‹ Dictionnaire de la fable. Adopté par le Conseil de l'instruction publique pour les colléges et autres maisons d'éducationChapitre 1 sur 268 · ODE ET WODON, IMPRIMEURS -LIBRAIRES · texte numérisé non relu

ODE ET WODON, IMPRIMEURS -LIBRAIRES

nV'E DES l'IERRES, N" II S;.

MDCCCX.WIII

AVERTISSEMEOT.

Depuis long-temps Chompré seul est en possession de donnei’ aux enfans les premières notions de la Mythologie Grecque et Romaine. Depuis long-temps aussi chacun sent le besoin d’un ouvrage du même genre que le sien , mais plus complet et plus approfondi.

Des personnes zélées pour l’instruction de la jeunesse, et dont l’opinion est pour moi du plus grand poids , m’ont persuadé que le public attendait ce travail de l’auteur de la Mythologie universelle, et que je devais, par ce nouveau tribut, répondre à l’accueil dont il l’avait honorée.

Un pareil motif ne me pei’meltait ni excuses , ni délais, et sur-le-champ je me suis livré à cette rédaction, avec l’activité qu’inspire toujours le désir d’être utile, sans me dissimuler pourtant les ilifficultés de l’entreprise.

En effet, en évitant la sécheresse et les omissions, il est pour les abrégés un autre écueil à craindre, celui de la prolixité et de la redondance. Il faut à l’abréviateur de la précision sans aridité, et de l abondance sans confusion. Des notions exactes et

puisées dans les sources, des énoncés rapides pour les personnages moins impoi’tans , des développemens plus étendus pour ceux de première ligne; une critique judicieuse pour admettre ou pour rejeter; un style simple, clair et correct; un grand respect pour les mœurs; telles sont les qualités qu’exige un Dictionnaire de la Fable , poim être mis entre les mains de la jeunesse des deux sexes , et tels sont les principes qui m’ont dirigé dans la rédaction de celui-ci.

Destiné à faciliter aux élèves l’intelligence des auteurs classiques , cet ouvrage ne comportait pas une aussi grande variété de Mythologies que le grand Dictionnaire. Cette variété en eût d’ailleurs augmenté considérablement le prix. Les Fables Grecques , Romaines , Égyptiennes , etc. , devaient donc en composer la principale partie.

Cependant chaque Mythologie offre des divinités dont la physionomie est plus fortement dessinée , et qu’il n’est guère possible d’ometti'e. Tels sont, par exemple, Brahma , Shioa , TVishnou, dans l’Inde; Odin , Thor , etc., dans l’Olympe Scandinave ; Swetowid, etc. , chez les Slavons. Tels sont encore les législateurs déifiés par différentes nations polythéistes , et dont il n’est permis d'ignorer ni le nom ni l’existence.

Je me suis donc attaché à n’omcttrc aucun des

personnages qui jouent un grand rôle dans ces diverses Mythologies, et c"est une des additions (jui distinguent ce Dictionnaire de tous les autres du même genre.

J’ai conservé à l’Iconologie la part qu’elle réclamait, mais d’après les mêmes principes d’abréviation et de réduction ; et l’on trouvera peut-être qu’une critique sévère a présidé au choix des articles que j’ai cru devoir admettre.

C'est dans les mêmes vues que j’ai soigneusement rapporté tout ce qui tient au culte et aux usages religieux des anciens, comme faisant le complément nécessaire d’un Dictionnaire de la F;J)le, et pouvant, sous ce rapport, suppléer au défaut d’un Dictionnaire d‘ Antiquité' s.

Il est inutile d’insister sur la comparaison de l’ouvrage de Chompré avec le mien , puisque la seule inspection suffit pour en reconnaître les différences. Mais il serait injuste , autant qu’il est étranger à mon caractère, de dépi'écier les efforts de mon devancier. Cet estimable instituteur a le mérite d’avoir ouvert la carrière, et tous ceux qui sont venus après lui ont trouvé une telle abondance de matériaux et de secours, qu’on ne peut guère leur savoir gré que de la méthode et du choix.

Voilà le compte que j’avais à rendre de ce nou-

VIH

veau fruit de mes veilles. Heureux si le public y voit une nouvelle preuve du désir que j’ai de reconnaître son indulgenee , et s’il est utile à cette jeunesse intéressante dont j’ai vu de plus prés les dispositions généreuses!

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