‹ Dictionnaire de la fable. Adopté par le Conseil de l'instruction publique pour les colléges et autres maisons d'éducationChapitre 113 sur 268 · CH A · texte numérisé non relu

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! suivirent sa mort ne cessèrent qu’ après qu’on eut institué I eu sou houiieur des fêtes nommées Charilécs.

CHARIS , femme de Vulcain. Rac. charis , grâce.

CHARISIES , fêtes nocturnes eu l’honneur des Grâces.

CHARISIUS , surnom de Jupiter, comme étant le dieu jpar l’influence duquel les hommes obtiennent la bienveillance les uns des autres. — 2. Héros , ûls de Lycaon , donna son nom à la ville de Charisia.

CHARISTERIES, fête atliénienne célébrée le douzième du mois de Boédromion , anniversaire du jour oii Tbrasybule rendit la liberté aux Athéniens.

CHARISTIES, fête romaine célébrée le 19 février, I en l'honneur de la déesse Concorde. — 2. Fête en l’bon- I neur de Pluton , où l’on faisait des offrandes pour les I morts.

CHARITES. F. Grâces.

CHARÏIION , surnom sous lequel Jupiter avait un culte

■ établi en Arcadie. Rac. chirein, se réjouir.

CHARMUS, Athénien, contemporain de Pisistrate , I consacra le premier un autel à l’Amour. — 2. Un des deux I fils qu’Aristée eut en Sicile.

CIIARON , divinité des Enfers , fils de l’Érèbe et de la Nuit. Sa fonction était de passer au-delà du Styx et de 1 l’Achéron les ombres des morts dans une barque étroite , I chétive , et de couleur funèbre. Vieux et avare , il n’y rc- I cevait que les ombres de ceux qui avaient eu la sépulture , I et qui lui payaient une obole pour leur passage. Aussi les païens mettaient dans 1a bouche du mort une pièce d’or ou d’argent pour le payer. Les ombres de ceux qui avaient

■ été privés des honneurs de la sépulture erraient cent ans sur les bords du Styx. Les poètes ont dépeint Charon

• comme un vieillard robuste , dont les yeux vifs , et le visage majestueux , quoique sévère , portent une empreinte

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divine. 8a barbe est blanche et touffue ; ses vêtemens sont d’une teinte sombre , et souillés du noir limon des fleuves infernaux. Sa barque a des voiles de couleur de fer , et il tient une perche pour la diriger.

CHARONIA , lieux d’où s’exhalait une odeur infecte et mortelle, tels que le lac d’Averne.

CHAROPS ou CHAROPOS ,yàr'OKc/te^yhneux; surnom d’Hercule dans la Béotie , d’un temple qu’il avait à l’endroit par où il sortit de terre, emmenant avec lui le chien des enfers. — 2. Fils d’Hippasus, et frère de Socus tué par Ulysse. — 3. Un des chiens d’Actéon.

CHARTE DE , ayant volé des bœufs à Hercule , fut foudroyée par Jupiter, et changée en un gouffre dangereux, dans le détroit de Sicile , en face d’un autre nommé Scylla.

CHASSE et CHASSEURS, r. Diake , Actéok , Ano- Bis , Okiok , Méléagre , Adraste , Arcas , Hippoltte , Acaste , Calisto , Atalante.

CHASSEUR, surnom de Jupiter. — 2. D’Apollon , représenté comme un jeune homme armé d’un arc.

CHASTETÉ. Les Romainr en avaient fait une déesse , et la représentaient sous i habit d’une dame romaine , tenant un sceptre en main , et ayant à ses pieds deux colombes blanches.

CHAT. Ælurus , Liberté.

CHATIMENT. Horace le représente boitant sur la trace du Crime qui marche à grands pas devant lui , et qu'il ne manque pourtant jamais d’atteindre. Un Prométhée enchaîné , dont les entrailles sont déchirées par un vautour, est, sur les anciens «nonumens, le symbole ordinaire des châtimens réservés aux méchans après la mort.

CHAUDIÈRES. V. Pélias , Médée.

CHAUYE-SOURIS. F. Alcithoé.

m^DIÆTROS , un des chiens d’Acléon.

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CHELONEE , nymphe changée en tortue , pour n’avoir pas assisté aux noces de Jupiter, et condamnée à un silence éternel, en punition de ses railleries. Rac. chelonè , tortue. Cet animal fut depuis le symbole du silence.

CHEMIN SACRE , chemin par où passait une procession qui allait d’Athènes à Éleusis , et où l’on portait la statue de Bacchus.

CHEMMIS , ville de Thébaïde , où Persée , fils de Danaüs , avait un temple environné de palmiers.

CHENE, arbre consacré à Jupiter, à Rhéa ou à Cybèlc. Aussi , lorsqu’un chêne était frappé de la foudre , cet événement était d’un mauvais augure. Il est le symbole de la force ; les poètes ont dit que la massue d’Hercule était de chêne, Force.

CHENOSIRIS , le lierre ainsi nommé , comme consacré à Osiris.

CHERA , veuve; Junon , ou par rapport à ses fréquentes brouilleries avec Jupiter , ou parce que ce dieu l’abandonnait fort souvent.

CHERESILEE , fils d’Iasius , père de Pœmandre ; les Tanagréens lui rapportaient leur origine.

CHERIFF ou SHÉRIFF , titre que prennent les desceudans de Mahomet par Fatime sa fille. Le plus considérable et le plus distingué est le chériff ou prince de la Mecque. Tous les monarques musulmans le respectent comme un rejeton de leur prophète. Il est chargé de défrayer les pèlerins qui , tous les ans , viennent visiter le tombeau de Mahomet ; mais , pour subvenir à ces frais , il reçoit , des plus puissans princes de la religion , des présens dont la valeur excède de beaucoup les dépenses qu’il est obligé de faire.

CHERIMACHUS , un des fils d’Électryon et d’Anaxo.

CHERSIBIF'S, un des fils d’Hercule tués par leurpèrc.

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CHERSIDAMAS , guerrier tué par Ulysse.

CHERSIS , l’une des Phorcydes.

CHESIADE , surnom de Diane pris du mont Chésias dans Pile de Samos , ou de Chésia , ville d'Ionie.

CHÉSIAS , nymphe dont le fleuve Imhrasus eut une fille , Ocyroé.

CHEYAL. Il était consacré à Mars , comme au dieu des combats. Les Perses , les Athéniens , les IMessagètes , immolaient des chevaux au Soleil. On en sacrifiait quelquefois à la mer et aux fleuves. Les Scythes adoraient le dieu Mars , et les Macédoniens le Soleil , sous la figure d’un cheval.

CHEVAL DE ROIS. F. Tkoie; aiZe. F. Pégase, Bel- LÉRopnoN, Persée, Mars, Achille, Rhésus, Laomédok, Ékée , Proserpine , Pluton.

CHEVAUX DU SOLEIL. F. Éo'ûs , Ptroïs , Aétok, PhlÉgon.

CHEVELURE. F. Bérénice , Apollon , Acersécomès.

CHEVEUX. Les Égyptiens offraient aux dieux des vœux pour la guérison de leurs enfans malades ; et lorsqu’ils étaient hors de danger , ils les conduisaient dans le temple , où ils leur coupaient les cheveux , qu’ils mettaient dans une balance avec une somme d’argent du même poids , qu’ils donnaient à ceux qui avaient soin de nourrir les animaux sacrés. C’était aussi l’usage de vouer ses cheveux h quelque fleuve. Chez les Grecs, ceux qui sortaient de l’enfance allaient k Delphes consacrer k Apollon leurspremiers cheveux. F. Théseïa, Théséide. Les Grecs se coupaient les cheveux sur le tombeau de ceux qu’ils pleuraient, k l’exemple des Orientaux. Homère donne des cheveux blonds k Minerve , k Vénus , k Apollon , k l’Amour, de même qu’aux héros les plus distingués , tels qu’Achille , Ménélas, Paris, etc.

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