‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 335 sur 614 · GOTHS · texte numérisé non relu

GOTHS

contenant les quatre Evangiles traduits en langue gothique par l'évêquc U I fi las. Ce manuscrit date du sixième siècle de notre ère. Ce qu'on appelle aujourd'hui, dans l'écriture et la typographie, Icttrrs gothujms u'est qu'un assemblage bizarre de lettres carrées et anguleuses , assez semblables aux caractères allemands.

GOTHIQUE (Langue). Tout ce que non» savons de la langue que parlaient les Goths n'a guère d'autres !>i^es que la traduction de la llible par Uljll ns en tangue gothique. On possède cependant encore quelques fragments d'une traduction de l'Evangile de Saint-Jean ( publiée par Mallmann ; Munich, IS.Vi), d'un calendrier gothique, et quelques titres et suscriptions de documents. Ces débris sout les plus anciens monuments écrits qui existent d'un dialecte germain dont les qualités distinclives sont une grande énergie, une richesse de lacines immense, une remarquable pureté d'intonations , une diversité extrême de tournures et d'idiotisme*, enfui la facilité avec laquelle il se prêle à des combinaisons de mots. Les règles générales de la langue gothique ont été exposées par Grimm dans sa Ihnfscher Grammatik ; et Gabeletu et LoM>e ont ajouté à leur édition d'I'lfilas un glossaire des mois «l'origine gothique qui existent encore dans la langue allemande.

GOTIILA.\l) ou GŒTHALAND. appelée aussi Cof/rie, située entre la Norvège, la Suède proprement dite, la Baltique et le Kaltégat, est la plus peuplée «les trois grandes divisions territoriales qui forment aujourd'hui le royaume de Suède, et compte près de «leux millions d'habitants sur un territoire d'environ 1,400 myriamèlres carrés Elle se compose des provinces d'Ostrogothie (Qsfyothlfinrf) et de Smoland, qui, avec les Iles d'ŒIand et de G otlla n«l, forment Vlhtrognthie proprement dite, de Blekiugeu, de Scauie et de Halland (Goihte méridionale), de Golhoubonrget de Dalsland ( Weslrogothit ), dont la plupart sont montagneuses, arrosées par de nombreux couis «l'eau, riches en forêts, fertiles et bien cultivées, notamment l'Ostrogolhie et la Scanie. Les principales vill s sont Norrkj«rpiug, Calmar, Boigholm, Wishy.Go thenbou rg, Karlstadt, Malime et Karlskrone.

GOTHS. Au voisinage des Germains orientaux, dans le* contrées .!«i>ignées aujourd'hui sous les noms de T i a u s y Ivanie, de Moldavi e et de Valacbie, habitaient, an rapport des écrivains grecs et romains du premier siècle de notre ère, les Daceset les Goths, tribus issues d'une souche commune et ap|vartenant à une seulo et même nationalité, designée de préférence par les Grecs sous la première «le ces dénominations, et par les Romains sous la seconde. Quoique dans les documents datant des deux premiers siècles, les Gèles soient toujours présentés comme une peuplade Ibrace, ils n'en furent pas moins les ancêtres immeiliats «les Goths, dont le. nom remplaça plus tard presque complètement le leur. Grimm a démontré l'identité de forme des noms Ce/et et Goths. Les poètes et les uistori» ns du quatrième siècle et «les siècles suivants emploient indifféremment ces deux noms pour designer une seule et même nation. Hérodote assigne pour demeure aux Gètes la rive droite du Danube, dans la Thrace proprement dite ; c'est là que les rencontra, en l'an 3 13 avant J.-C, Darius, dans son expe- «lition contre le* Scythes. Euviron cent ans plus tard, ils habitaient encore aux mêmes lieux, entre le mont Ha>mus et l'I-ter; dans la suite des temps, par exemple, a l'époque «l'Alexandre, devenus plus puissants, ils se répandirent plus au nord, sur la rive gauche du Danube, jusqu'au Tyros. En l'an 2*J? avant J.-C, Lysimaquc fut complètement rois en déroule par leur roi Dromicluelès. Environ cin«|uante ans avant J.-C., tout»» les villes située* sur la rive gauche du Pont, depuis Olbia jusqu'à Apollonia, furent prises et dévastées par leur roi Boroistèa. Au temps de Tacite, leur domination dans ces contrées était encore entière; tandis que les Daces, si rapprochés d'eux par leur origine, contii,n dent sous leur roi Décebale à étendre toujours plus à l'ouest leur domination, arrivée alors à son apogée. Trajan,

il est vrai, avait soumis la Dacie ; mais il avait si peu ébranlé la puissance des Gètcs, que lors de la décadence de l'empire romain on le* vit reparaître régénérés dans les mémo* contrées; et bientôt, sous le nom de Goffis, ils remplirait le monde du bruit de leurs exploits.

Ce fut en l'an 9.37 de notre ère qu'ils envahirent pour la première fois le territoire de l'Empire Romain; et ils avaient déji dévasté toute la Thrace, lorsqu'en l'an 231 l'cinpeuur Décius mourut en Mésic, dans l'expédition qu'il entreprit contre eux; et son successeur Gallus fut réduit à leur acheter la paix. Mais déjà sousValérien 17 à 2fi0) ils commencèrent leurs expéditions maritimes, auxquelles s'associèrent d'autres peuplades d'origine soit sarmalc, comme les Boranes, soit germaine, comme les Hérulcs. Ils dévastèrent alors, sur la cote septentrionale de l'Asie Mineure, Pityus et Trébizonde ; dans une seconde campagne, ils tirent éprouver lemèmesortàChalcédoine, à Nicomédie, et à.Nicée, sur le Bosphore et sur la Propontide. Sous Gallien ils parurent dans l'Archipel av'ec l ,ooo vaisseaux, pillèlèrent Athènes Corinthe, Argo> tes les contrées environnante

Sparte, et ravagèrent toul'.n l'an 201) ils revinrent

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