GANGE
cour, et ou parut le fameux Moniteur dit de Gand, ré%* par le baron d'Eckstein, M. Guiiot.etc. Le 18 octobre 1830, la citadelle de Gand, occupée par les troupes du roi àm Pays-Bas , qui subissait la même destinée que Joseph 11 , » rendit à la légion Belge-Parisienne, et depuis cette ville n'a cessé de faire partie du royaume de Belgi que.
GANGANELU. Voyez Clémptt XIV.
GANGE (en sanscrit Ganqa), le plus grand fleuve de l'Ilindoustan, prend sa source dans l'une des rainiftcatinns que l'Himalaya envoie au sud, et résulte d'abord de la jooo lion du Bhaçirathiçanfa et de VAlakanandaganga. Le premier, situé à l'ouest, provient d'nn glacier à pic, se 4,&00 mètres d'élévation , et sort déjà en nappe d'une largeur de 50 a 60 mètres d'une im menée caverne appelée la Gueule de Vache, située au nord du temple de Gangotri; le second, situé à Test , le rejoint k Deoorag ou se trouve l'ai des temples les plus en vénération parmi les Hindou*. Lear jonction faite, le Gange a déjà 80 mètres de largeur. Après avoir été d'abord un impétueux torrent de moola^no. il abandonne à Hourdvar, à environ 316 mètres au-desut du niveau de la mer, le plateau de l'Himalaya pour entrer dans la grande plaine qui porte son nom et s'étend rtepirâ les déserts des affluents de Plndus, entre le mont Viendra et l'Himalaya, jusqu'au golfe «lu Bengale, en formant l'un des territoires les plus riches qu'il y ait dans tout l'univen.
Le Gange traverse les provinces de De)hy,d'Agra,d'Oode, d'Allahabad, de Bérar et de Bengale, et, après un coun de 142 rayriametres eu ligne droite, mais de 29 i myriametre» en tenant compte des nombreuses sinuosités qu'il décrit, se jette par un grand nombre de bras dans le Goife du Bengale, en formant avec le Brahinapoutra, dont l'emKmchure coïncide avec la sienne à l'est, le plus grand delta de la terre. Le bras principal de ce delta, à l'ouest, est le Wongli, sur lequel s'élève la ville de Calcutta ; celui dn mnVu est le Bouringotta, et celui de l'est le Padna. Entre en\ s'étend une immense contrée marécageuse , traversée pu de nombreux canaux et sur beaucoup de points protégé par des digues contre les inondation» , cultivée avec «s» de soin sur certains points au nord, mais au sud couverte uniquement de la plus luxuriante végétation naturelle, patrie du choléra, qu'on dit être originaire de cette nwécageuse région on 11 se serait développé spontanément pour la première fois an milieu des miasmes putrides quexualeot les énormes quantités de débris du règne animal et du règne végétal que le fleuve y charrie incessamment. Cesl dans cette partie méridionale dn delta, le long des rives de la mer, que la lutte entre les eaux du fleuve et celle» de la mer forme un inextricable labyrinthe de marais plus »u moins praticables, entrecoupés de canaux et d'Iles su wl tantôt sablonneux , tantôt spongieux, couvertes soit d'épais»** broussailles soit d'impénétrables forêts.
Comme le Nil, le Gange est sujet à des mondain*1annuelles périodiques, quoique n'offrant pas la même régularité. 11 reçoit les eaux do vingt rivières, dont doute wot pins considérables que le Rhin. Le plus important de cet affluents est le Djoumna, qui arrive de l'Himalaya par Ddby et Agra , et après s'être grossi des eaux du Tchamfial venant du mont Vyndhia, confond ses eaux avec les sienne* à Allahabai), et forme avec le Gange le pays qu'on pourrait appeler la Mésopotamie , V Entre- Rio» de la presquue de l'Inde. Le bassin du Gange est de 14,420 myriainètres carrés, et en y eom prenant celui du iWaLiuapoulra, de 2 1 ,420. Son volume d'eau est si considérable qu'à AUababad, à 88 myriamètres de son embouchure, il a une profondeur de II s H mètres; et sa largeur y est encore telle, qu'on dirait platAt un lac intérieur qu'une rivière. Dans la saison des sécheresses, il verse dans la mer 22,000 mètres cubes d'eau par seconde, et se fait sentir des navigateurs à une distance de plus de 8 myriamètrea en pleine nier.
Le Gange est aussi le fleuve sacré des Hindous. Le Rnmayana raconta qu'il naquit un jour parce qu'à la prière