‹ Dictionnaire de la fable. Adopté par le Conseil de l'instruction publique pour les colléges et autres maisons d'éducation (volume 2)Chapitre 33 sur 267 · MIL · texte numérisé non relu

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ment «le Junon. On donne aussi cette épithète k Cybèle , ou Te lias , parce qu’on immolait h Maïa une truie pleine, victime propre h la Terre. — 2. Fille de Faunus et femme de Vulcain. On faisait un sacrifice K Maïa an premier jour de mai , et on lui offrait du vin dans un pot de miel.

NAIN. Elle était, chez les Égyptiens , le symbole do la force, et chez les Romains de la foi. La main a aussi clé regardée comme le symbole de l’autorité et de la puissance. Zenon, chef du stoïcisme, représentait la dialectique sous l'emblème d’une main fermée, et l’éloquence sous celui d’une main ouverte.

MAllS, épithète de Jupiter, qui marquait sa supériorité sur tous les autres dieux. C’était la divinité suprême des Tusculans , vraisemblablement la représentation virile do la terre divinisée.

MA J EST A , divinité romaine, fille de l’honneur et de la dresse Reverentia , avait donné son nom au mois de mai.

MAJl MA , fêtes qui, des celtes de la Palestine, passèrent chez les Grecs et les Romains, qui les célébraient en l'honneur de Maïa et de Flore.

MALA, dénomination sous laquelle la Fortune avait un temple dans le quartier des Esquilics à Rome.

MAL AC 11 BELL S, nom que les Palmyréniens donnaient à la Lune, qu’ils adoraient comme un dieu , et qu’ils représentaient en homme' avec un croissant et une couronne. Rac. malach , roi; baal, seigneur. T. Aulibolus.

MALADIES. Les anciens les divinisaient. Virgile les place dans le vestibulo des Enfers.

MALEÆLS, MA LE ATÈS , Jupiter et Apollon adorés au cap Malée, en Laconie.

MA LE VOLA SIGNA , statues de mauvais augure ; les statues de Mercure, appelées ainsi parce qu’elics rappelaient l'idée des Enfers.

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MALICA, nom (l’Hercule chez les Amathusiens.

MALI S , suivante d’Omphale. aimée d’Hercule durant l’esclavage de ce héros à la cour (le cette princesse.

MALLOPHORE, Cérès, déesse tutélaire des troupeaux de brebis. Rac. inallos , toison.

MALLUS, endroit où les Celtes s’assemblaient pour les cérémonies. Ils entendaient par ce moL le sanctuaire où la divinité aimait k se manifester d’une façon particulière.

MALYALES , fêtes célébrées par les dames romaines en l'honneur de Matuta.

M AMBRÉS , un des magiciens qui s'opposèrent à Moïse dans l'Égypte, et qui imitèrent , par leurs prestiges, les prodiges du législateur juif.

MAMERS, MAMERTUS, noms de Mars chez les Osques.

MAMMON ou MAMMONA, dieu des Syriens, présidait aux richesses. Milton le met au nombre des anges rebelles, et le fait agir et parler conformément a son caractère. V. Plutus.

MAMMOSA , Cérés , représentée avec une infinité de mamelles , comme nourrice du genre humain. — 2. Épith. de la Fortune.

MAN A, déesse des Romains, présidait aux maladies des femmes. On lui olfrait en sacrifice do jeunes chiens qui tétaient.

MA NCO-CAPAC, législateur et dieu des Péruviens, était, ainsi que sa femme, enfant du Soleil. Cet astre les ayant chargés (l’instruire et d’humaniser le Pérou , ils se guidèrent au moyen d’une verge d’or que leur père leur avait donnée. Arrivés dans la vallée de Cusco , la verge s'abima en terre, d'où ils conclurent que cet endroit devait être le siège de leur empire. Aussitôt ils commencèrent leur mission , et convertirent un grand nombre d’hommes

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au culte ilu Soleil. Bientôt après, Manco-Capac devint leur ynca . ou roi, et leur donna des lois sages. Après su mort , il fut divinisé par ses sujets.

M A NES.div iuités auxquelles les anciens cnit donné pour mère la déesse Mania. Tantôt ils les prenaient pour des aines séparées du corps, tantôt pour les dieux infernaux, ou simplement pour les dieux et les génies tutélaires des défunts. Kn Italie et en Grèce , les mânes étaient invoqués comme des dieux; ou leur élevait des autels, et on leur offrait des taureaux pour les engagera protéger les champs, à épotiv anler les rav isseurs desfruits. Les tombeaux étaient sons leur protection . chaque épitaphe portait en tète Dis manibus. Les lieux destinés à la sépulture des morts, toujours dédiés aux dieux d’en lias, tliis in/eris , étaient appelés loca religiosa; tandis que ceux dédiés aux dieux d'en haut, tliis superis , étaient nommés loca sucra. Le cyprès était consacré aux dieux Mènes. Le bruit et le son de l'airain et du fer leur étaient insupportables , et les mettaient eu fuite, ainsi que les ombres des enfers. Mais la vue du feu leur était agréable : aussi tous les peuples d’Italie renfermaient dans les tombeaux des lampes tétragones. Sur des monumeus antiques, les dieux Mènes sont appelés tantôt tlii sacri , tantôt dii patl'ii , dieux protecteurs de la famille.

MANES, fils de Jupiter et de la Terre, époux de Callirhoé . fille de l'Océan , fut père de Colys, cl succéda à Méon au royaume de Lydie.

MANIA . déesse romaine. Elle passait pour la mère des Lares. On lui offrait le jour de sa fête des figures de laine en pareil nombre qu’il y avait de personnes dans chaque famille.

MANTES, déesses que Pausanias croit les mêmes que les Furies, ltac. mainestluii , être en fureur.

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MANITOU- Les habitons de la baie de Hudson ,, et la plupart des sauvages de l'Amérique septentrionale, appellent ainsi un certain esprit qu'ils s’imaginent être renfermé dans toutes les créatures vivantes ou inanimées. Chacun de ces sauvages choisit pour son manitou le premier objet qui frappe ses sens, et l'honore comme sa divinité tutélaire. Le bon s’appelle Kitchi-Manitou , et le mauvais Matchi-Manitou. On peut mettre ces divinités au rang des fétiches et. des mokissos.

MANSIONES S ALIORUM , maisons où les Saliens déposaient leurs boucliers , dans le temps de la fête , durant laquelle ils se promenaient par la ville.

MANNUS , (ils de Tuislon , passait parmi les Germains pour un des fondateurs de la nation. 11 était honoré comme vin dieu.

MANTEAU. V. Borée.

MANTICLUS, surnom sous lequel Hercule avait un temple hors de Messine, bftli par Manticlus.

MANTINEUS, fils de Lycaon, premier fondateur de Mantinée.

MANTIS, devin ; épithète d’Apollon.

MANTO, prophétesse, fille de Tirésias. Thèbes ayant succombé sous les efforts des Épigones, dans la deuxième guerre de Thèbes , Manto fut amenée avec les prisonniers à Claros en Asie, où elle établit un oracle d’Apollon. Ce fut là que déplorant sans cesse les malheurs de sa patrie, elle fondit en larmes : et ses pleurs formèrent une fontaine et un lac dont les eaux communiquaient le don de prophétie, mais d’un autre cêté, elles abrégeaient la vie. — 2. Prophétesse d’Italie, eut. du Tibre un (ils nommé Ocnus , qui fonda une ville, et l’appela Mautoue , du nom de sa mère. On la confond avec Manto 1.

MANTURNA, déesse à laquelle les Romains sadres-

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saient pour (pic la nouvelle épouse se plût dans la maison de son mari. Hac. munere , demeurer.

MA IV TUS ou MAJNUS , diminutif do Summauus , nom étrusque de Pluton.

MARATHON , fils d' Épopée, petit-fils d'Aloéus , craignant la colère de son père, s'établit dans la partie maritime dcl'Attiquc. — 2. Héros, accomplit un ancien oracle en s'offrant volontairement pour être sacrifie à la tète des troupes. — 3. Bourg de l'Attique , dans la tribu Ajautide , célèbre dans la fable par la victoire de Thésée sur un taureau furieux qu'il sacrifia à Apollon Delphinicn. Les habitait.* honoraient Hercule d'un culte particulier.

MAR A THON IA V1RGO, Érigone, native de l’Attiipie.

MARCll S , fameux devin dont les livres avaient prédit la déroute de Cannes, et sur une prophétie duquel des jeux furent établis en l’honneur d’Apollon.

MARDI , troisième jour de la semaine, consacré h Mars, était personnifié sous la figure de ce dieu.

MARIANT S, surnom de Jupiter, de C. Marins , qui fit ériger un temple è ce dieu.

MA RICA, nymphe, épouse de Faunus et mère de Latinus. Les habitans voisins du bois qui lui était consacré près de Miuturncs, avaient pour cet endroit une profonde vénération. Il y avait un temple de Vénus que l’on croit la même que Circé.

MARINA, V énus , née des flots de la mer.

MARINI, dieux marins, Neptune, Néréc , l’Océan , et une foule d'autres sous les ordres des trois premiers. On les représentait sous la figure de vieillards à cheveux blancs, par allusion à l’écume de la mer; quelques uns finissaient en poisson.

MARINI S, Jupiter considéré comme régnant sur les eaux de la mer.

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MARIS, fils d’Amisodar, voulant venger son frère Atymnius tombé sous les coups d1 Antiloque, fut tué par Trasymède, autre fils de Nestor.

MARITIMUS, surnom de Jupiter parmi les Sidoniens , peuplo adonné à la navigation.

MARMARINUS, surnom d’Apollon , de son temple à Marmarium.

MARMAX , un des poursuivans d’Hippodamie , tué par OEliomaüs.

MARNAS, seigneur; divinité de Gaza , qui lui avait érigé un beau temple , et célébrait en son honneur des jeux et des courses de chars.

MARNE, rivière de France. Son attribut ordinaire est une écrovisse.

MARON , compagnon d’Osiris , entendait parfaitement la culture de la vigne , et donna son nom à la ville de Maronée en Thrace, fameuse par ses bons vins. Il fut honoré comme un dieu par les Égyptiens. — 2. Fils d’Évanthe, grand-prêlrc d’Apollon a Ismare, fit présent à Ulysse d'excellent vin , en reconnaissance de ce que le héros grec , respectant son caractère , l’avait sauvé du pillage, lui , sa femme et ses enfans.

MARONEUS, surnom de Bacchus; de Maronée, ville de Thrace , ou de Maréotis , vignoble célèbre près d’Alexandrie.

MAROTTE, image ridicule , avec un visage devant et derrière, coiffée d'un bonnet de diverses couleurs, au bout d’un petit bâton que portaient ceux qui contrefaisaient les insensés. On en met une entre les mains de la Folie et de Momus.

MARPESIE , reine des Amazones , soumit les habitans du Caucase , et donna son nom à cette montagne.

MARPESSE, fille d’Évenus, roi d’Étolic, enlevée

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, label par Mas, Ms d'Apharée, puis par Apollon, et devenue maîtresse de son choix, se décida en faveur d'Idas.

MARS ( Mois de ). C'était le premier mois de 1 année ; ! les Romains lui avaient donné Minerve pour divinité tutélaire, quoiqu'il prit son nom du dieu Mare. 11 était symbolisé par un homme vêtu d’une peau de louve, allusion à la nourrice de Rémus et de Ronmlue. Aiisone place aupresde lui un bouc pétulant, une hirondelle «pu gazouille, un vase plein de lait , qui, avec l'herbe verdoyante, annonce le retour du printemps. Les modernes 1 ont représenté dans une contenance titre , coiffé d'un casque , vêtu d’un lml.it de couleur tannée, image de la terre encore privée de sa parure. La guirlande qui entoure le bélier, indique la première verdure , et un bœuf qui laboure annonce les semailles qui sc font dans ce mois.

MARS, dieu de la guerre, fils de Junou. La déesse, jalouse de ce que Jupiter avait fait sortir l’allas de son cerveau, résolut d'aller en Orient chercher les moyens de devenir mère sans le secours de son mari, J- a liguée de la route, elle se reposa près du temple de l lorc, qui lui demanda le sujet de ce voyage. L’ayant appris , elle lui montra une fleur qui croissait dans les champs d’Oise, et dont le seul attouchement produisit cet admirable ellet. On commit , 1- le jugement de Mars au conseil des douze , heux . pour la mort d'Hallyrnlhius , (ils «le Neptune. Mars se défendit si bien, qu’il fut renvoyé absous. 2« La mort de son fils Ascalaphus, tué au siège de Troie, q»« »» courutvengerlui-mème. 3" Sa blessure par Didmide, dont Minerve conduisait la pique. \" EnGn , les amours de Mars cl de Vénus chantées «laus VQdjrstée cl dans Ovule, dercts invisible tendu par Vulcain, et les captifs mis en liberté par l’époux déshonoré , et s'envolant , 1 un en I hracc <•

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l'autre h Paplios. Les poètes donnent à Mars plusieurs femmes et plusieurs enfans. Il eut Hermione de Vénus ; Remus et ltomulus de Rhéa; et de Thébé, Évadné. femme de Capanée. On immolait à Mars le taureau , le verrat et le bélier; quelques peuples lui sacrifiaient des chevaux ; les Lusitaniens, des boucs, des chevaux, et même des prisonniers de guerre; les Carions, des chiens; les Scythes et les Saracorcs , des .ânes. Le coq et le vautour lui étaient consacrés. On le mettait quelquefois dans la classe des divinités infernales. Les monumens représentent Mars d’une manière assez uniforme, sous la figure d’un homme armé d’un casque, d’une pique et d’un bouclier; tantôt nu, tantôt avec l'habit militaire, même avec un manteau sur les épaules; quelquefois barbu, mais le plus souvent sans barbe; avec le bâton de commandant à la main, et portant sur la poitrine une égide avec la tête de Méduse. On le voit aussi sur un char trainé par des chevaux fougueux , qu’il conduit ou laisse diriger par Bellone.

MARSÉ , fille de Thestius , mère de Bucolus.

MARSES , peuples d’Italie ; ils se vantaient de posséder le secret d’endormir et de manier sans danger les serpens les plus venimeux.

MA11SPITER,- surnom de Mars, composé de Mars et de Puter.

MARSUS, fils de Circé, roi des Toscans, auteur de la science des augures. Les Murses prétendaient tirer de lui leur origine.

MARSYAS, fils d'Hyagnis , de Célène en Phrygic, inventeur de la flûte , mit le premier eu musique les hymnes consacrés aux dieux. Attaché à Cybèle , il l’accompagna dans tous ses voyages. Fier de ses nouvelles découvertes, Marsyas eut la hardiesse de faire un défi à Apollon. Le dieu, indigné, attacha Marsyas à un arbre, et l’écorcha

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tout vif. —2. Fleuve de Phrygie, dut son nom au satyre Marsyas , ou parce qu' Apollon, touché de compassion, le changea en un fleuve de ce nom ; ou parce que les Nymphes, les Satyres, etc. , privés du plaisir que leur causaient les accords de sa flûte , versèrent tant de larmes qu'elles formèrent une rivière.

MARTEA. V. Hères.

MARTEAU. V. Vclcaik.

MARTHESIE , reine des Amazones, régna avec Lampéto.

MARTIALES LA RI NI , ministres publics du dieu Mars.

MARTIALES . Junon, armée de tenailles de forgeron.

MARTIAUX, jeux romains, institués en l'honneur de Mars.

M A RTllIS , surnom sous lequel les guerriers invoquaient Jupiter au commencement des combats.

MASARIS, Bacchui chez les Cariens; de Ma, une de ses nourrices , et d Arès , nom grec de Mars.

MASCULA. surnom de Vénus et de la Fortune.

MASQUE. Sur les médailles romaines, c'est un symbole des jeux scéniques, y. Tiialie, May es, Iabi.e, Hypocrisie. Les anciens se servaient de masques non seulement sur le théâtre, mais encore dans les festins, dans les triomphes, dans les guerres , dans les fêtes des dieux, surtout aux Bacchanales , et quelquefois dans les funérailles.

MASSICUS, un des chefs qui s’embarquèrent avec Énée sur la flotte étrusque, conduisait les guerriers de Clusium et de Coses.

MASSUE, symbole ordinaire d Hercule. Après le combat des Géans , il consacra la sienne à Mercure. Elle était d'olivier sauvage , prit racine , et devint un grand arbre.

MATERA, un des surnoms de Minerve, a laquelle

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