EN U FLEXION
au-dessus de la simple bourgeoisie. Do reste, la gentry ne jouit de privilèges particuliers d'aucune espèce , et ne constitue qu'une classification purement sociale.
GENTZ ( Frédéric dr ), publiciste allemand, né en 176 i, à Breslau, entra en 1801 dans les bureaux de la chancellerie de Vienne, et quand les Français marchèrent sur (Jim , fut envoyé en Saxe et de là au quartier général prussien , où , en 1 806, il rédigea le manifeste de la Prusse contre la France. Plus tard il retourna à Vienne, où, en 1809 et en 1813 , il fut encore chargé de la rédaction de divers ma ni (estes du cabinet autrichien contre la France. Au congrès de Vienne, aux conférences ministérielles tenues à Paris en 1815, et plus tard aui congrès d'Aix-la-Chapelle, de Laybach et de Vérone, ce fut lui qu'on chargea d'en rédiger les protocoles. C'est dire que Gentz ( né aussi roturier que pas un , mais à qui l'empereur de Russie avait octroyé une savonnette à vilain, qui vous en avait fait un gentilhomme ) fut un des agents les plus actifs de la politique dont M. de Metternich a été si longtemps la nersoaniucation toute-puissante en Autriche. Ce ministre le chargea de la direction supérieure de VObservateur autrichien , son Moniteur officiel , comme on sait. Il faut reconnaître d'ailleurs que Gentz avait un talent do style remarquable, beaucoup d'acquis, une rare sagacité, une grande expérience et une admirable intelligence des affaires. Nul mieux que lui ne savait tourner avec adresse les positions difficiles, dénaturer les faits, pallier les torts , en un mot mettre en pratique le fameux axiome suivant lequel la parole n'a été donnée à l'homme que pour qull dissimulât sa pensée. Défenseur intrépide du trône et de l'autel, Gentz n'en était pas moins homme ; aussi dans les dernières années de sa vie, et même jusqu'à sa mort, arrivée le 9 juin 1835 , entretint-il publiquement et assez grassement la danseuse Fanuy Elssler.
Outre un grand nombre de traductions d'ouvrages politiques, anglais et français, on a de lui divers factums relatifs aux événements contemporains, ainsi que des considérations sur leurs causes et leurs résultats. Après sa mort, on a publié ses Œuvres choisies ( s vol., Stuttgard, 1836-1838 ).
GÉNUFLEXION, acte du culte religieux qui se fait en fléchissant le genou. C'est une manière de s'humilier on de s'abaisser devant les choses saintes, une espèce de révérence à laquelle se soumettent les ministres des autels dans les cérémonies de l'église, et particulièrement en passant devant le saint-sacrement quand il est exposé. De tout temps, ce signe d'humilité a été d'usage dans la prière. A la consécration du temple de Jérusalem, Salomon lit sa prière à deux genoux et les mains étendues vers te ciel. Dans une cérémonie semblable, Ezéchias et les lévites se mirent à genoux pour louer et adorer Dieu ; un officier d'Achah se mit à genoux devant le prophète Elle ; Jésus- Christ fit sa prière à genoux dans le Jardin des Olives , saint Paul fléchit les genoux devant saint Joseph. Ainsi, dit le père Rosweyd, jésuite , dans son Onomasticon, la génuflexion dans la prière est un usage très- ancien dans l'Eglise et même dans l'Ancien Testament. Saint Irénée, Tcrtuliien et d'autres Pères nous apprennent que le dimanche et depuis Pâques jusqu'à la Pentecôte on s'abstenait de fléchir les genoux ; on priait debout, en mémoire de la résurrection de Jésus-Christ Quelques auteurs prétendent que cela fut ainsi ordonné par le concile de Nicée. Les Éthiopiens, les Russes et les Juifs font leurs prières debout. Au huitième siècle , il y eut une secte À'agonyclites qui soutenaient que c'était une superstition de se mettre à genoux pour prier. Baronius remarque que les saints avaient porté si loin l'usage de la génuflexion, que quelques-uns avaient usé le plancher à l'endroit où ils se mettaient. Saint Jérôme et Ëusèbe disent de saint Jacques le Mineur, évêque de Jérusalem, que ses genoux s'étaient endurcis comme ceux d'un chameau. L'usage de la génuflexion passa d'Orient en Occident; Dioctétien l'y introduisit , et Constantin l'adopta. Plusieurs rois exigèrent qu'on fléchit les genoux en leur parlant, ou en les servant. Les députés des communes ont parlé