PLU
d’enlever Proserpine , fille de Dio ou de Cérès. Il était généralement bai et redouté , ainsi que tous les dieux infernaux , parce qu’on le croyait inflexible. Aussi ne lui érigeait-on ni temple ni autel , et l'on ne composait point d’hymnes en son honneur. Les Romains l’avaient mis nonseulement au nombre des douze grands dieux; mais parmi les huit dieux choisis , les seuls qu’il fût permis de représenter en or , en argent , en ivoire. Plutou est ordinairement représenté enlevant Proserpine , et la portant évanouie de terreur sur le char qui doit la conduire dans son royaume. On lui donne une barbe épaisse eftin air sévère. Souvent il porte un casque sur la tête. C’était un présent des Cyclopes, dont la propriété était de le rendre invisible; et c’était surtout lorsqu'il portait cette armure, qu’on le surnommait Orcus , le Ténébreux. La tête de ce dieu est quelquefois surmontée d’un vase semblable à celui de Sérapis, mais recourbé dans le haut comme une cucurbite. Il parait souvent assis sur son trône d’ébène ou de soufre , tenant tantôt un sceptre de la main droite , tantôt des clefs , pour exprimer que les portes de la vie sont fermées sans retour à ceux qui parviennent dans son empire. Souvent on le voit dans un char de forme antique, traîné par quatre chevaux noirs et fougueux. L’un des attributs qu’on place le plus souvent auprès de lui . c'est le cyprès, dont le feuillage sombre et lugubre a toujours semblé consacré à la mélancolie et à la douleur. Ceux qu'on lui dévouait en étaient couronnés, et les prêtres de ce dieu portaient toujours des vètemens parsemés de feuilles de cet arbre. Dans le nombre des plantes qui lui étaient consacrées , outre le narcisse , la capillaire et les feuilles de l’ébéuicr , on distinguait encore le satyrion , plante que les anciens nommaient sérapion , parce qu’on la plaçait sur les autels de Sérapis , le même que Plulon.