‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 510 sur 614 · HABITATION · texte numérisé non relu

HABITATION

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etient peu l'eau, entourée d'arbres qui laissent passer courants d'air ainsi que la lumière , et quand elle est exposée à Test ou au raidi. Les plaines sont en général considérées comme moins salubres que les lieux élevés : néanmoins , celles qui ne sont ni marécageuses , ni dominées par des montagnes trop hantes , offrent plusieurs conditions avantageuses pour nos habitations; et c'est là que la plupart des villes ont été établies. L'air des lubres convient même mieux que celui des montagnes aux individus disposés aux irritations pulmonaires. Après lair, l'eau potable est une nécessité indispensable pour l'habitation de l'homme , et il serait superflu d'eu (aire ressortir ici l'importance.

La température du mMieu dans lequel nous respirons est un autre objet qui doit être considéré pour la convenance îles habitations de l'homme : ici , un degré modéré doit être recherché. Les latitudes très-chaudes ont des inconvénients, comme celles qui sont trés-froides. La vie s'y use plus vite. On se préserve d'ailleurs mieux de l'air froid que de l'air chaud. Sous les rapports de tem|>ci attire, la construction de nos maisons doit varier, et l'industrie humaine est parvenue à nous lournir aujourd'hui de nombreuses ressources.

Les demeures agglomérées sous le nom de villes sont moins salubres que les habitations isolées, surtout quand les réunions de maisons sont monstrueuses de Londres et de Paris. C'est dans ces localités que l'air est vicié : renouvelé souvent en quantité insuffisante, il est épuisé par la respiration des hommes et des animaux, comme aussi par d'innombrables fourneaux, dont le nombre augmente considérablement depuis l'invention des machin** h vapeur. Ces défauts ont été notablement corrigés dans les temps modernes; les efiorU constants de nos édiles pour faire disparaître des cités les foyers dont les émanation* suât délétères Ignorent certainement l'époque contemporaine; mais combien il reste à opérer d'améliorations pour la salubrité de nos habitations, et combien de vœux seront longtemps stériles sous ce rapport! ])r Chjuibonmer.

Il ABITATION ( Droit d' ) . C'est celui qu'une personne a d habiter la maison dont elle n'est pas propriétaire pendant sa vie ou durant un temps déterminé par le titre. Le droit d'habitation s'établit, comme l'usufruit, par la loi. Par exemple la veuve n droit d'habitation pendant un an a dater de la mort du mari , ou par la volonté de l'homme. Celui au profil de qui il existe doit en jouir en bon père de famille; il ne peut le céder ni le louer a un autre; il doit donner caution et faire un état des lienx ; il peut les occuper a\ec sa famille, quand même il n'aurait pas été marié a l'époque où ce droit a été établi en sa faveur. L'exercice de re droit se restreint à ce qui lui est nécessaire pour son habitation et pour celle de sa famille. En quelque main que le fonds soumis à l'usage d'habitation passe , l'usager l'y suit pour exercer son droit. H est tenu des réparations d'entretien et du payement des impositions ; mats il y contribue seulement au prorata , selon qu'il occupe les lieux en totalité ou en partie.

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