‹ Dictionnaire de la fable. Adopté par le Conseil de l'instruction publique pour les colléges et autres maisons d'éducationChapitre 133 sur 268 · COS · texte numérisé non relu

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au ciel vers Junon, pour lui demander raison de la désobéissance de ses sujets; alors les Thraces, superstitieux et grossiers , demandèrent pardon à Cosingas , et s’engagèrent, par serment, à lui rester soumis et fidèles.

COSMETE, ordonnateur; surnom sous lequel Jupiter avait une chapelle à Lacédémone.

COSMOGONIE DES PERSES. Les anciens Perses disaient que ce fut par le ministère des anges qu’Oromasdes , ou l’Être suprême , créa les cieux , et qu’ils employèrent quarante-cinq jours à cet ouvrage. A peine les cieux furent-ils créés , que les ténèbres se firent voir à une certaine distance. C’était Arimane qui les avait créés pour les opposer aux cieux, ou à la lumière, ouvrages d’Oromasdes. L’Être suprême , pour repousser cet ennemi, fit choix de quatre anges des plus braves qui combattirent et vainquirent Arimane. Oromasdes pouvait détruire son ennemi avec tous ses partisans ; mais , pour l’intérêt de sa propre gloire , il voulut le laisser subsister, considérant que ses qualités et ses perfections recevi’aient un plus grand éclat par le contraste des vices de son rival. — 2. Egyptienne. Les premiers Égyptiens n’admettaient d’autre dieu que l’univers , d’autres principes des êtres que la matière et le mouvement. Osiris était le Soleil, la Lune était Isis. Selon eux, au commencement tout était confondu , le ciel et la terre n’étaient qu’un ; mais dans le temps , les élémens se séparèrent; l’air s’agita: sa partie ignée, portée au centre , forma les astres et alluma le soleil. Son sédiment grossier ne resta pas sans mouvement. Il se roula sur luimême, et la terre parut. Le soleil échauffa cette masse inerte ; les germes qu’elle contenait fermentèrent , et la vie se manifesta sous une infinité de formes diverses. Chaque être vivant s’élança dans l’élément qui lui convenait. — 3. Étrusque. Les Étrusques pensaient que Dieu avait employé

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douze mille ans à créer le monde , et partagé sa durée en douze périodes de mille ans chacune. Il créa , dans les premiers mille ans , le ciel et la terre ; dans les deuxièmes mille ans , le hrmament ; dans les troisièmes , la mer et toutes les eaux ; dans les quatrièmes , le soleil , la lune et les autres astres qui éclairent le ciel ; dans les cinquièmes , les oiseaux , les insectes , les reptiles , les quadrupèdes , et tout ce qui vit dans l’air, dans les eaux et sur la terre. Le monde avait six mille ans avant que l’homme e.xistât. L’espèce humaine subsistera jusqu’à la fin de la dernière période; c’est alors que les temps seront consommés. — 4. Scandinave. Dans l’aurore des siècles , il n’y avait ni mer , ni rivage, ni zéphyrs rafraîchissans ; tout n’était qu'un vaste abîme sans herbes et sans semences ; le soleil n’avait point de palais , les étoiles ne connaissaient point leur demeure , la lune ignorait son pouvoir. Alors il y avait un monde lumineux et enflammé du côté du midi : de ce monde , des torrens de feux étincelans s’écoulaient sans cesse dans l’abime , qui était au septenti-ion, en s’éloignant de leur source , ces torrens se congelaient dans l'abîme, et le remplissaient de scories et de glaces. Ainsi l’abîme se combla : mais il y restait au-dedans un air léger et immobile, et des vapeurs glacées s’en exhalaient. Alors un souille de chaleur étant venu du midi , fondit ces vapeurs , et en forma des gouttes vivantes, d’où naquit le géant Yme.

COSMOGRAPHIE. Une femme avancée en âge , vêtue d’une casaque azur , semée d’étoiles ; le reste de son vêtement est couleur de terre. Elle tient un astrolabe et un compas; à ses pieds sont deux globes, l’un terrestre, l’autre céleste.

COSMOPLOCOS , qui orne le mondes épith. d’Apollon.

COSSüTiUS, habile architecte, acheva le temple de

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