‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 524 sur 614 · HAGEDORN · texte numérisé non relu

HAGEDORN

ses, émutc de Hagedorn ; Liskow, le libraire Bolun , le mé- | deeio philosoplie Zimmermann, Murray, théologien an- j glais, etc , tels étaient les I tommes de mérite réuni» alors a Hambourg, et au milieu desquels notre Jeune poète se plaisait à vivre. La table rassemblait sourenl ces amis, qui s'y montraient plus fidèles aux leçons d'Épkrure qu'aux préceptes du Socrate , et ne s'y piquaient pas de sobriété. La goutte et une tiydropisie lurent pour Hagedorn les suites de cette vie trop joyeuse, et le raviient aux lettres le 2H octobre I7M, avant l'âge de quarante-sept-ans. Il mourut au reste en digne ami de l'étude, un livre k la main.

On pardonnait à Hagedorn un épicuréksme quil oubliait au sortir de table. Exempt de cupidité et d'ambition, il n'aimait que l'indépendance et les doux loisirs. Les beautés de la nature, la vie champêtre, dont il goûtait les charmes dan» une campagne sur les bords de l'Alster, annonçaient la douceur et la simplicité de ses mœurs Comme Gessner, il a écouté son cnur en chantant le calme et le bonheur des champs, et ii s'est dépeint dans ses ouvrages. Le mauvais goût introduit dans la poésie par Lohenstein et Hoffman-Waldau dominait en Allemagne, lorsque Hagedorn, formé par la lecture des anciens et des meilleur» poètes modernes entreprit de reformer le Parnasse allemand. Son t:rand mérite, que l'époque rend très-remarquable, fut de (aiie pader aux muses germaniques une langue plus pure, et de mettre l'art poétique d'accord avec la nature et le gonl. Le premier fruit do ses longs travaux fut un recueil de fables et de contes, qu'il publia en 1738, onze ans avant la naissance de Goethe. Ses tables furent les premiers bons apologues composés en allemand. Gellert, Liskow, Leasing, vinrent après lui. La naïveté, la concision, l'harmonie, un style coulant et pur, signalent le talent de Hagedorn , comme fabuliste : c'étaient des mérites absolument nouveaux au* delà du Rhin. Celui de l'invention lui appartient pour une partie de ses fables. Son poème de La Félicité; son conte du Savetier en belle humeur ; Le Savant ; un autre poème sur les Attributs de ta Divinité, sont les compositions le» plus admirées et les plus estimables de ce vrai père de la poésie allemande, digne de sa célébrité, quoiqu'il n'ait pas toujours su éviter, dans quelques-uns de ses essais poétiqu"S, recueil do grotesque et du trivial. Mais c'est surtout comme poète lyrique, ou plutôt comme chansonnier, que Hagedorn est justement renommé en Allemagne. La gaieté, la naïveté, la (inesse, nne ironie philosophique, distinguent un assez bon nombre de ses œuvre* légères. La Petite Fille; Ij? mois de Mai; V Éloge du Siècle t entre autres, ne seraient pas désavouées par les maîtres de la gaie science. Le recueil des Odes et Chansons de Hagedorn parut en

1747 ; ses Hpigiammes virent le jour trois ans après, en

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