‹ Dictionnaire de la fable. Adopté par le Conseil de l'instruction publique pour les colléges et autres maisons d'éducationChapitre 149 sur 268 · AP · texte numérisé non relu

AP

DANSE. On la peint sons la forme d’une Bacchante aux inouvemens brusques , aux bonds irréguliers, qui touche un tambour de basque ; à ses pieds sont pour attributs caractéristiques un masque, un ihyrse, et les présens du dieu des raisins. V. Terpsichoue. — 2. armée; Minerve, diton, l’inventa pour célébrer la victoire des dieux et la défaite des Titans. — 3. Astrono.miqüe ; imaginée par les Égyptiens, qui , par des mouvemens variés , des pas assortis et des ligures bien dessinées , représentaient , sur des airs de caractère , l’ordre , le cours des astres , et l’harmonie de leurs mouvemens. — 4. de e’Htmen. Celle qu’exécutaient de jeunes garçons et de jeunes filles couronnés de fleurs , en exprimant, par leurs figures , leurs pas et leurs gestes , la joie d’une noce. — 5. de l’Ikkocence, danse que les jeunes Lacédémoniennes formaient nues devant l’autel de Diane , avec des attitudes douces et modestes , et des pas lents et graves. — 6. des Cdrètes et des Coryeantes ; inventée par les Curètes et les Corybantes , ministi’cs de la religion sous les premiers Titans ; ils l’exécutaient au son des tambours, des fifres, des chalumeaux, et au bruit tumultueux des sonnettes , du cliquetis des lances , des épées et des boucliers. Ce fut par le secours de cette danse que ces prêtres sauvèrent de la barbarie du vieux Saturne, le jeune Jupiter dont l’éducation leur avait été confiée. — 7. BACCHIQUE ; inventée par Bacchus , exécutée par les Satyres et les Bacchantes de sa suite. — 8. champêtre ; celle que le dieu Pan inventa pour être pratiquée , dans la belle saison, au milieu des bois.

DANUBE. Ce fleuve, le plus grand de l’Europe, a été révéré par les Gètes , les Daces , les Thraces , etc.

DAONUS ou DAOS, un des dieux des Chaliléens.

DAPALIS , surnom de Jupiter, des grands festins faits en son honneur. Rac. clapes, mets.

30i DAP

DAPHNE , fille du fleuve Pénée , fut le premier objet de l’amour d’Apollon exilé du ciel par Jupiter. Ce dieu poursuivant la nymphe , l’atteignit sur les bords du Pénée. Daphné implora le secours de son père, qui métamorphosa sa fille eu laurier. Apollon u’embrassa plus qu’un tronc inanimé , en détacha un des rameaux dont il se fit une couronne, et voulut que désoi'mais le laurier lui fût consacré, et qu’il fût la récompense des poètes. — 2. Nommée aussi Artémis , fille de Tirésias , rendait à Delphes des oracles en vers si excellens , qu’on prétend qu’/fonière en a inséré plusieurs dans ses poèmes. — 3. Autre nymphe de la montagne de Delphes fut choisie par la déesse Tellus, pour présider à l’oracle qu’elle rendait en ce lieu , avant qu’Apollon en fût en possession. — 4. Faubourg d’Antioche, oà les habitans de cette ville plaçaient l’aventure de Daphné, célèbre par la licence des fêtes qui s’y célébraient.

DAPHNEPHAGES , mangeurs de laurier; devins qui , avant de rendre leurs réponses , mangeaient des feuilles de laurier , pour faire croire qu’ Apollon les inspirait.

DAPHNEPHORIES , fête Béotienne célébrée tous les neuf ans en l’honneur d’Apollon. Un jeune homme, nommé Daphné phore J choisi parmi les meilleures familles, portait en pompe une branche d’olivier , ornée de guirlandes de laui’ier et de fleurs , suimontée d’un globe d’airain , auquel étaient suspendus plusieurs autres. Le premier désignait le soleil ou Apollon ; le deuxième , un peu plus petit, désignait la lune; et les autres les étoiles. Les couronnes qui environnaient ces globes , au nombre de soixante-cinq , étaient les types de la révolution annuelle du soleil.

DAPHNEPHORIQUE , hymne grec , chanté par des vierges , pendant que les prêtres portaient des lauriers au temple d’Apollon.

Page 1