TOM. H
2 KOE
K.ER. Êtres personnifiés . par lesquels l'antiquité se représentait les causes immédiates, quelquefois violentes, mais toujours désagréables, de la mort. Dans Hésiode, ainsi que dans Homere , un Krr , (ils de la Nuit, est représenté ayant un vêtement couvert de sang, avec des yeux, terribles, et grinçant des dents , traînant sur le champ de bataille, et par les jutnbes , des mourans. des blessés, et d'autres qui ne le sont pas. Hésiode parle de plusieurs autres Kers; ils sont de couleur noire; ils montrent leurs dents blanches, avec des grincemens et en lançant des regards effroyables. Ils suivent les guerriers qui vont au combat ; lorsqu'il en tombe un, ils lui enfoncent dans le corps leurs énormes griffes , et sucent son sang jusqu'il ce qu'ils en soient rassasiés; après quoi ils jettent le cadavre de cilté, et s’empressent de rejoindre la mêlée , pour avoir de nouvelles victimes. Ils traînent des cadavres après eux , et assomment les mourans avec des masses et des haches d'armes. Ces représentations se rupportent à la manière barbare dont on traitait les ennemis tués, dans les temps les plus reculés. Dans la suite . les mœurs s'étant adoucies, on se forma sur les Kers des idées beaucoup moins horribles.
KERAON, dieu que les Spartiates honoraient comme l'inventeur des festins sur la terre. Daitès, Deipkcs , Splaschsotomos.
KERAl'N'OSC'OPIE, divination par l'observation de la foudre. Rac. keraunos , foudre.
KIONES , idoles communes eu Grèce, ne consistaient qu’en pierres oblongues. Rac. Kion , colonne.
KOES, KOIES, KOIOLES, prêtre qui recevait la confession de ceux qui voulaient être initiés aux mystères de Samothrace, et purifiait ceux qui étaient coupables de quelque meurtre.