SIN
cérémonies de religion, se passèrent aussi d’abord de ces représenlations sensibles ; et, à leur exemple, les Romains honorèrent les dieux pendant plus de cent soixante-dix ans , sans leur consacrer des statues. L’usage néanmoins de celte superstition est de la plus haute antiquité chez les Grecs. Gecrops , roi d Athènes , introduisit le premier en Grèce le culte des idoles. Avant lui , ces peuples grossiers adoraient des figures informes. Peu à peu ils leur donnèrent une figure, et choisirent celle de l'homme, sous laquelle ils se représentaient la divinité. On fit d’abord ces simulacres desimpie bois, et les Romains n’en eurent que de celte sorte jusqu'à la conquête d’Asie ; puis d argile. On les fit ensuite de marbre , d ivoire , d’argent cl d or. On couronnait ces statues, et on choisissait pour faire la couronne , la matière agréable à chaque divinité, et sous sa protection. Les Romains consacraient les statues des dieux avec certaines cérémonies , et croyaient, d’après cela, que les dieux venaient les habiter; ce qui leur faisait donner a ces simulacres les noms mêmes des dieux qu’ils s’imaginaient résider dans les temples.
SINCERITE. Ripa l’exprime par une femme vêtue d étoffe d or, qui porte un cœur sur sa main, et presse de l’autre contre son sein une colombe. Ses traits nobles, son air calme , la candeur qui x-espire sur son visage , inspirent l’amour et la confiance.
SINGES. Ces animaux étaient en grande vénération en Égypte , d ou ils passèrent dans l'ile de Pithécuse , qui leur dut son nom. Chez les Romains , au contraire , c’était un mauvais présage de rencontrer un singe en sortant de sa maison. Cet animal est le symbole de l imitation. On 1 a donné pour attribut à la comédie. V. Thalie , Ha-