GASTRALGIE
tnlgte la douleur survient, passagère d'abord, puis plus vive, Ter» l'orifice aEsopha^ien, ou vers l'orifice pylorique, knI encore au-dessous de l'appendice xipboide : cette Jouteur s'étend souvent a la région correspondante du doe et jusqu'aux clavicules. Sou* l'influence de la pression , il n'est point rare qu'elle se calme , comme aussi immédiaaprès l'ingestion des aliments. Ordinairement interf ou plutôt rémittente , elle retient quelquefois par arrès soit tous (Influence de la vacuité de l'estomac, ou quelque temps après les repas, ou enfin par des causes trèsvariées. Cette douleur, de légère et d'obtuse d'abord, devient parfois déchirante et lait ressentir une constriction insupportable, «oit avec un sentiment de froid très-vif, soit avec une chaleur brûlante. Cette souffrance peut aller jusqu'à la défaillance ( cardialgle ) : les malades se plaignent de spasmes, dYLmcement», de brûlure ou de déchirements pendant les acte*, dont la durée varie beaucoup. Cesl alors surtout que, pour se soustraire à la souffrance, on voudrait se refuser presque tout aliment ; ce qui, du reste, ne fait que rendre la maladie et plus grave et pins douloureuse.
La cootractilité modifiée produit des contractions spasmodiques, parfois très-douloureuses (crampes) et en même temps lorsqu'il y a un développement anomal de gai provoque des flatuosîtés, des éructations, des borborygme* et le hoquet. Il résulte également de cet état de contractions spasmodiques des vomissements, et ceux-ci donnent lieu à une forme particulière de la maladie désigné sous le nom de vomissement nerveux. Dans celte tonne, que la douleur n'accompagne point toujours, qu'elle ne rattache ou non à la grossesse , la maladie résiste parfois a tout traitement, et peut devenir très-grave et même fu- Df-te. Comme la contractilité, la sensibilité est modifiée dans la gastralgie : ainsi le goût se déprave particulièrement dans le eori'imemenient des grossesses et chei les jeunes filles thlorotSques (piea et malade), la faim se perd (anorexie), ou devient excessive ( btmlimie ). La soit cependant est peu modifiée. Presque toujours il y a constipation, ou s'il survient du dévotement, il est accidentel et dépend d'une mauvaise digestion. La langue est blanche et humide, à moins de complications , et souvent les malades accusent l'afflux eoBtinoel d'une salive claire et fade. Le pharynx est fréo,urtûnwnt le siège d'un sentiment de constriction pénible axdM&paguee ou non de la boule hystérique. A moins de constipation les urines sont limpides et décolorées. Le pouls est naturel, rarement accéléré, dur ou petit. Cependant à la longue la souffrance et l'épuisement peuvent amener une fièvre hectique et plus encore des accès irréguliers de fièvre. La toux sèche et pénible qui parfois se joint à la gastralgie peut «tans ce cas, particulièrement s'il y a de la dyspnée , des douleurs dorsales et du marasme, entraîner des erreurs de diagnostic. D autres désordres peuvent encore survenir du côte du système nerveux et aggraver fétat des malades : tels sont les vertiges, les bouffées de chaleur au visage, le froid des extrémités, les étourdissements, etc. Le sommeil court et troublé par des rêves pénibles. Enfin, le affaibli, se plaignant des douleurs les plus variées, est trop souvent en proie à l' h y poebo ndr ie. Plus généralement l'ailaiblissement et lâ maigreur ne sont point en rapport avec la gravité des symptômes, et la gastralgie peut durer plu-ieurs années sans les produire et sans amener de •lancer pour la vie, ce qui doit étonner dans un trouble aussi grave des (onctions dîgestives.
A V en tér algie proprement dite appartient un sentiment de torsion dans les intestins et particulièrement à l'ombilic, tentation que la pression diminue loin de l'augmenter. Les intestins distendus par des gai (tympanile ), semblent souvent au malade contenir une véritable boule. Généralement il y n constipation, et la diarrltée est l'exception. La marche de la .jaslro-entéralgie est variable et sujette à de* intermittences et à des retours fréquents. Sa durée généralement rès-longue n'a rien de régulier, même abandonnée à eUe-
tamment si l'âge rient émousser la sensibilité. Plus ordinairement elle cède à un traitement suivi avec persévérance; trop souvent cependant, malgré le régime et le traitement, elle se prolonge indéfiniment.
Est-it impossible qu'une affection si douloureuse et souvent si opiniâtre entraîne des dégénéreseences et un changement dans la nature même du mal ; ou faut-il donc admettre, lorsque après des années de souffrance on voit survenir une affection d'un caractère alarmant, qu'il y a toujours eu erreur dans le diagnostic? On peut tout au moins en douter. La gastralgie des vieillards pourrait particulièrement donner lieu à des erreurs de diagnostic à son début; toutefois, à la longue, elle entraîne parfois des modifications év identes dans les tissus. Par suite des progrès de l'âge, les conditions anal uniques et physiologiques de l'appareil digestif se modifient peu â peu, et ses fonctions deviennent de plus en plus imparfaites. On s'étonnera peu, si l'on passe en revue les divers organes dont l'action indispensable se modifie, les dents, qui sont malades et tombent, l'atonie de l'estomac , qui s'accroît, tandis que l'appétit lui-même diminue et se perd et que la contractilité du gros intestin s'éteint : on s'étonnera peu, disons-nous, qu'une gastro-entéralgie survienne caractérisée par des symptômes particuliers, des api:thes, l'anorexie , la dysphagie , les douleurs cardialgiques, les flatuosites et la constipation. On pourrait ainsi décrire un grand nombre d'autres variétés de la gastro-entéralgie dont les causes très-diverses modifient les caractères : ainsi la chlorose, la grossesse, les affections des reins, de la vessie, de l'utérus , la goutte, le mal de mer, donnent lieu a des symptômes gastralgiqoes particuliers. Si l'on étudie l'influence du trouble de l'estomac sur le système nerveux et sur l'encéphale en particulier, on comprendra que plusieurs auteurs n'aient point cherché ailleurs la cause de l'hypochondrie.
Le diagnostic ne présente guère de difficultés que dans, la recherche de la cause qu'il est cependant important de reconnaître pour appliquer un traitement utile. La recherche d'un diagnostic précis est de la plus grande importance, et trop souvent on voit la galtralgie ap|ieler seule l'attention quand des maladies plus graves en sont la cause méconnue. Le prognostic varie également suivant la cause véritable et la nature même de la maladie. Toutefois, il ne faut pas perdre de vue qu'elle peut même sans complication résister au traitement le mieux indiqué. Le traitement doit varier à l'infini, selon la maladie, suivant les périodes et les circonstances. Avant tout, il a pour base l'hygiène et particulièrement un régime de vie sagement ordonné et suivi avec persévérance. On doit s'attacher a fortifier par un alimentation rendue rapidement plus analeptique; toutefois, en observant attentivement ses effets, et si le travail digestif s'accompagne d'assoupissement, de bâillements, d'abattements de corps et d'esprit , de balonnement de ventre , il faut être plus sévère que lorsqu'il survient seulement de la douleur. La surveillance du médecin doit s étendre jusqu'aux affections de l'âme ; il défendra tout écart, tout excès affaiblissant qui contrebalancerait le traitement, prescrira les distractions, la promenade, et l'habitation â la campagne, l'équitation, la gymnastique, les voyages, le séjour aux eaux minérales alcalines, sulfureuses et ferrugineuses, etc., enfin les bains de mer, les a ff usions froides et les frictions générales : c'est dans le choix opportun de ces moyens que se rencontre la principale voie de guérison.
Quant au traitement des symptômes , la douleur cède assez généralement aux narcotiques pris à petite* doses, soit avant, soit après le repas. Les toniques et les excitants rendent la digestion moins laborieuse. La plus grande difficulté consiste à bien étudier et à combattre â propos les états de débilité et d'éréthisme nerveux qui souvent alternent ou se mêlent. Aux aigreurs, aux nausées, aux éructations et aux vomissements on oppose les boissons alcalines et Enfin, la constipation, en général fort opiniâtre, *""« '
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tifs doux fl est du reste peu de maladies dans lesquelles le médecin soit mieux fondé à espérer des succès assurés, en prescrivant un traitement convenable lorsque le malade par son exactitude lui Tient en aide. Dr Auguste Goura» GASTRK. Voyez EpwocnE.
GASTRIQUE (de Yourrnp, estomac). Ce mot, qui n'est pas très- ancien dans la science médicale, est employé pour désigner ce qui se rapporte à l'estomac : ainsi, on dit la cavité gastrique pour indiquer Pestomac , et quelque* fois, par extension, le ventre; on dit le tue gastrique pour signifier le* liquides qui sont sécrétés par les membranes qui composent l'estomac ( voyez Dicestkn, t. MI, p. &86); on dit encore fièvre gastrique pour indiquer une fièvre dont le point de départ présumé est l'estomac. Gastrique s'applique encore comme dénomination propre aux nerfs , aux vaisseaux , aux membranes qui entrent dans la texture de l'estomac. Dr S. Sandras.
GASTRIQUE (Embarras). Voyez Embarras castriqie.
GASTRITE. Ce mot représente l'état inflammatoire de l'estomac et ses diverses nuances. On reconnaîtra toujours cet état, non-seulement dans son degré le plus prononcé, comme quand un individu a avalé de l'oxyde blanc d'arsenic , mais on continuera i le retrouver dans ses degrés les moins prononcés , comme quand il succède a une simple indigestion ou à l'ingestion d'un irritant léger ; nonseulement à l'état aigu quand tous les caractères de la gastrite sont réunis sur le même sujet, mais encore a l'état chronique quand la marche lente et insidieuse du mal permet aux symptômes de se prononcer à peine et laisse au médecin pour guide unique l'impossibilité de relever tt de nourrir on malade autrement que par les aliments les plus doux et les plus facilement assimilables. Les symptômes en sont bien différents suivant que la gastrite est aiguë ou chronique, légère on intense.
Dans la gastrite aiguë , il y a tension de l'épigastrc , sentiment de plénitude , d'ardeur et de douleur dans Pestomac, douleur qui augmente par la pression exercée sur toute l'étendue de cet organe; en même temps, on observe des nausées, des efforts pour vomir et des vomissements, de l'anxiété , de la difficulté â respirer, une soif ardente , beaucoup de chaleur à la peau, de rougeur à la langue, de la fatigue dans les membres, une douleur assez vive de la tête, de la fréquence et de la petitesse dans le pouls, et tous ces symptômes augmentent aussitôt qu'on ingère dans Pestomac des substances alimentaires. Dans la gastrite chronique, les symptômes se montrent par moment; mais quand tous les autres disparaissent, un dernier, l'cxacerhalion du mal par la nourriture, persiste toujours; l'affaiblissement gradue), l'amaigrissement, une teinte jaunâtre particulière de la peau, et des phénomènes généraux plus ou moins marqués l'accompagnent ordinairement.
Légère, la gastrite présente tous ces phénomènes dans des degrés plus ou moins prononcé? , et peut disparaître en peu d'heures; intense, elle les offre d'une manière plus complète, plus longue et plus effrayante. La maladie en guérissant s'en va par degrés , de telle sorte que ce n'est jamais que graduellement et avec infiniment de tâtonnements qu'on peut ramener au régime ordinaire les convalescents de gastrite. Quand les malades succombent , on trouve dans l'estomac des désordres anatomiques non douteux, comme la rougeur persistante des membranes, l'ulcération des mêmes parties procédant de dedans en dehors , des ramollissements compliqués ou d'ulcération ou d 'injection dans les capillaires.
f.e traitement de la gastrite libère est l'affaire d'un peu de diète et de boissons aqueuses; celui de la gastrite intense ne demande pas moins que toute l'habileté d'un bon médecin, soit quand il y a empoisonnement , soit quand H n'y en a pas. La gastrite aiguë se termine souvent en gastrite chronique, surtout quand elle est incomplètement ou insuffisamment traitée. Celle-ci est presque toujours une alfaire de régime. Dr S. Sauras.
GASTRONOMIE GASTRO-ADYXAMI (Fièvre). foyesFicvu