‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 153 sur 614 · Ô8 GASTON · texte numérisé non relu

Ô8 GASTON

tes repoussa victorieusement. 11 alla ensuite servir en Prusse contre les infidèles. Pendant là jacquerie, il contribua puissamment à la délivrance du dauphin à Meaux. II eut ensuite à combattre le comte d'A r magnac, et cette fou c'était pour repousser les prétentions du comte sur le Béarn. Le roi de France, Charles V, réussit pourtant à réconcillier les deux rivaux, et le fils du comte de Foix épousa la fille de Jean d'Armagnac En 13&0, Gaston Pbcebus fut même nommé lieutenant général du Languedoc; mais le roi étant mort un mois après, le duc d'Anjou régent nomma à sa place Jean, duc de Berry. Gaston Pbcebus mardis à la rencontre de son compétiteur, le défit complètement, eteonseutit pourtant à lui accorder la paix. Ce fut à peu près a cette époque ( l lui) que Gaston l'hœbus eut le malheur de tuer son fils unique. Froissart , dont ce prince était le protecteur et l'ami, nous a laissé un émouvant récitde ce tragique événement. Le jeune prince était accusé d'avoir voulu empoisonner son père d'après les conseils de son oncle, Charles le Mauvais. Renfermé dans une tour, il refusait de prendre aucune nourriture ; son père, irrité, le frappa involontairement au cou avec un petit couteau qu'il tenait à la main. L'enfant mourut instantanément. En 1390 Gaston IWbus céda ses Étals k Charles V, qui pourtant renonça plus tard a cet héritage. Il mourut l'année suivante. Vaillant et magnifique guerrier, il cultiva les lettres et les arts ; violent de caractère, il aimait la chasse avec pas skin ; ses équipages de vénerie et de fauconnerie surpassaient ceux des princes les plus riches. 11 a laissé un livre qui est un traité complet et mélliodique de la citasse. II est intitulé : Miroir de P habits, des deduictt de la chasse des béate» souvaiges et des ogieatu de proie.

GASTON IV, de la maison de Grailly, fila de Jean de Grailly, comte de Foix, lui succéda, en 1436. Fait capitaine général contre les Anglais en 1439, pair en 1358, il se montra dévoué à Charles Vil, qui lui donna pour son fils aine la main île Madeleine de France, et pins tord à Louis XI, son beau-frère, qui avait une grande admiration pour son habileté , et le nomma capitaine gênerai des troupes qu'il envoya en Catalogne. Néanmoins, en 1471, Use laissa entraîner par le duc de Bretagne, qui avait épousé une de ses filles, dans la ligue formée contre ce monarque. Gaston épousa Eléonore de Navarre, et mourut en 1472. Des historiens lui reprochent d'avoir cherché, par une série de forfaits, la possession de la couronne de France. D'autres le représentent comme un grand caractère, franc, loyal, embrassant un parti avec conviction et sans arrière-pensée, ayant beaucoup d'élévation dans l'esprit et d'habileté dans la conduite des affaires. H eut une grande passion pour les joutes et les tournois; son fils aîné, prince de Viane, fut mortellement blessé dans un de ces tournois qu'il afùxliounoit tant.

[GASTON DE FOUI, duc de Nemours, fils de Jean de Foix, comte d'Élainpes, vicomte de Narbonne, et d'Isabelle de France, sueur du roi Louis XII, lut l'un de plus célèbres capitaines de son temps. A l'âge où les princes font leurs premières armes, il commandait la puissante armée d'Italie. Après avoir battu les Suisses près de Corne et près de Milan, il délivra Bologne, assiégé par l'armée coufédérée du roi d'Espagne, du pape et des Vénitiens , et reprit Bresoia. Profilant de ses avantages et de la confusion qu'il avait portée dans les rangs ennemis, il se Jette ensuite avec une étonnante rapidité sur la Komagne. Une victoire plus éclatante et plus décisive l'attendait dans les champs de Ravenne. Il justifia dans cette terrible journée le surnom de foudre de guerre que lui avaient donné les Espagnols; heureux s'il ent suivi les sages conseils de Bayard, et si, maître du champ de bataille, il ne se fût point expose comme un simple aventurier, et n'eût pas compromis, par une bravoure irréfléchie, les résultats de la bataille. Ayant aperçu, dit Brantôme, un maraud d'aventurier qui s'enfuyait, il lui demanda ce qu'il avait: - Ah! monsieur, dit-il, ce sont les Espagnols qui nous ont défaits. « A ces mots, le prince s'écria : « Qui m'aime, me suive I » et accompagne d une vingtaine de braves, il chargea dans un

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