement dindignation popu- )) laire. » {Proclamation du Comité de la Fédération de la garde nationale.)
Leçons du passé.
le vent.
Autant en emporte
Lefrançais. — A passé d'une compagnie de vidanges à la Commune. — Il s'exprime avec aisance, ce qui n'étonne pas.
LÉGALITÉ. — « 11 ne s'agit la légalité , mais de sauver ( L'Affranchi du 23 avril.)
pas de sauver ia Commune. »
Leurrer. — Promettre « d'universaliser » le pouvoir et la propriété (?) suivant les » nécessités du moment (? 7) , le vœu des
» intéressés ('?'?'?), et les données fournies )) par l'expérience (? ? ? ?), » ainsi que le fait le Manifeste de la Commune au peuple français. 90 avril.)
Libéraux. — En paroles , oui ; mais les actes, s. V. p.
Libérateur. — Un merle blanc.
Liberté. — Une arme trop dangereuse pojr pouvoir être maniée impunément.
Liberté des cultes. — Pour la faciliter, on pille les églises , on les ferme ou on y établit des clubs, et on incarcère les prêtres.
Liberté individuelle. — Celle illimitée d'être coffré.
Libertés publiques. — Le droit de faire €6 que vous ordonnent , le revolver sur la gorge , une vingtaine de gredins auxquels un coup de force a donné le pouvoir pour un jour.
Licence. — Le pain quotidien de ces messieurs.
Lor. — Un mot inventé pour faire peur aux imbéciles.
LuLLiER. — Ancien officier de marine expulsé pour la façon dont il traitait les mousses. Nommé par le Comité , général de division et commandant en chef de la garde nationale de Paris , le 19 mars. « En cinq » jours, a dormi en tout sept heures et demie, )) pris trois repas , passé vingt-huit heures à » cheval , expédié près de 2,500 ordres mili- )) taires , » {Yoir sa lettre : Conciergerie , 28 mars.) — le tout pour être fourré le sixième jour en prison par le même Comité.
Maillot. — Porte de Paris où il n'est pas bon, en ce moment, de promener les enfants qui y sont encore.
Malentendu. — C'est ainsi que certaines gens appellent l'établissement de la Commune par la violence, et son maintien par le vol, le pillage et l'assassinat.
MÉCONTENTS. — Tranquilles depuis trop longtemps pour ne pas s'en plaindre.
Mensonge. — Lire les proclamations et dépêches de la Commune.
MÉPRIS. — La haute considération avec laquelle j'ai l'honneur d'être
MiLLiÈRE. — Un citoyen qui va loin! — Il veut (( que la Commune se défende , s'il le "» faut, jusque sur les ruines de Paris que » l'on fera sauter et que l'on brûlera. »
— « Il faut se défendre par le fer, par le » feu , par les ongles et par les dents. » (Réunion franc-maçonnique au Châlelet le ^6 avril.)
MiOT. — Ce membre de la Commune jouit sans doute d'une bonne santé. 11 propose que les étudiants en médecine soient autorisés, sans passer de thèse, en raison de l'abandon que la Faculté a fait de son poste , à exercer avec le titre de docteur.
— La Commune , qui probablement se sent malade, est plus prudente et renvoie la proposition à la Commission d'Enseignement. (Séance du 27 avril.)
Misère. — La fille aînée de l'émeute.
Mission. — ce La mission de la Commune » est d'accomplir la révolution moderne la » plus large et la plus féconde de toutes » celles qui ont illuminé l'histoire , de lutter )) et de vaincre. » {Déclaration au 'peuple français. i9 avril.)
Montmartre. — Montagne qui aurait bien mieux fait, hélas ! d'accoucher d'une souris.
Mot de passe. — Moyen de sortir de Paris qui s'achète 5 francs aux officiers fédérés chargés de la garde des portes.
— Preuves à V appui.
Mot- d'ordre. — Ptochefort , qui est désordre.
Journal du citoyen le dernier mot du
Mots (des). — Projectiles creux qu'on lance sur les multitudes pour les mener où l'on veut.
Naguères. — « Il n'y a pas longtemps, ï) dit l'Académie. — Les Prussiens ravageant et ruinant la France.
Les Parisiens devraient bien y songer un peu plus.
Naïfs. — Ceux qui croient à la sincérité de la Commune et à la réalisation de son programme.
Nation. — « Tous les habitants d'un même pays » (Académie)... s'en tre-égorgeant.
un
Naturalisation. — Le droit de venir commander à l'émeute.
.Neuilly. — Petite localité fort agréable, située. . . entre l'enclume et le marteau.
Notaire.
« Notaire plus n'exercera
» Qu'au compte du Gouvernement. »
{Commandement communeux ^ 23 avril )
Nourri. — Un bien brave homme qui n'a fait qu'assassiner le général Bréa , ce- pourquoi il est à Cayennc depuis vingt-deux ans. « La Commune l'amnistie et le fera mettre » en liberté le plus tôt possible. » (Décret du » .?7 avril) .
Obstacle.— La sagesse de la France et la fidélité de l'armée de Versailles.
Octroi (Employé d'). — « Tout eiTi ployé, » sans distinction » — entièrement dépourvu de distinction ? — ce qui cherchera , par des » menées sourdes ou des cabales occultes, à )) désorganiser le service , sera mis en état )) d'arrestation. » {Ordre de service du directeur Volpesnil, 15 avril).
Opinion publique. — Celle à laquelle on s'impose.
Orphelinat , Maison de secours. — Caisse des pauvres ; à piller comme les autres.
Orthographe. — Pourquoi ne suivrait-elle pas le mouvement? — Echantillon :
Place de Paris.
Paris j le i9 mars 1871.
Le nommer Lepreire {Pierre) aux 6*^ d'artilleris élan malade , rentre d'urgense au Val-de-Grasse par ordre de la place.
Le commandant de place par intérim .
— Nous avons vu l'original.
Otages. — Des drùles comme l'archevêque de Paris , le curé de la Madeleine et vingt de ses confrères, des magistrats, des banquiers, des notables , des rien du tout enfm , répondant œil pour œil et dent pour dent pour les citoyens repris de justice et forçats libérés qui défendent la Commune et commandent ses bataillons.
Oubli. — En 1814, on reprochait aux émigrés de n'avoir rien appris et rien oublié, après vingt ans d'exil. — En 1871, après cinq mois de siège, les Parisiens n'ont rien appris et ont tout oublié , même l'Alsace et la Lorraine.
Paris. — ce Paris en armes possède autant de calme que de bravoure ; il soutient
y> l'ordre avec autant d'énergie que d'enthou- » siasme ; il se sacrifie avec autant de raison » que d'héroïsme ; il ne s'est armé que par » dévouement pour la liberté et pour la gloire » de tous. » {Déclaration au peuple français, i9 avril).
Passeport. — « Considérant que l'autorité )) civile doit empêcher les communications » avec des êtres qui nous font une guerre )) sauvage : Aucun passeport ne sera délivré )) aux individus qui, soit agents de l'ancienne » police , soit à elle étrangers , ont des rela- » tiens avec Versailles. » (Arrêté du délégué près r ex-préfecture de police, 7 avril).
Patrie. — Pauvre martyre dont on arrache le cœur , après lui avoir laissé meurtrir les membres et enlever le plus pur de son sang.
Pension. — Le droit de toucher 365 francs par an , accordé ^ tout entant reconnu ou non, d'un garde national marié ou non, dont le papa a été tué 2J0ur la défense des droits du peuple. {Décret du iO avril).
Perquisition. -— Recherche d'armes, particuhèrement dans les maisons où l'on sait que l'on trouvera une caisse à forcer et des objets de prix à déménager.
PÉTRIN. — Vaste coffre dans lequel la Commune, après y avoir mis la France, puise le décret qui supprime l'aristocratique pain frais en supprimant le travail de nuit. {Décret du 20 avril).
PÉTRIN (Re-). — La tyrannie du pétrin nocturne passe à l'état de manie chez ces Messieurs. ■ — Un arrêté du 28 avril re-interdit le travail de nuit des boulangers. — Mystère??
Pillage. — La carte de visite des Gommuneux.
PiLOTELL. — Ex-dessinateur de V Eclipse, artiste par nature , policeman par vocation , mais c( négligeant les formes, » ce qui motive
sa mise en disponibilité. {Arrêté du délégué à la sûreté générale du 24 avril).
Poutre. — Grosse pièce de charpente ([u'ils ont dans l'œil et avec laquelle ils font dérailler les trains.
« Mettre un homme énergique à Ouest- )) Ceinture. Cet homme devra avoir une » poutre pour monter la garde. Il devra faire. » dérailler les trains s'ils ne s'arrêtent pas. » {Ordre du Comité central, 30 mars).
Pouvoir.- — « La Commune se regarde 3> comme un pouvoir plus régulier que celui » de Versailles qui ne représente qu'un pays » foulé par l'étranger.» {P. Grousset, ax^ nom de la Commission executive , 57 avril).
Presse. — Institution pour la liberté de laquelle toutes les oppositions ont toujours combattu jusqu'au jour où elles l'ont muselée plus sévèrement qu'avant.
Prince. — « Un prince, fils de prince, qui » continue de s'appeler prince , excite notre » colère et appelle notre justice. La Société » n'a qu'un devoir envers lui : la mort. Elle » n'est tenue qu'à une formalité : la consta- » tation d'identité. » {Journal officiel du 27 mars. Signé : Ed. Vaillant).
Principes. — Tout ce que commande la passion.
Prisons. — Pépinière des grands hommes de la Fiépublique.
Proclamations. — Le dernier mot du boniment.
Progrès. — Ramener l'homme à l'état de singe féroce; et reconstruire la tour de Babel sur l'emplacement de la colonne Vendôme.
DO
Promettre. . . et tenir sont deux.
Propriété. — Ce que l'on prend à son voisin au nom de la Fraternité ; que l'on garde pour soi au nom de la Liberté , et que l'on défend contre les autres , jusques et y compris aux coups de fusil , au nom de V Egalité.
Protot (Eugène).— Hier simple stagiaire 24 ans. Aujourd'hui garde des sceaux.
— Vrai , ils sont bien gardés !
Province. — « La province , en s'unissant » à la capitale , prouvera à l'Europe et au » monde que la France tout entière veut » éviter toute division intestine, toute effusion » de sang. » {Les délégués au journal officiel, 20 mars).
Pudeur.— De l'hébreu !
Pyat (Félix). — Un pur celui-là ! N'avaitil pas voulu donner sa démission de la Commune. Mais ses électeurs y ont mis bon ordre. — ce Nous vous sommons, lui écrivait, » le 23 avril , le conseil de la X^ légion , » d'avoir à reprendre votre place à la Com- » mune ; car vous êtes soldat et vous devez » rester sur la brèche jusqu'à la fm du comy> bat du passé contre l'avenir. »
Les femmes s'en sont mêlé aussi : a Pour » nos maris et nos fils retenus devant l'en- » nemi, nous vous demandons de rester à y> votre poste. »
— « J'obéirai ! » a répondu le grand citoyen.
Et il a obéi.
Ranyier. — De marchand de peaux de lapins, passer membre du Comité de Salut
public , la chose peut paraître étrange. Mais quand on jouit d'une aussi détestable réputation que le citoyen Ranvier, quand on possède à son avoir les antécédents soissonnais qui font sa gloire et feraient la honte d'un autrO; tout s'expliqite.
— Peau d' lapin ?
Rastoul. — L'homme de la confiance. — Fait voter par ses collègues de la Commune que chaque délégué sera placé sous la surveillance d'une Commission qui fera chaque jour un rapport sur ses actes. {Séance de la Commune du 93 avril.)
Razoua. — Ex-zouave, ex-garçon de bureau au Nain-Jaune , ex-député de Paris ; sait lire et écrire. Figure avantageusement parmi ses collègues de la Commune.
RÉFRACTAiRES. — Des gardes nationaux parisiens qui ne veulent pas tirer sur des Français.
RÉGÉNÉRATION. — (( Iiitelloctuelle, morale, administrative et économique. » — Surprise que Paris ménage à la France. {Manifeste au peuj)le français. 19 avril.)
RÉGÈRE. — Maire du V*^ arrondissement.
11 est d'avis que « la seule chose capable de » sauver le pays est le prolétariat instruit, » le vrai peuple , seul pur encore de nos y> fautes et de nos déchéances. » {Proclamation du 26 mars.)
RÉQUISITIONS. — Le vol réglementé.
Revanche. — « La garde nationale prend » en ce moment une revanche de son inac- » tion pendant le siège. H y a dans cette » fièvre de lutte un besoin de réhabiliter » Paris vaincu et livré. » — C'est le citoyen Rochefort qui le dit.
RÊVE , Cauchemar. — Durée de la Commune.
RÉVOLUTION. — « Ahyssiis Ahyssum )) invocat. »
RÉVOLUTIONNAIRES. — Ceux qui ont profiter des révolutions.
R.EVOLVERS. — Récompense que le Ministre de la guerre accorde aux artilleurs de la porte Maillot pour leur tenir lieu d'habillement dont ils sont si dépourvus^ qu'ils servent leurs pièces en bras de chemise. {Journal officiel de la Commune. 58 avril.)
RiGAULT ( RAOUL ). — Pendant cinq semaines policier en chef de la Commune à l'ex-préfecture de police ; aujourd'hui mis à pied.
— Aurélien Scholl écrivait de lui en
1869 : « Connaît tous les mouchards deParii et s'en méfie. »
— A présent, il s'en sert.
RossEL. — Ancien élève de l'école polytechnique. Chef d'état-major général de la Commune. Ministre de la guerre le 30 avril.
— Bel avancement! — Aussi craint-il de succomber « sous le poids des circonstances. » {Proclamation du 30 avril.)
— Je le crains aussi pour lui , vu le poids en question.
Royalistes. — Les Républicains qui ne sont pas partisans de la Commune.
Ruines. — Ce que l'on entasse le plus sous le régime communeux.
Ruisseau. — La baignoire de la Commune.
Rupture de bax. — La rupture de ban met à celui de la société ; mais elle ménage une place sur ceux de la Commune.
Ruraux. — Vous et moi.
Scellés . — Garantie des caisses publiques ou privées que l'on a préalablement vidées .
Sectes. — Voici comment se sont classés eux-mêmes, dans une réunion de Vlnternationale , messieurs de la Commune : « Com-
munistes, babouvistes , jacobins , unitaires, collectivistes , individualistes , hébertistes et fédéralistes.
— Une assez jolie liste!
Seine-Oisillons. — Epithète gracieuse appliquée aux habitants de Seine-et-Olse qui se groupent autour de F Assemblée nationale et la défendent.
Séquestre. — « Ce sous quoi l'on a mis » les biens de Thiers , Favre , Picard, Du- )) faure, Simon et Pothuau (le décret ne les » qualifie ni messieurs , ni citoyens) qui ont » ordonné et commencé la guerre civile, tué )) et blessé des gardes nationaux, des femmes » et des enfants ; crime commis avec prémé- )) ditation et guet-apens , sans provocation )) écrite. » {Décret du 4 avril.)
Service obligatoire de la garde nationale. • (( Soyons frères et entre-tuons-nous ! »
Socialisme. — La régénération de la France.
Sœurs des pauvres (petites). — Pas même elles, n'ont été à l'abri des perquisitions.
Sublime. — « Le mouvement de la popu- » lation parisienne. » {Proclamation aux dé- X)artements. 6 avril.)
TÉLÉGRAPHIE. — « Ce service utile entre » tous dans ces moments de crise suprême , » de rénovation, n'a pas été oublié dans le
» complot monarchique qui désorganise tous » les services. Les employés sont à A'er- » sailles, avec le roi. C'est une nouvelle pièce » de ce grand procès entre peuples et rois. » {Comité central. 20 mars.)
Tentative d'xVssassinat. — « Pas une » seule ne s'est [produite dans Paris depuis » trois semaines. » {Proclamation aux départements. 6 avril.)
— L'assassinat se pratique, paraît-il, sans tentative.
Terme. — Une chose que les locataires n'ont plus à payer depuis le décret de la Commune du 29 mars.
— Odieux terme !
Ternes. — Quartier de Paris dont les habitants le sont terriblement dans les circonstances actuelles.
Théorie et pratique. — Pôle nord et Pôle sud.
Thiénot. — Malheureux fusillé jmr erreur. Ils étaient deux Thiénot. La Commune s'est trompée ; elle n'a pas pris le bon. — On a fait des excuses à sa veuve ; elle aura une pension î î !
ToLAiN. — Est-ce par jalousie de métier que cet ancien ciseleur en bronze, devenu membre de la Commune, a voté la démolition de la colonne Vendôme ?
Tomber de Charybde en Scylla. — Expression proverbiale. — Tomber du Gouvernement de la Défense nationale dans celui de la Commune.
Traitements. — Il est commode d'en toucher de gros pour en faire subir de mauvais aux autres.
Tranquilles. — (( Ce que sont plus que )) jamais les rues de Paris. » — La Commune l'aflirme dans sa proclamation aux départements. {6 avril )
Travail'' (Droii au). — Le droit de toucher une solde de 4 fr. 50 par jour en ne faisant rien.
Travail de nuit. — Interdit aux boulangers comme « contraire à la morale , à la famille et à la santé. »
— Et les autres ?
Travailleurs. — « Gens qui doivent, de » leurs fortes mains , jeter sous leurs talons » l'immonde réaction. » {Journal officiel du 7 avril.)
— Puisqu'on les empêclie de faire autre chose !
Trocadéro. — Un bambin qui a voulu se
mêler de faire comme les grands, — mais sans succès.
Turpitudes. — L'un des mots de leur devise.
Tyrannicide. — « L'opinion de la légiti- » mité du tyrannicide est très-soutenable et a y> pour elle l'autorité, non-seulement de toute )) l'antiquité, mais encore des modernes tels » que Montesquieu, IMilton, sir Philipp Fran- » cis, sans parler des théologiens qui l'ont » soutenue au point de vue catholique. » {Journal officiel de la Commune du 30 mars.)
Uniforme militaire. — Le moyen pour les insurgés de tâcher de se faire passer pour d'honnêtes gens.
Unité. — <( L'unité politique , telle qu'elle » nous a été imposée jusqu'à ce jour par » l'Empire, la Monarchie et le parlementa- » risme, n'est que la centralisation despo- » tique , inintelligente , arbitraire et oné- )) reuse. » {Déclaration au 'peuple français, 19 avril.)
Urbain. — L'un des grands hommes de l'Hôtel-de-Ville , trouve « que ceux qui n'ont pas voté pour la Commune sont odieux et ridicules. » — « Ils n'ont pas voulu défendre )) leur hberté par le vote ; ils ne sont à mes y> yeux ni Français , ni Allemands , ni Chi- » nois. » {Séance de la Commune. 10 avril.)
Vaillant (éd.). — Au retour d'un petit voyage en Amérique où il s'était fait accompagner de la caisse sociale de la maison de
commerce à laquelle il était attaché , est devenu l'un des honorables de la Commune. — C'est lui qui trouve que le seul devoir envers les princes est de les assassiner.
Vallès (jules). — Ancien pion de collège et soi-disant homme de lettres. Ayant jadis écrit que « il fallait brûler les livres comme étant dangereux ou inutiles ; » il se trouvait tout naturellement désigné comme délégué h l'Enseignement.
Varlin.— Une autre spécialité.— R.elieur, ayant eu des malheurs avec la caisse de seco'j.r3 de sa corporation.
— Où vouliez-vous qu'on le mit, si ce n'est à la Commission des finances ?
Vengeur (le). — Encore un petit journal plein d'aménités. — (( Nous étions asphyxiés. » La Révolution a ouvert; la France est ». sauvée. . . Le travail est roi. En attendant )) l'outil il tient le fusil... Le demi-monde » a disparu et le monde et demi . . . Tous ces
y> mondes sont partis de Paris et ont suivi à » Versailles le fumier gouvernemental...» (( Le postiche et le pastiche sont des vaincus » de Sedan. Les femelles et leurs crevés sont » à Versailles ; les hommes et les femmes à » Paris. . . Le peuple avec ses mains probes, » ses habitudes d'ordre , de règle , de labeur » et de devoir, en relevant la RépubUque, a » rétabli le foyer. . . etc., etc., etc. . . » {W avril — iO floréal, An LXXIX.)
Vermorel. — L'un des gros bonnets de la maison. Fait de la police pour le compte du citoyen Pvigault — ou de son successeur — comme il en faisait pour celui de M. Rouher.
— « Un bombyx à lunettes , » a dit de lui Félix Pyat, son collègue, frère et ami.
VÉRITÉ (la). — On a mis les scellés sur son puits.
Vertu. — Ce qu'ailleurs on nomme vice,
YÉsiNiER. — Collaborateur de P. Grousset à V Affranchi. Membre de la Commune. — Rochefort prétend qu'il ressemble à une racine de huis.
— « Tant pis pour la racine de buis » a dit Francisque Sarcey qui n'est pas de la Commune, lui.
Veuve. — Une femme dont le garde national — légitime ou non — s'est fait tuer sur les remparts.
— A droit à une pension.
Victoires {remportées par les troupes de la Commune). — Défaites essuyées par les mêmes , passées à l'étamine du général Cluseret.
Vincent. — Administrateur général de la Bibliothèque nationale. Précédemment intéressé dans une entreprise de vidanges, où ses fonctions ne le prédestinaient pas à la conservation des papiers.
— Vient d'être révoqué (27 avril). — Le naturel serait-il revenu au galop ?
lUMix. — Il l'aiil li'uMi (|uo clKicim \ ivo.
VOTK A lUll.LK/riN SKCHEl'. — « CllOSO
» iininoralo au proinicM" c\wX, aiiomUi qu'il » 110 peut y avoir do doinocratio oL d'ôloc- » lious lii)ros (juo là où les ôloctours aocop- ^> lonl la rosponsabililo de loui's ados. » {l^t'tilion à (a Cot}ii}ni)ti\ /.'> ((rril, i^i(j)i('c : ^Vili(î(llt^ TanOny, Salfrc.)
AVuoHLKWsKi. — Kucon> u!i Polonais do la Polo<;iu^ ! Celui-là ét;\il pianiste et , ipii plus est , pianiste de renii)ereur du .i)résil. — N'ayant jamais l'ait la gueiTe... qu'à sa l'enune donl il s'est séparé après six mois de
iiKiriai^c , ci porLaiil, des limcILcs coimiic! J)onil)r()Wski, il .-ivait des tilrc^s siilTisaiits pour Aire, l'ail général i\c riiisiirnîclion. — Ne pas coiiroiidre nvcr. M. Kinilc- Wcohlowski, pianislo-coiiipositoui', lialiilaiil, Poil.icrs. Go, (Icrnior est uti Ikumiik' paii'ailcmciil, lioiiorabln.
ZÈr.K iNTKMi'KSTiK. - (< Maille (pi'oiil. corlaiiis eh(^rs de léiçion df3 l'aire l»aU,r*(i 1(^, rap- |)el et la générale el de déi'aii<^ei' à tous piO[)Os des citoyens qui scraiciU hien mieux (tans Unir lit. » [Ordre dx '/rnrrat Cluscrct.
1^1 avril.)