GRATTAN
gratuit. La révolution a fait cesser ce reconnaissant plus qoe des contributions. Toutefois, 1s don gratuit était une vérité pour le clergé, qui était libre de s'en dispenser.
De toutes les annonces menteuses qui promettent quelque plaisir on quelque avantage gratuit, la plus ingéaieiue peut être fut ceHe qu'avait placée sur sa boutique un perruquier, probablement gascon on rouennais : « Demain «s rasera gratis. » Onuu.
GRATIS (Spectacles). Ce gratis-lï du moins n'a rien de fallacieux, et tient à la lettre ce qu'il promet... alVçari des spectateurs ; car le gouvernement se charge d'indemniser les directeurs de théâtre de ces représentations gratuites ; il leur alloue ordinairement en pareil cas le montant tm recette calculée au maximum; c'est pour les spectacles de la capitale un objet de trente mille francs, tu moins. Dans l'ancien régime , les spectacles gratis offraient un vif attrait au peuple, qui avait peu de théitres à boa marebé, et moins d'aisance pour roi en permettre l'attf*. La rareté, de ces représentations, qui n'étalent guère données qu'à l'occasion des naissances ou des mariages des prince; Je la famille royale , ajoutait aussi à leur clmrroe et a lenr effet L amour-propre de la classe inférieure y était en outre agréablement flatté, en voyant des corporations ouvrières occuper, dans ces solennités dramatiques, les loges du roi et de la reine ( voyez. Chabbonxikr ). Pendant la révolution, cette vanité avait un autre aliment dans la pompeuse rédaction des affiches, ou les représentations gratuites étaient annoncées en gros caractères, en ces termes : Diïivm pour le Pmik*. On fait maintenant avec Ini moins de façons : quand un modeste gratis par ordre, en caractère* ordinaires, l'a convoqué à l'une de ces fêtes du prolétariat , les places sont au premier occupant ; mais la prudente administration du théâtre a fait d'avance fermer son élégant foyer et enlever les portes des loges qui pourraient trop souffrir de l'empressement des curieux. Cest principalement vers l'Opéra, dont le haut prix lui es» habituellement moins accessible , que la foule se dirige dans ces occasions le poème, il est vrai, n'est guère intelligible pour ce public d'exception ; on pourrait encore y entendre ce mot naïf «Tune femme du peuple, quand les personnages exécutent an chœur : « Allons ! parce que c'est nous , les voilà qui chantent tous ensemble, pour avoir plus tôt fini . > Mais la <lao» légère et voluptueuse est à la portée de tous les yeux, et les spectateurs non (ayants n'ont pas pour elle moins dV plaudisseinents que les autres. Au surplus, on a observé a toutes les époques que dans les théâtres où l'on peut estendre ce que i l'on dit ces anditeurs d'un jour, bruyants dans les entr'actes, mais très-attentifs quand la pièce commence, en saisissent souvent les beautés avec un tact remarquai* : parfois aussi le jeu défectueux d'un acteur excite leur mécontentement , et ils s'arrogent alors un droit qu'a « P**1* ils n'ont point acheté en entrant Ocmv.
GRATITUDE. Voyez Htxomu&sAncx.
GRATTAN ( Henri ), célèbre orateur Irlandais, nsqwi à Dublin, en 17*6, d'une famille respectable. Soa pè* était juge-assesseur ( recorder) de DuMtn , et reprises1*' la métropole dans le parlement irlandais. Apres
avoir etol*
à l'université de Dublin , Grattait , qui se destinait su h*reau, se rend il à Londres, et devint membre du >f»Me>Tenpic en 17*7. Reçu avocat en 177a, sa carrière poSÏMp***mença en 1775 , lorsque , grâce à l'amitié dn feu W*1 lemoat, il fut élu dépoté pour le bourg de Cliarlooent, et • tarda pas à être au parlement le chef de Popposltk*. C>< à son éloquence que ses compatriotes turent ^***f 17M de l'abrogation de la loi rendue en 17!K> qui a»»*1 l'assemblée législative irlandaise soumise pour pactes a sanction du parlement anglais ; et on proclama alors »F* cipe, que le roi, les pairs et la chambre des ca»i«*«s°* lande ont seuls et uniquement le droit de faire les W« f°* la nation irlandaise. Son pays ne Ait point Ingrat, et ^ témoigna sa reconnaissance par un don gratuit de iot>.
GRATTAN - GBAVELLE
Ht. steil , qui sur su instances fut plus tard réduit à 50,000.
Il fat moins heureux dan» ses efforts en faveur de l'émancipation des catholiques; nu-sure de réparation, dont , quoique protestant, il prit toujours chaudement eu inain la défense. Le comte de Fiti- William , qui partageait tout à lait ses Idées à cet égard , fut rappelé ( 179»); et à quelques instants de la éclata la grande rébellion, si fatale à l'Irlande par ses conséquences. La douleur patriotique qu'il en ressentit lui fit prendre alors le parti de renoncer à ta carrière parlementaire; pour le déterminer a y rentrer, il fallait l'annonce des projets que le gouvernement anglais avait conçus pour opérer la fusion législative de l'Irlande et de l'Angleterre. Élu alors par la ville de Wicklow, il se rendit à la chambre quoique souffrant d'une fièvre nerveuse ; il était tellement affaibli, qu'il fut obligé de rester assis en parlant; mais comme il s'agissait de l'indépendance et de l'existence même de son pays , il redoubla d'efforts et se surpassa loimême. Après la suppression du parlement irlandais, Grattan se retira de la vie publique; mais quand , en i»05, on allait
discuter la questk
illioli
indit aux pressantes
instances de son ami Fox , et se présenta au bourg de Malton en Yorkslùre, qui l'appeb à faire partie de la chambre des communes. 11 y parla plusieurs fois en faveur des catholiques, et avait tellement changé l'opinion en leur faveur, que la majorité qui se montrait hostile a leur émancipation politique finit par ne plus être que de quatre voix. D'ailleurs Grattan appuya constamment le ministère dans sa lutte contre la France et Napoléon. Réélu par la ville de Dublin en 1806, il continua de la représenter en 1812, 1813, 1818 et 1S20. A l'avènement de George» IV , il vint encore à Londres, malgré l'état, de plus en plus chancelant, de sa santé, afin de soutenir la question catholique; mais sa maladie avait fait de tds progrès, qu'il succomba aux voyage, et mourut le 4 juin 1830.
Comme orateur, Grattan fut remarquable, par rénergic et la précision de son style, mais par la verve et l'originalité de son expression. Sa voix était faible et aiguë, mais son langage était si noble, ai majestueux, il alliait tellement la beauté à la force, la brièveté à la splendeur, le sublime des idées à l'éloquence des expressions , qu'il gagnait au premier abord et conservait jusqu'à la fin de son discours l'attention de la chambre. Comme tous les hommes remarquables de son époque » il était d'une bravoure ohevaleresque, et son intégrité était aussi grande et aussi éprouvée que sou courage. Sa vie fut une leçon morale, et la mort n'a ni terni ni affaibli sa renommée. Son fils a publié ses discours (4 vol., Londres, 1822).
A.-V*. KlKWAH, avocat mi Qnten.'* Bemch.
GRATTAS (Heruv), Alsdu précédent, futélu en 182» mem Iwe de la cluunbre des communes par la ville du Dublin ; mais aux élections de 1830 sa candidature succomba sous celle de son concurrent tory, Frédériek Shaw. Depuis 1832 il n'a pas cessé de représenter au parlement le comté de Meath ; et en IBM il se signala entre tous par la vivacité de son opposition au fameux bilhlit «les titres ecclésiastiques ( ivyez GHtAne-DecTAtitie). Son frère, James Gratta», a longtemps représenté le comté de Wicklow.
A la nvême (andUe appartient encore Thomas Coiaev- Gn vmn, consul d'Angleterre à Boston depuis 1830, elauteur du livre d'impressions de voyages intitulé : Highunys and Bytcays (8 vol., Londres, 1823-1827 ), ainsi que des romans : The Heuess o/ Bruges , Jacqueline oj Holland, Agnes of Uam/eldt , publiés de 1828 à 1838, et qui tous ont été bien accueillis par le publie.
GRATTE-BOIS, l oyea Cosses.
GRATTE-CUL, fruit de l'églantier.
GRATUIT ( Don ). Voyez Don Gratuit.
GRATUITE ^Consultation). Foyes Comcitawh, tome VI, p*ge*oa.
GRATUITE (École). Voyez Ecou: