GOTHA
En 1848, Goszcxynski , qui à la suite de Mickicwicz s'était jeté dans le mysticisme , se rattacha à la secte fondée pai Towianski, et cessa alors de faire de* vers. Mais après l'avortement complet des espérances que 1843 avait provoquées parmi les Polonais, il demanda de nouveau des consolations à la poésie. Dans la nouvelle édition de ses Dzieta (Breslau , 3 vol. 1852), on trouve plusieurs poésies qu'il a composée* depuis la publication de la première édition , ainsi qu'un poème épique , Sobotka , où il chante le* patriotiques populations de* monts Karpathes et leurs liauts faits. Mais on voit que chez lui l'enthousiasme est désormais éteint. Ce poète habite aujourd'hui la France.
GOT ou GOT1I ( Behtiund de ). Voyez Cle«f.xt V.
(.or ( Edmond ), acteur de la Comédie - Française , evt né à Lignerolles (Orne), le 1" octobre 1823. Après avoir fait d'excellentes étude* au collège Charlemagne , et s'être même distingué dans le* lutte* du concours général , il abandonna l'étude du droit pour l'art dramatique, et entra au Conservatoire. Elève de Provost, il obtint en 18» 1 un second prix, et l'année suivante le premier prix de comédie. Il débuta aux Français le 14 juillet 1844, dans l'emploi des valets ; on lui trouva un jeu naturel, un débit franc, de la verve, une physionomie expressive el mobile. La presse lui fut généralement favorable, et Jules Janin le Terrible eut pour le débutant narquois et imperturbable toutes sortes d'égards et de mots gracieux. Edmond Got fut aussitôt engagé, et depuis lors il s'est toujours montré comédien spirituel, original, amoureux de son art, soigneux des détails et des nuances, chargeant peut-être un peu parfois, mais rachetant ce défaut par la souplesse et la variété de son talent. Rcçn sociétaire en 1850, il *e place aujourd'hui à côté de S a mson , de Provost, de Régnier, et l'avenir le plus brillant lui semble réservé. Entre mille créations chai niantes qu'on lui doit, nous citerons seulement les rôles du capitaine Beaudrille dans Le Cœur et la ZW;dcSp:cgel,dans Im Pierre de touche, et de l'Abbé, dans // ne faut jurer de rie». 11 faut le voir encore dans La Coupe enchantée , Us Fourberies de Scapin , Les Femmes savantes, L'Epreuve, U Mariage de Figaro et Bertrand et Raton. W.-A. Doom.
GOTHA, capitale de la principauté de Saxe -Gotha, jusqu'en 1*25 la résidence d'une ligne particulière de la branche ernestinc de la maison de Saxe , aujourd'hui comprise dans le duché de Saxe-Cobourg-Gotha, sur une hauteur que domine la Leinc, dans une ravissante contrée, est une jolie ville, où l'on compte aujourd'hui 15,000 Iva- Wtants , non compris la garnison. Le château ducal est bâti sur le point le plus élevé, et forme un carré régulier, avec, nne vaste cour intérieure. Indépendamment d'une chapelle renfermant les tombeaux de divers princes de la maison de Save, il contient une salle de spectacle et un musée comprenant une bibliothèque, un cabinet de médailles, une collation de tableaux et de gravures, un cabinet d'histoire naturelle, une collection de chinoiserie* et une collection de plâtre* d'après l'antique. La bibliotlièqiie, riche de pin» de 150,000 volumes, contient au-delà de 1,C00 editio princeps et environ 6,000 manuscrits, dont 5,000 en langue arabe et 3 à 400 en langues persane et turque. Le cabinet de médaille* est un des plus riche* del'Enrope. Il contient plus de 80,000 médailles, 13,000 empreintes et 9,000 dessins. La collection de tableaux se compose de plu* de 800 toiles; celle des gravures, de 800 dessins et de 48,000 gravures, tant sur bois que sur cuivre. Le cabinet d'histoire naturelle compte près de 18,000 articles. A la collection de chinoiseries se rattache une riche collection de porcelaines anciennes, de terres cuites et de porcelaine* modernes. En fait d'édifices publics, on remarque surtout à Gotha les deux églises Notre-Dame et du Cloître, la salle de spectacle, la caserne, le collège (Gymnasium illustre), l'école des arts induslrieis (Gymnasium brnestinum ), londéeen 183G, et un séminaire pédagogique, le plus ancien établissement de ce genre qu'il y ait en Allemagne. Située à proximité d'un chemin de fer, la ville possède des labriques de porcelaine
«le papier, de toile, de Ubac, de papiers peints, des raffineries de sucre, des tanneries, etc.
Avant d'arriver à Golha ou trouve Friedrkhsthal, château de plaisance ducal, avec une belle orangerie et un beau parc, et non loin de là, sur le Secberg, un observatoire, construit en I7s7 par le duc Ernest 11, et qui nous la direction de De Zath et de Lindeiiau a acquis un juste renom dans la science.
(iOTHCXBOURi; , eu suedow GitlhaOurç, port de mer et chef -lieu du bailliage du même nom, appelé aussi bailliage de Bob us, dans la Westrogotbie, sur les rives du G-i'tliaelf, à deux royriamèlres envirou de son embouchure dans la mer du Nord , eu faco de l'Ile d'Hisingen , est , après Stockholm , la ville la plus considérable de ta Suède. Siège d'une préfecture, établie dans un palais qu'habita jadis le roi Charles X, mort en cette ville, en l'an 1600, et d'un cvtVUc, elle ne compte pas moins de 30,000 habitant*. Il s'y trouve de grandes manufactures de toiles a voiles, de cordages et de cuir, ainsi que des raffineries de sucre importantes. On y fabrique aussi îles étoffes de soie, des bas, des rultans, du savon et du tabac. 'Ses exportations consistent principalement en Ici s et aciers , bois de construction, goudron, poix, alun et poissons, notamment en harengs. La pèche du hareng, jadis source île piolits cousi.lérablcs, après avoir sensiblement décru d'importance au commencement du siècle, y a repris dans ces derniers temps une nouvelle activité. Au moyen du canal de Gc*lua, aujourd'hui complètement achevé, les navires du commerce peuvent venir de S<ederkwping sur la Baltique, jusqu'à Gotheul>ourg, sans avoir besoin de passer par le détroit du Stmd. l^e port deGotlicnbouri; est sur et vaste; il est visité chaque année par plus de douze cents bâtiments, tant suédois qu'étrangers La ville elle-même en possède au-delà de cent.
Une couqiagiiie des Indes fondée, à GoUienboiiig en 1732 s'est dissoute en |hi7, après s'être vue forcée de suspendre ses payements.
Gothenhourg fut originairement fonck'e, eu 1607, par Charles IX dans l'Ile d'Ilisingen. Après avoir «le hniUe en ICI! par les Danois, Gustave-Adolphe la (it rebâtir la ou elle est aujourd'hui située. La cessation du blocus continental lui a fait perdre une grande partie de son importance commerciale ; et elle eut beaucoup u soutfrir de divers incendies, notamment eu isoî et IHO'i. A l'exception de deux bastions, set fortifications ont été rasées. Ses ruts sont larges , propres et régulièrement bâties. On y remarque quelques beaux édifices, tels que la Bourse, l'église de Gustave, la grande égUseet l'hôpital.
i;OTIUE. Voyez Gorunso.
GOTHIQUE (Art). La dénomination de gothique, appliquée d'abord a tout genre d'architecture qui s'éloignait de* princ ipes de l'architecture grecque et lomaiue, dut sans doute son origine a ce que les G o t h s , qui s'emparèrent de l'Il.ilie au quatrième siècle, furent regardes comme les auteurs de la corruption du goût, l.lle p;iss,i eu suite a l'architecture dont l'ogive est le priuripal caractère. Aujourd'hui elle sert presque toujours à désigner l'ait du moyeu âge : ce terme , quoique employé généralement , ne laisse pas que d'être très-impropre , car les Golhs n'out jamais créé de style architectural, et d'ailleurs ils avaieut tout à fait cessé d'occuper la scène du monde quand le système ogival s'y montra. La question de l'origine de l'ogive a donné lieu à beaucoup de controverses ; les uns la font venir de l'Orient , rapportée en Europe par les croisés ; les autres pensent que les Maures avaient introduit l'ogive en Espagne avant les croisades ; enfin, une dernière opinion la fait naître dans l'Europe occidentale. On ne peut affirmer rien de positif à ce sujet ; seulement , les faits historiques sur lesquels s'appuie la première opinion rendent celle-ci plus probable. Lu effet , il est certain que l'arc en tiers-|K>int existait en Lgycle, \ers le huitième siècle; il <e retrouve au palais de la Zua, construit à Païenne, par les conquérants arabes.
GOTHA — 60TUiv>UË
dans le dixième. La cbapeUe royale bâtie par le» roc* n v mands dans La capitale de la Sicile, et qui date (k b première moitié du douzième, nous la montre eacwt; dt it » son apparition dans le Nord, il n'y a qu'un pas; «vitrant elle n'y arrive pas tout a coup : elle y Ail naUrah** fn i peu par les dessins des étoffes, les récits des voyaprwc, h
les voyage» des
temps concurremment avec ce nouveau «tyle, et ce st fn que vers ta fin du douzième siècle que roarve mnptoct par tout le plein cintre. Depuis lors elle régna presque sus jurlage eu France jusqu'au seizième siècle. Peadao» rettr prriode, l'art ogival subit diverses modiBeaboas et pas» ur plusieurs états successif» qu'il importe de < tasser. Nous «dty tons avec M. de CaomontleB classifications raivunn U première époque sera appelée primitive : itanari-afei le trezième siècle; la deuxième, sefomkHre («njatorwMr siècle); la troisième, ternaire (quinzième); la avatitaitM* ternaire (preiniéTC moitié «hi seizième).
Le beau temps de Pépoque primitive ne date gnèrt -«k de la deuxième moitié du treizième siècle. Pendant h prr mière moitié de ce sièele et la dernière du précerfeat , f »• chitecture nouvelle est encore empreinte d'une pavimouvqui rappelle le style romain. Voici les principaux cararierr de l'art ogival primitif : le chreur des égb*es devient \h< long que dans les siècles précédents , les eoltatéraox rtp*' jusqu'autour du sanctuaire , ils sont hordes de «hqnHlequelquefois même la chapelle terminale, placée dmitirt rond-point du cherur, est plus grande que les autre». (« usage n'est général que dans les églises du qualoùèuw Au treizième, on ne garnit pas de chapelle* les bas-cate»'!' la nef. Beaucoup d'églises de cette époque sont absides, et terminées par une muraille plaie, para* de ib** ou trois fenêtres ; d'autres ont des ah-ide» aiigukusts un « pans coupés; un trait hardi du nouveau style est «lis projeter en l'air des arcs-bouianLs qui s'appuient d'un wfc * les contre-lorts des collatéraux , et de l'autre voit MaV«' les mars ilu grand comble. Ou les oourouua de cbxBHa> tantôt carres, tantôt octogones; quelquefois U'ua fw«t « ai^u ou d'un toit a double êgout. Sur le» pieds-diort* os p> tic|ue des niches dau» lesquelles oa place îles stahK». b? fenêtre» sont étroites et aliungées ; elles ressemblent à «a In de lance ; c'eet pour cela que les antiquaires angla » a*"*1 donné le nom de lancettes. Uji.s pcovorUorn cl leur.»newents sont très variables : k> uuvs sont sinqde cordon , le» autres olfreul des voussures soutenues par de* colonne» appliquées sur les parois de»! verlurc*. Dana les édiucea peu élevés, elJea sont dans Les monumonU plus cousidéraUes .m le» lrw»« | nies deux a deux et encadrée» dans une arcad ; Entre kw sommités des fenêtre» et celle arcade prioaHe,t*;' I un espace dans lequel on a pratiqué uue roaace. Le* p*^ ont leur» tympans et leurs voussure» enrichis d'une qau»** considérable d'ornement» et de hguriue» ; les r>aroi» htor^ sont décorées de colonnes et de statues de puis grande* f* portions. Les portes se présenteut ordinairement au no»^ de trois au milieu des façades des églises imporUnlev Que ques portails sont précédés d'un porche plus ou uwia* *** tant.
C'est surtout la conslnu lion des voulue et des tours <ft excite l'admirallon et révèle une grande habileté. U J » ^ voûte* qui n'ont que 0,™I6 de bailleur et qui sont j** d'un mur à l'autre à plus de 32 mètres d'élévation ; fe» W* sont (Hîrcée» de fenêtres longues et étroites , et assez s«u«*t courounéespardesflècliesoctogoneâ. Les espaces triauguu* qui existent entre le» quatre angles de la tour et U but # la pyramide octogone sont remplis par quatre decbek*^ et les quatre pans de l'octogone qui corresuondeut aux <|*rt* faces de la tour sont percés de fenêtres ou de lucarne*. bW coup de tours ne sont pas terminées , et s'arrêtent I* e"*"' «10 cominenc4T la pyramide octogone; on en voit deseM«» pies, uotamuienl a Paris et a Reims. Daméine qu'au oazw« siècle , les tours sont placée» à <
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