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dit que la Terre s'appelle Vesta , parce qu'elle se soutient par son propre poids : sud vi slul. On représentait celle Vesta sous la figure d’une femme qui tient un tambour à la main, pour marquer la terre qui renferme les vents dans son sein. ( K Cybèle , Rhéa , Terre. ) — 2. Fille de Saturne et d Ops, ou Rhéa, ou Vesta vierge . était la déesse du feu , ou le feu même. llac. hestia, feu ou foyer des maisons. Son culte , à Rome comme en Grèce , consistait principalement à garder le feu qui lui était consacré , et à prendre garde qu'il ne s'éteignit. Une des manières les plus ordinaires de la représenter était en habit de matrone, vêtue de la stola , tenant de la main droite un flambeau ou une lampe, ou une patère ou vase h deux anses , appelée capeduncula ; quelquefois aussi un Palladium, ou petite Victoire. Numa Pompilius lui fit bâtir à Rome Un temple où l'on entretenait le feu sacré avec tant de superstition, qu'il était regardé comme un gage de l'empire du monde; que l'on prenait comme un pronostic malheureux , s'il venait à s'éteindre , et qu’on expiait cette négligence avec un soin et des inquiétudes infinies.
VESTALES , nom que donnaient les Romains aux prêtresses de la déesse N’esta. Ils les choisissaient vierges. L'occupation la plus importante et la plus essentielle des vestales , celle qui exigeait toute leur attention , était la garde du feu sacré. Ce feu devait être entretenu jour et nuit; la superstition avait attaché les conséquences les plus terribles à son extinction. Les vestales qui avaient violé la virginité étaient beaucoup plus sévèrement punies que celles qui avaient laissé éteindre le feu sacré, ün les enterrait toutes vives. Ces prêtresses étaient dédommagées de la crainte et des devoirs pénibles de leur état par des privilèges glorieux et des honneurs extraordinaires. Elle* avaieut dans la ville tout le crédit que donnent la
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sagesse et ]a religion. On les employait souvent pour rélablir la paix dans les familles , pour réconcilier des ennemis , pour protéger le faible et désarmer l'oppresseur. Cet ordre célèbre se maintint long temps dans un état de lustre et de splendeur. Enfin, Théodose et Honorius ayant réuni h leur domaine tous les biens destinés à l’entretien des temples et des sacrifices , ceux des vestales ne furent probablement pas épargnés. On les représente avec un voile sur la tète, tenant dans les mains une lampe allumée, ou un petit vase à deux anses, rempli de feu; quelquefois on place la prêtresse auprès d’un autel antique sur lequel est un brasier allumé.
YESTALIES , fête romaine en l’honneur de Vesta. On faisait ce jour-là des festins dans les rues, et I on choisissait des mets qu’on portait aux vestales pour les olfrir à la déesse. On ornait les moulins de bouquets et de couronnes : c'était la fête des boulangers. Les dames romaines se rendaient à pied au temple de Vesta , et au Capitole où était un autel consacré à Jupiter Pistor, c'est-à-dire boulanger, ou protecteur des grains de la terre.
VESTIBULE, entrée de la maison dédiée à Vesta, quasi t'esta: stabulum , parce qu'on s’y arrêtait avant d'entrer, stabant.
VEUVE. V. Cheiu.
VIALES , dieux qui présidaient aux chemins. C’étaient Mercure, Apollon, Bacchus, Hercule, dont les Romains mettaient ordinairement les bustes sur des colonnes, le long des grands chemins. On donnait aussi ce nom aux Pénates et aux Lares. On leur sacrifiait des pourceaux.
VIATOR, surnom d’Hcrcule ; les voyages et les voyageurs étaient placés sous sa protection.
VIBILIE , déesse des voyageurs , qui l'invoquaient surtout quand ils étaient égarés de leur chemin.