‹ Dictionnaire de la fable. Adopté par le Conseil de l'instruction publique pour les colléges et autres maisons d'éducationChapitre 141 sur 268 · CUR · texte numérisé non relu

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Saturne jugea le difTérend en faveur de la Terre , humus , et ordonna que Cura posséderait l’homme tant qu’il vivrait.

CURÆ, ioncû; déesses vengeresses, que Tïrg'f/e place à l’entrée des enfers.

CURCHUS , divinité des anciens liabitans de la Prusse , que l’on croyait présider an boire et au manger : aussi lui offrait-on les prémices des fruits de la terre.

CUREOTIS, troisième jour des Apaturies, auquel les jeunes gens coupaient leurs cbeveu.x , et les consacraient à Diane ou à Apollon. V. Apaturies.

CURETES. On convient assez généralement que l’île de Crète était leur berceau , et que leur origine était aussi ancienne que leur généalogie est fabuleuse. Il parait qu’ils furent les premiers à cultiver le pays , et h civiliser les habitans, ainsi (ju’à apprivoiser des abeilles, et à réunir en troupeau.x les brebis et les chèvres éparses sur les montagnes. Enfin ces Curètes, à qui l’on attribue comme aux Corybantes , l'éducation de Jupiter au milieu des cris tumultueux et du bruit des tambours et des sonnettes , pour empêcher que ses cris ne fussent entendus , furent euxmêmes mis au rang des dieux , et eurent des temples où on leur sacrifiait toutes sortes d’animaux. Les Crélois, surtout qui leur attribuaient l’art de forger le fer , les placèrent au nombre de leurs dieux du premier ordre , qu’ils prenaient à témoin de leur fidélité à remplir leurs engagemens. On les confond quelquefois avec les Dioscures.

CURETICON , air de flûte . qui servait aux Curètes ou prêtres de Cybèlc.

CURETIS , ancien nom de file de Crète , des Curètes ses premiers liabitans.

CURION, chef et prêtre d’une curie. Celui (jiii était a la tête du corps , s’appelait Curio maximus.

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CURIATIUS, surnom de Janus, du petit temple, cedet Jani Curiatiif élevé par Horace après sa victoire.

CURINUS , dieu particulier dont T. Tatius , roi des Sabins , apporta le culte dans Rome.

CURIONIES , sacrifices célébrés par les prêtres de chaque curie.

CURIOSITE. Jîipa la dépeint avec les cheveux dressés, la tête avancée , les oreiUes élevées , l’attitude immobile , et sur sa robe, des oreilles et des grenouilles. Cochin s'est contenté de mettre des oreilles sur le bord de son vêtement , et d’ajouter aux siennes de petites ailes. Elle tient une grenouille , hiéroglyphe égyptien de la curiosité.

CURIS, Junon armée d’une lance. Ce mot sabin signifie lance.

CUROTHALLIE , surnom de Diane , en l’honneur de laquelle on célébrait une fête particulière , pour obtenir d’elle l'heureuse croissance des enfans. Rac. kouros, jeune homme ] thallein J croître.

CUROTROPHUS , surnom d’Apollon , qui prend soin de la jeunesse. Rac. trephein^ nourrir.

CUSTOS , gardien; nom romain de Jupiter. — 2. Surnom de Janus. — 3. Athenarum , conservateur ou gardien d’ Athènes ; nom du premier Apollon.

CUVE. V. Danaïdes.

CYAMITES, avait un temple particulier dans l’Altique. On ne sait pas si on lui doit l’art de planter des fèves ( cj amos) .

CYAWE , nymphe de Syracuse , amante du fleuve .\napis. Pluton la changea eu fontaine, parce qu’elle voulait l’empêcher d’enlever Proserpine. — 2. Fille de Liparus, mariée à Éole.

CYAN^ÉE , fille du fleuve IMéandre , et mère de Cauuus et de Biblis , fut métamorphosée en rocher , n’ayant pas

Jl

CYB

voulu écouter un jeune homme qui l’aimait passionnément, . et qui se tua en sa présence, sans lui avoir causé la moindre ÿyt^motion.

CYAiVEES, écueils à l’entrée du Pont-Euxin , situés entre l’Asie et l’Europe, et qui ne laissent enti-e eux qu’un

É espace de vingt stades , où , des flots qui se brisent , s’élève une fumée qui obscurcit l’air. Les Argonautes, cfl’rayés à |ette vuê, lâchèrent une colombe , qui traversa heureusement le détroit , et tentèrent eux-mémes le passage , après avoir sacrifié à Junon , qui leur donna un temps serein , et à Neptune , qui fixa ces rochers , cl les empêcha de heurter le navire Argo. V. Symplégades.

' CYANEUS , un des prétendans d'Hélène.

CYANIPPE, fils d’Adraste. — 2. Prêtre et prince de é^Sj'racdse. Ayant méprisé les fêtes de Itacchus , il fut frappé PRd’une telle ivresse , f[u’il fit violence à Cyane sa fille. Cette I lUction fut suivie d’une peste horrible qui ne finit (pu; par J-^e sacrifice de l’incestueux , qu’immola sa propre fille.

W CYATHUS, fils d’Architélès , échanson d'OEnéus. Dans BMun festin fait à Phlius , il versa de l’eau sur les pieds d'IIer- K^ule, au lieu de lui en verser sur les mains ; le héros le 2 ifrappa du bout du doigt à la tète , et lui ôta la vie.

CYBEBÉ , divinité ainsi appelée du pouvoir qu’on lui l^attribuait d’inspirer la fureur. Rac. c.ybebein. On l’appelle ' la mère des dieux , aussi bien que Cybèle , avec hupielle on prétend qu’il ne faut point la confondre.

CYBELE, ou Vesla l’ancienne, fille du Ciel et de la Terre, et femme de Saturne , (pi’on aj)pela autrement Üps, Rhée ,'Vesta , Tellus , bonne déesse , mère des dieux , etc. , comme mère (h; Jupiter, de Junon, de Neptune , et de la plupart des dieux du premier ordre. Sa mère l’exposa, aussitôt après sa naissance, dans une forêt où les Ix'fes sauvages prirent soin d’elle, et la iiouiTirenl. Son eull(;

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