‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 132 sur 614 · GARDEL - GARDE NATIONALE · texte numérisé non relu

GARDEL - GARDE NATIONALE

plus souvent imité, eu ne demandant aucun congé pendant une carrière théâtrale de trente ans. Oi'WtY. GARDE-MAGASIN. Voyet Macasis.

GARDE-M ALADE. On désigne ainsi la personne que Ton place auprès d'un malade pour lui prodiguer les soins qu'exige son état. Pria dans un sens général , ce mot est des deu x genres ; mais Pusage, non sans raison, ayant consacré ces fonctions aux femmes, plus aptes à tout ce qui concerne Vi dmmistration intérieure d'une maison , et douées d'une patience et d'une douceur si rares chez les hommes , il s'ensuit «;ue le genre féminin est plus généralement admis. Les hommes appelés à ces fonctions dans les hôpitanx sont désignés sous le nom d'in/irmiert.

Les principales qualités qu'on doit exiger chez une gardemaladv sont la propreté et la tempérance. On sent combien la première peut réjouir un malade. Elle le dispose d'abord en faveur de la personne à qui il va se confier; te malade conçoit l'espoir d'être tenu pins proprement, et de n'avoir autour le lui ni ces odeurs fétides ni ces miasmes qui le contrarient d'autant plus qu'il est dans un état plus grand de débilité. A cause de ses rapports continuels avec le malade, la garde doit encore avoir deux vertus fort rares, ce sont la douceur et la patience. Tout le monde sentira en outre que la discrétion chex elle ne doit point être une qualité négative. Telles sont ses qualités morales. Ajoutez-y ces I>etiLs soins particuliers qui consistent à prévenir les besoins des malades, h aller a leur secours dans les mouvements qu'ils peuvent faire, et vous aurez la femme la plus propre à ces fonctions. Il ne faudrait pas cependant que ces attentions particulières fussent trop multipliées car si elles flattent quelques malades , elles déplaisent à d'autres.

Ce n'est pas sans raison que h» praticiens préfèrent une garde-malade jeune ou d'un Age mûr à celles qui ont atteint cinquante-cinq à soixante ans. Outre que les premières peuvent mieux supporter les fatigues attachées à leur état , elles sont aussi plus adroites à arranger les malades dans leur Ut et pins agiles pour venir à leur secourt. Dans les grandes maladies, ces deux qualités sont très-utiles. Dr Giniez.

GARDE-MEUBLES, lieu ou l'on garde les meubles. Ce mot signifiait aussi , à la cour, et dans la maison des grands, Poftieier qui gardait les meubles du roi ou du prince. Avant I78Q, le garde-meubles de la couronne était dans un des bâtiments qui décorent la place Louis XV, aujourd'hui place de la Concorde. Cet édifice renferme maintenant les bureaux du ministère de le marine. A l'ancien gardemeubles il y avait trois salles. Dans la première on voyait , entre autres armures de très-grand prix, «elle de François 1" à la bataille de Pavie, et celle de Henri II au tournois où il fut blessé mortellement par le comte de Moutgomery. Des tapisseries fabriquées les mies en Flandre, les autres aux Gobelins, d'après des tableaux de Raphaël, Lebrun, Coypel, Jouvenet, etc., ornaient la seconde salle. La troisième contenait des objets extrêmement riches, des vases de jaspe ou d'agate, des carquois, de* fusils et des pistolets garnis d'or et de perles , la nef d'or du roi , pesant 106 marcs , la chapelle d'or du cardinal de Mazarin , dont presque toutes les pièces étaient couvertes de diamants. En 1789 chaque résidence royale avait un garde- meubles; et un assez grand nombre d'ofliciers, appelés aussi garde-meubles, étaient attachés* cette partie dn service. MM. T hier ri de Ville-d'Avray et I^emoine de Crécy étaient les deux plus importants de ces officiers. Le littérateur Cazotte était garde-meubles de la grande écurie du roi. La vénerie royale avait aussi son gardemeubles. Le comte de Provente, Monsieur ( Louis XV III), et le comte d'Artois ( Charles x ), frères de Louis XVI, avaient chacun leur garde-meubles et les garde-meubles qui y étaient attachés. Une partie de ces divers garde-meubles fut comprise dans les suppressions opérées en 1787 dans la maison du roi , de la raine et des princes, par Louis XVI. Le pillage du garde-meubles de la couronne est au nommfamies qui souillèrent les journées de juillet 1789.

dans VAlmanach impérial que relégué dans les attribution* du ministère d'État et de la maison de l'empereur , sous le titre de conservation du mobilier impérial, avec un directeur inspecteur et un inspecteur adjoint. Un décret de juillet 18&4 a ouvert au ministre d'Etat un crédit supplémentaire de 90,000 fr. pour appropriation de Plie des Cygnes au service du garde-meubles. Charles Do Rozoïa.

GARDE-MEUBLES (Vol du ). Voyez Dusuirrs ( Vols fameux de).

GARDE MOBILE. Le 2& février 1848, au matin, le gouvernement provisoire fit paraître l'arrêté suivant: « Vingtquatre bataillons de garde nationale mobile seront immédiatement recrutes dans la ville de Paris. Ces gardes nationaux recevront une solde de l fr. 50 c. par jour et seront habillés et armés aux frais de la patrie. > L'engagement n'était contrarié que pour un an; P'attrait d'une forte paye devait attirer dans les rangs de cette troupe toiis les ouvriers sans ouvrage qui remplissaient les places publiques, tous ces enfants armés dont la dangereuse oisiveté t menaçait la ville. Ces éléments de désordre allaient, par j l'uniforme et la discipline, devenir des garanties de sécurité. La garde mobile reçut un habillement qui ne différait que par quelques détails de celui de la garde nationale sédentaire ; son équipement fut celui de la ligne. Les officiers et sous-officiers furent désignés par les suffrages de leurs camarades et ces élections amenèrent des choix assez singuliers. Le général Duvivier fut chargé du commandement de ce corps, et l'on détacha pour son instruction des officiers et sous-olficiers de l'armée. Plus tard la commis*»» executive organisa anssi deux escadrons de garde mobiln à cheval ; mais l' Assemblée nationale décida qu'il n'y avait pas lieu de créer de nouveaux corps privilégiés.

An 1 5 m a i la garde mobile n'était pas encore complètement habillée : elle marcha pour délivrer l'assemblée ; mais tout était fini lorsqu'efle arriva. Pendant la terrible insurrectiondejaia elle combattit du côté de la garde nationale et de l'armée, et se fit surtout remarquer par une audace, une intrépidité et one fureur sans exemple. Aussi, après la victoire, la garde nobile ne fut-elle pas oubliée : beaucoup de ces enfants perdus des faubourgs furent décorés de la croix de la Légioa d'Honneur. Les mobiles devinrent les héros de la bourgeoisie qu'ils avaient sauvée. Mats cet engouement ne fut pas de longue durée. Le pouvoir qui succéda à celui du général Cavaignac ne crut pas devoir compter sur les bonnes dispositions de cette troupe. A la fin du mois de janvier 1S», le Président de la République, d'accord avec le général Changarnier, rendit un arrêté qui réduisait à douze les I vingt-quatre bataillons delà garde mobile. Quelques officiers | supérieurs de ce corps cherchèrent alors à entraîner leurs soldats ; on devait se réunir an carré Marigny et se porter de là à l'Elysée National et a l'Assemblée. Le général Changarnier lit venir à l'état major de l'armée de Paris les cheis de bataillon de la garde mobile; une scène violente se passa alors, et l'un d'enx.M. Aladenize, jadis compromis dan* PéchaufTourée de Boulogne, fut conduit à l'Abbaye. Quai™ autres commandants furent encore arrêtés le même soir, Pendant la nuit , une certaine fermentation se manifesta dans les casernes occupées par cette troupe; mais elle n'eut aucun résultat. Les bataillons de garde mobile, disséminés sur te territoire français, ne tardèrent pas à être complètement dissous ; les rangs de l'armée s'ouvrirent pour ces soldats improvisés, sous certaines conditions. Le produit do la lottrie des lingots oVor servit à en envoyer bon nombre en Californie, d'antres entrèrent dans les chasseurs à pied, dans les zouaves, etc. W.-A. Dvckett.

GARDE MUNICIPALE DE PARIS. Voyez Gamh os Paris.

GARDE NATIONALE. A peine les états généraux de 1789 s'élalent-ils constitués en assemblée nationale, poor exercer l'autorité législative au nom du peuple, que la cour prit l'alarme et s'efforça d'inspirer aux représentants la terreur qu'elle éprouvait. Des régiments d'infanterie et oe

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