ATLANTA — ATLANTIQUE
opérations de l’armée tédérale, qui aprds deux batailles | livrées sous ses murs les 23 et 25 juillet 1864, fut empor- —
tée d’assaut le 1°? septembre suivant par Sherman. Fondée en 1845, elle compte environ 15,000 habitants. Ses environs, fertiles en blé et en coton, contiennent aussi de Yor, du fer et d’autres métaux. P. Lousy.
ATLANTES, genre de mollusques rangé par quelques naturalistes parmi les ptéropodes, et par d’autres parmi les gastéropodes nageurs. L’animal des atlantes est proportionné a la grandeur de sa coquille. Son extrémilé antérieure la plus épaisse se partage en trois parties bien distinctes , dont la premiére est la téte; la seconde un pied considérable ; et la troisitme un appendice de ce pied , destiné 4 porter un opercnie. La téte, assez grosse, est en forme de trompe, et portée presque & angle droit sur un col assezlong. Son extrémité antérieure présente une petite ouverture buccale sans renflement labial. Vers le sommet se trouvent deux tentacules cylindriques, 4 la base desquels les yeux sont placés postérieurement sur des tubercules
de animal, et ont beaucoup d’éclat lorsqu’il est vivant. Le milieu du corps est formé par un grand pied comprimé, qui prend la forme d’une grande nageoire. Derriére ce pied s’éléve un appendice musculaire, 4l’extrémité duquel est fixé un petit opercule corné extrémement mince et transparent comme du verre. Les coquilles des atlantes ne sont pas parfaitement symétriques, comme on Va cru pendant longtemps; presque toutes sont discoides , aplaties. Toutes les atlantes
ont le test extrémement mince, transparent, fragile. Le |
dernier tour, dans les individus adultes, est symétrique et porte sur le milieu une caréne trés-saillante, mince, tranchante, dont Pextrémité antérieure vient aboutir 4 une fente, pius ou moins profonde, qui divise le bord en deux parties égales. L’ouverture, plus ou moins évasée selon les espéces, est longitudinale dans le plus grand nombre et ovale substranverse dans l’espéce de ia Méditerranée. Les aflantes sont des mollusques nageurs par excellence, et il leur suffit de rester immobiles pour s’enfoncer dans les profondeurs de la mer. On les rencontre surtout sous les mers voisines de l’équateur ; mais il y ena une, Vatlante de Keraudren, gui abonde dans la Méditerranée.
ATLANTES, terme d’architecture qui nous vient des Grecs, lesquels vraisemblablement l’avaient eux-mémes emprunté a la fable si connue d’Atlas supportant le ciel sur ses épaules. Il serf & désigner des figures ou des demi-figures @hommes tenant lieu de colonnes ou de pilastres pour soutenir un entablement. Dans le temple de Jupiter Olympien 4 Agrigente, on voit des atlantes sur une plinthe posée sur l’entablement placé au-dessus des pilastres delac elladu temple, et soutenant avec leurs tétes et leurs bras l’entablement sur lequel devaient reposer les poutres de la foiture. Les atlantes de ce temple avaient vingt-cing pieds de hauteur ; ils étaient par conséquent en pierre, correspondaient aux murailles de la cella et y étaient en partie adhérents.
Dans le tepidarium des bains de Pompéi, des atlantes, de terre cuite, en haut relief, recouverts de stuc du marbre le plus beau, et colorés de maniére 4 représenter la vie, sont rangés A égale distance autour de la salle, afin de supporter Ventablement duquel s’élance le plafond vouté. Les intervalles laissés entre les figures formaient des niches ou les baigneurs s’habillaient.
Dans l’architecture moderne des Italiens , on trouve souyent des atlantes supportant l’entablement placé au-dessus de l’entrée d’un palais oud’un jardin. I! en existe un colossal exemple a Milan, et la porte des jardins Farnése Rome, exécutéessur un dessin de Vignole, en fournit un autre
ATLANTIDE, ATLANTES. Les anciens géographes donnaient le nom d’Aélantide 4 une grande ile ou plutot 4 un continent qui existait selon eux dans des temps trésreculés en face et A loccident du détroit de Gibraltar.
Platon est le seul parmi les anciens qui nous ait laissé quelques détails sur !’Atlantide. Voici ce qu’il en a dit dans son dialogue intitulé Timée ; « Les prétres égyptiens racontérent 4 Solon un fait historique conservé dans leurs annales, et dont l’antiquité remontait selon eux a neuf mille ans. A cette époque il existait en face des colonnes d’Hercule une ile plus grande que la Libye (Afrique) et l Asie réunies, et qui s’appelait A¢lantide. Les rois de cette ile régnaient sur toute l'Afrique jusqu’a Egypte, et sur l'Europe jusqu’é la mer Tyrrhénienne. Ils voulurent pousser leurs conquétes plus loin ; mais les Athéniens, qui brillaient alors sur tous les peuples dans les arts de Ja paix et de la guerre, résisterent aux Atlantes ef les repoussérent. Peu aprés cette victoire, un grand tremblement de terre engloutit tout a coup Vile Atlantide : la mer qui porte son nom n’est plus navigable, elle est embarrassée par lelimon des fles détruites. » Il en parle encore dans le dialogue intitulé Critias.
Le récit de Platon fut adopté par les géographes grecs,
et de siécle en siécle la tradition de lexistence et de la trés-courts. Ces yeux sont grands en proportion de la taille |
destruction de Vile Atlantide passa jusqu’d nous. L’opinion généralement répandue dans Vantiquité était que lOcéan au dela des Colonnes d’Hercule était tout & fait iInnavigable; on la retrouve dans tous les géographes grecs. Les Phéniciens et les Carthaginois, qui naviguaient de Cadix en Bretagne et sur les cétes d’Afrique, ne la combattirent pas, mais ils ne paraissent pas avoir propagée. Himilcon, un des amiraux de Carthage chargés de reconnaitre les cétes de|’Océan al’occident de Cadix , et dont Ja relation nous a ié conservée par Rufus Festus Avienus , dit simplement qu’au de 1a des Colonnes d’Hercule s’étend une vaste mer qui n’a point de limites. Il est possible, en toute rigueur, qu'il ait existé une ile Atlantide, submergéea la suite d’un tremblement de terre; mais i’ n’est aucunement probable que cet événement soit assez récent pour avoir été connu par les prétres égyptiens. Des navigateurs anglais croient cependant encore a l’existence sous-marine de la grande ile , ou plutét du grand continent submergé, dont ils assignent la position 4 de trés-faibles distances de l’Afrique occidentale et du golfe du Mexique. Is fondent leur opinion sur les énormes goémons qui y croissent ef qui embarrassent souvent la marche des navires et sur un formidable courant quirégnerait autour. Gal G. pz VAuponcourr. ATLANTIDES. Voyez Hespérines, ATLAS ef PLEIADES. ATLANTIQUE ( Océan), ainsi nommé, soit & cause du mont Atlas, soit 4 cause de la célébre Atlantide de Platon. L’océan Atlantique, qui sépare le nouveau monde de ancien, est en communication libre avec les mers gla-
' ciales des deux pdles. Le parallélisme remarquable de ses
cétes opposées lui donne plutét l’aspect d’un immense torrent que d’une mer ouverte. Au nord, il découpe les cétes d’Amérique par la baie d’Hudson, le golfe Saint-Laurent, le golfe du Mexique et celui des Caraibes , 4 pew prés comme celles de l'Europe par la mer Baltique ef la mer du Nord, le golfe de Gascogne, la Méditerranée et la naer Noire. Au midi, au contraire , les cotes de l’Amérique comme celles de l'Afrique offrent trés-peu de coupures. A l’enfoncement du golfe de Guinée en Afrique correspond le renflement du Brésil, de méme que la protubérance de fa Sénégambie et du Soudan répond a l’enfoncement de la mer des Antilles. Depuis le quinziéme et le seizitme siécle locéan Atlantique est la grande route des nations civilisées de l'Europe ; il est sillonné dans tous les sens par leurs vaisseaux , selon la direction des courants et des vents. Trois grands courants traversent l’Atlantique, ce sont: 1° le cowrant équinoxial, de Vest A Vouest , 8 peu prés sous l’équateur ; 2° le courant septentrional, connu sous lenom anglais de gulfstream (courant du golfe), de l’ouest aVest, entre les 36° et 44° de latitude nord ; 3° le courant méridional, de Vouest alest, entre 3° et 4° de latitude sud. !
Les iles ne sont nombreuses dans l’océan Atlantique
que prés des cétes de l'Europe et de V Amérique; en pleina mer, on en trouve infiniment moins que dans le Grand- Océan. Les stations les plus importantes sont VIslarde et les iles Force entre Europe et l'Amérique polaire, les Acores et les Bermudes entre l'Europe, l'Amérique centrale et la partie meridionale de ?Amérique du Nord , l’Ascens‘on, Sainte-Héléne, la Trinilé, Tristan-da-Cunha entre l'Afrique et !Amérique meridionale, les iles Malouines, la Géorgie australe et Parchipel de Sandwich entre Amérique méridionale et les terres polaires antarcliques. Relativeinent a son étendue, l'océan Atlantique est la seconde mer du globe : i] oceupe une superticie de 894,300 myriam. carrés.
ATLANTIQUE (Format). Voyez Attas (Libra 7@).
ATLAS, un des Titans, fils de Japhet et de Clyméne , et frére de Menatius , de Prométhée et d’Epiméthée, épousa Pléune, fille de Océan, ou Hespéris, fille de son frére, qui le rendit pére des Atlantides ou Pléiades. Ayant voulu escalader le ciel avec les autres Titans, il fut condamné par Jupiter 4 porter la vodte céleste.
D’autres écrivains, plus modernes, racontent qu’Atias était un roi puissant, trés-versé dans l’astronomie. On compte méme trois personnages de ce nom, l'un Maure, lautre Italien, et le troisitme Arcadien. Le premier, qui possédait de nombreux troupeaux, ayant appris de oracle de Thémis qu’il serait détroné par un descendant de Jupiter, voulut, pour échapper a cette prédiction, chasser de ses Etats Persée, qui était venu lui demander Vhosp'talité et qui, pour se venger, fit briller 4 ses yeux la téte de Méduse, et le métamorphosa en montagne.
Atlas, d’aprés la premiére version , ne supporta pas foujours sur ses épaules le poids du ciel. On retrouve Hercule prenant un instant sa place, tandis qu’il va lui chercher les trois pommes d'or des Hespéri-es, et obligé de recourir a la ruse pour que le gigantesque Titan reprenne son fardeau, Des sept Atlantides, six eurent les dieux pour amants. Une seule, Mérope , épousa un mortel. Quelques mythographes nous muntrent Atlas emporté par les vents et prenant enfin une étoile pour domicile.
Les idées que les anciens se faisaient de la vote du ciel et de ses rapports avec la terre, idées d’aprés lesquelles le ciel devait reposer sur un corps solide, introduisirent dans la géographie un nom qui appartenait originairement a la mythologie et & la cosmographie Voyez At.as (Géographie).
ATLAS (Géographie), systtme de montagnes trésétendu, qui par ses chainons, ses contre-forts et ses plateaux occupe toute la partie nord- ouest de l'Afrique. C’est a tort que !es géographes ont considéré le grand et le petit Allas comme deux chaines distinctes courant l'une a coté de l'autre. Les explorations mo lernes ont démontré que l’Atlas n'est pas précisément une chaine de montagnes, mais qu'il se présente plut6t comme un systéme excessivement irrégulier, composé d’une quantité de chainons, de groupes et de montagnes isolées courant dans toutes les directions et relics entre eux soit par des nauds, soit par des rameaux, et souvent méme par une suite de collines.
Au sud, les limites de l’Atlas s’étendent depuis le cap Notin, sur locéan Atlantique, jusqu’au golfe de Cabés, ou petite Syrte, en face ile de Gerbi. Au nord, il longe la céte méridionale de la mer Méditerranée, depuis le cap Spartel et fe détroit de Gibraltar jusqu’au cap Bon, au nord-est de ‘Lunis; ses contre-forts et ses terrasses bordent locéan Atlantique ; le rivage est tantot sablonneux et bas, tantot formé par des rochers a pic, qui n’atteignent pas d‘ailleurs une grande hauteur, excepté au cap Ger et sur quelques points isolés de médiocre étendue. La céte le long de la Méditerranée, entre le cap Spartel et le cap Bon, est généralement escarpée et parsemée de falaises; en quelques endroits elle atteint une hauteur considérable , qui persiste sur une assez grande étendue de terrain. Entre le cap Bon et le golfe de Cabés, elle est également le plus souvent formée de rochers