‹ Dictionnaire de la fable. Adopté par le Conseil de l'instruction publique pour les colléges et autres maisons d'éducationChapitre 152 sur 268 · DEE · texte numérisé non relu

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il se noya. Le malheureux père aborda en Sicile, auprès du roi Cocalus , qui d’abord lui donna un asile, et finit par le faire étouficr dans une étuve pour prévenir l’efTet des menaces de Miuos.

DEDALE , nourrice de Minerve , habile dans les travaux de femme , qu’elle enseigna à cette déesse.

DEDALIES , fêtes que les Platéens célébraient tous les ans depuis leur retour dans leur patrie. — 2. Antre à Alalcomène , où était le bois le plus considéi’able de la Béotie. — 3. Autre eu mémoire de la réconciliation de Jupiter avec Junon. V. Cythéron.

DEDALION , fils de Lucifer, frère de Céyx, et père de Chioné , fut si affligé de la mort de sa fille, que de désespoir il se précipita du sommet du Parnasse ; mais Apollon, touché de compassion , le changea en épervier. — 2. Père d’Autolycus.

DEDICACE , l’acte de consacrer un temple , un autel , une statue , une place , etc. , en l’honneur d’une divinité. Chez les Romains , cette cérémonie appartenait aux premiers magistrats , consuls , préteurs ou censeurs , du temps de la république , et depuis aux empereurs. La cérémonie consistait à entourer le temple , etc. , de guirlandes de fleurs , pendant que les vestales , portant des branches d’olivier, en arrosaient l’extérieur avec de l’eau lustrale. De là on procédait à la consécration de la cour en immolant une victime , dont les entrailles étaient déposées sur im autel de gazon. Le temple ainsi dédié acquérait la dénomination auguste , et une inscription publique portait le nom et la qualité de celui qui dédiait , et l’année de la dédicace.

DEESSES. Les anciens en avaient presque autant que de dieux , etc. Ils en avaient aussi d’hermaphrodites ; ainsi Minerve , selon des savans , était homme et femme ; on con-

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nuit Luniis et Lima. Mithra , chez les Perses , était tlieii et déesse, et le sexe de Vénus et de Vulcain était aussi douteux. De là vient que dans toutes leurs invocations , ils disaient : Si vous êtes dieu o\x déesse J etc. F. Dieüx. — 2. Mères. F. jMatères.

DEFEIVSOR. Hercule avait sous ce nom à Rome, un temple où les soldats et les gladiateurs qui avaient obtenu un congé honorable , venaient suspendre leurs armes.

DEICOON , fils d’Hercule et de Mégare. — 2. Prince troyen, ami d'Éiiée, tué par Agamemnon.

DÉIDAMIE ou HIPPODAMIE, fille d’un roi d’Argos, épousa Pirithoüs. Ce fut à leurs noces qu’éclata le fameux ditférend des Centaures et des Lapithes. — 2. Fille de Lycomède, roi de Scyros, fut aimée d’Achille, dans le temps que ce prince était caché h la cour de Scyros sous l’habit de fille et sous le nom de Phyrra. Elle en eut un fils qu’elle nomma Pyrrhus eu mémoire du faux nom de son père. F. Achille, Ptbrhus , Lycomède. — 3. Fille de Bellérophon , é|X)usa Évandre , fils de Sarpédon , dont elle eut un fils qui porta le nom de son père.

DEIFICATION, l’action de mettre des hommes au rang des dieux. On peut réduire à six ou sept classes ceux qui furent l’objet de la déification : 1» ceu.x à qui l’imagination des poètes a donné naissance ; 2° ceu.x que la douleur paternelle ou filiale prit pour objet de ses regrets ; 3° les anciens rois, tels qu’Uranus, Saturne, etc. ; 4“ ceux qui avaient rendu à l’humanité de grands services par l’invention de quelque art nécessaire à la vie , ou par leurs conquêtes et leurs victoires ; 5® les anciens fondateurs des villes ; 6® ceux qui avaient découvert des pays , ou y avaient conduit des colonies , et tous ceux , en un mot , qui étaient devenus l’objet de la reconnaissance publique ; 7® enfin , ceux que la flatterie éleva h ce rang ; et de ce nombre fu-

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rcnt les empei’eurs romains , dont le sénat ordonnait l'apothéose. V. Apothéose.

DEILEON , eompagnon d’Hercule dans son expédition contre les Amazones.

DEILOCHUS , üls d’Herculc et de Mégare.

DEIMACHUS , père d’Autolycus, partit de Thessalie avec Hercule , et l’accompagna à son expédition contre les Amazones. — 2. Fils de Kélée et de Cbloris, tué par Neptune.

DEIMOS , la Terreur; fils de Mars et de Vénus , un des fidèles suivans de Mars , et conducteur du char de Bellone.

DEIOCHUS , Grec tué par Paris d’un coup de flèche.

DEION , fils d’Éole et père de Céphale , régna dans la Phocide.

DÉIONE , femme d’Apollon, eut de lui IMilétus.

DEIONEE. y. IxioN. — 2. Fils d’Eurytus, roi d’OEchalie , épousa Périgone , fille du géant Sinnis.

DÉIOPÉE, fille d’Asius, compagne de Cyrène, mère d’Aristée. — 2. Une des quatorze nymphes de la suite de Junon, et la plus belle de toutes. Junon l’ofirit en mariage à Éole , en le priant d’exciter une tempête pour faire périr la flotte d’Énée.

DÉIOPITES , fils naturel de Priam, tué par Ulysse au siège de Troie.

DÉIPHILE, fille d’Adraste, roi d’Argos, devait épouser un sanglier, suivant l’oracle d’Apollon, qui se vérifia en ce sens , qu’elle épousa Tydée qui portait ime peau de sanglier. V. Adraste , Tydée.

DEIPHOBE, sibylle de C urnes, fille de Glaucus, et prêtresse d’Apollon. Apollon, amoureux de Déiphobe, offrit de lui accorder tout ce qu’elle souhaiterait : elle demanda de vivre autant d’années qu’elle tenait dans la main de grains de sable qu’elle venait de ramasser , mais oublia

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de demander en même temps de pouvoir conserver toute 1 1 la faicheur de la jeunesse. Apollon la lui offrit pourtant ; j I mais Déiphobe préféra l’avantage d’une chasteté invioi I labié. Cette sibylle rendait ses oraeles du fond d’un antre . dans le temple d’Apollon. Cet antre avait cent portes, d’où • sortaient autant de voix terribles qui faisaient entendre les réponses de la propbétesse. Les Romains élevèrent un temple à cette sibylle dans le lieu même où elle avait I r rendu ses oracles , et l'honorèrent comme une divinité.

DEIPHOBUS, fils de Priam, après la mort de son I frère Pàris , épousa Hélène, qui, pour rentrer en grâce lavcc son premier mari, l’introduisit avec Ulysse dans 1 l’appartement de Déiphobe, qu’ils mutilèrent delà matnière la plus barbare. Énée , qui le vit en cet état clans 1 les enfers , lui éleva un monument à son retour. — 2. Fils M’Hippolyte, purifia Hercule, meurtrier d’Ipbitus.

DEIPHON, fils de Triptolème et de Méganire, ou d’Hippothoon, roi d’Éleusis, fut aimé de Cérès , qui, pour 1 le purifier et le rendre immortel , le faisait passer à traivers les flammes. Méganire sa mère , alarmée de ce specttacle, troubla par ses cris les mystères de cette déesse, qui, de colère, remonta aussitôt sur son char traîné par ddes dragons, et laissa brûler Déipbon. V. Triptolème.

DEIPHYLlîS, fils de Sthélénus, et ami de Capanée qcju'il suivit au siège de Tbèbes,

DÉÏPNOPHORES. Thésée, après son retour de Crète où il avait tué le Minotaure , institua une fête appelée des 1 Rameaux. On associait à cette fête et aux sacrifices cerl taines femmes qu’on appelait Déïpnophores, parce cpi’ellcs apportaient à diner.

DEIPlXUS./èsfm ; dieu aurpiel les Achéens attribuaient ' l’institution bientaisante des festins sur la terre. V. Dai-

■ TES , KÉrAON , SpLANCIINOTOMOS.

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DEIPYRUS , capitaine grec , tué au siège de Troie par Hélénus, fils de Priam.

DEJA.NIRE , fille d’OEnée, roi de Calydon en Étolie, fut d’abord fiancée à Achéloiis , puis k Hercule , ce qui excita une querelle entre ces deux héros. Achéloiis ayant été vaincu dans un combat singulier , la jeune princesse fut le prix du vainqueur , qui l’emmenait dans sa patrie , lorsqu’il fut arrêté par les eaux grossies du fleuve Evène. Le centaure Nessus vint s’offrir pour passer Déjanire sur son dos. Hercule , arrivé k l’autre bord , aperçut le centaure qui, loin de la passer, se disposait k lui faire violence. Alors le héros lui décocha une flèche teinte du sang de rhydre de Lerne, et le perça. Nessus, près de mourir , donna k Déjanire sa tunique ensanglantée , en lui disant que si elle pouvait persuader k son mari de la porter, ce serait un moyen sûr de rappeler ses affections. La jeune et crédule épouse accepta ce présent. Quelque temps après, ayant su qu’Hercule était retenu en Eubée par les charmes d’Iolc, fille d’Eurytus, elle lui envoya la tunique de Nessus par un jeune esclave appelé Lichas. Hercule n’en fut pas plus tôt revêtu , qu’il se sentit déchiré par des douleurs cruelles , et , devenu furieux , saisit Lichas , et le lança dans la mer, où il fut changé en rocher; après quoi ne pouvant plus supporter ses douleurs , il coupa des arbres sur le mont Oéta ; en dressa un bûcher , s’y eoucha , et pria son ami Philoctète d'y mettre le feu. Déjanire en conçut tant de regret , qu’elle se tua elle-même. Les poètes font sortir de son sang une plante appelée nymphèe ou héracléon. — 2. Néréide.

DELEPHAT , la Vénus des Assyriens et des Chaldccns.

DELIADES , prêtresses du temple d’Apollon.

DÉLIADES , fils de Glaucus , tué par Bellérophon, son frère.

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DELIAS ou TIIEORIS , vaisseau qui portait la députation sacrée des Athéniens à Délos.

DELIASTES ou TIlÉORES, vojans , dont le chef s'appelait Archithèove , députés athéniens à Délos.

DELIE, Diane de l’ilc de Délos, où elle avait vu le joiir.^

DELIES , fête quinquennale instituée par Thésée , lorsque , vainqueur du Minotaure, il ramena en Crète les jeunes Athéniennes qui devaient être sacrifiées à ce monstre. — 2. Fête athénienne célébrée en l’honneur d’Apollon , surnommé Délias , de Délos , lieu de sa naissance, ou de délos , clair, parce que la lumière du soleil éclaire tout. Les principales cérémonies consistaient dans une ambassade quinquennale des Athéniens à l’Apollon de Délos. Tout le temps cpie durait l’aller et le retour de la cérémonie était compris sous le nom de Délies , et , I pendant ces jours-là , les lois défendaient d’exécuter au- I cun criminel.

DELLI , petits marais auprès desquels Thalie accou- < cha des frères Paliques. Paliqües.

DELOS, île de la mer Égée. Neptune, d’un coup de • son trident , fit sortir cette ile du fond de la mer , pour (assurer à Latone persécutée par Junon, un lieu où elle ipùt mettre au monde Apollon et Diane. Apollon , en re- < connaissance de ce qu’il y avait reçu le jour, la rendit I immobile de flottante qu’elle était, et la fixa au milieu des ' Cyclades. Apollon y était adoré sous la forme d'un draigon, et rendait , pendant l’été, des oracles sans ambiguité. F'. Astérie, Ortygie.

DELPHES , ville de la Phocide , située dans une vallée au S. O. du Parnasse, passait chez les anciens pour être lile milieu de la terre. Jupiter, voulant marq>ier le milieu de r nivers , fit voler avec la même rapidité du levant et

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du couchant deux aigles qui s’y rencontrèrent. Cette ville était célèbre par le temple et l’oracle d’Apollon , surnommé de là Delphicola , Delpliicus , Delphinius. TJnehevi’ier , nommé Corétas , gardant son troupeau près du Parnasse . s’aperçut que ses chèvres , en approchant d’une ouverture , bondissaient et jetaient des cris. Il en approcha lui-même, et, saisi des vapeurs qui en sortaient, serait à prophétiser. Les habitans du voisinage , ayant à leur^ tour éprouvé le même effet , supposèrent que ce prodige était produit par la Terre elle-mêrae ; et dès-lors on honora en ce même endroit cette divinité invisible , et l’on y bâtit dans la suite , à mi-côte du Parnasse , le temple et la ville de Delphes. V. Pythie , Ptthiques, Ptthok, Tbépibd-

DELPHIWIES , fête à Égine en l’honneur d’Apollon de Delphes.

DELPHINIUM, quartier d'Athènes ; on y voj'ait l’endroit où Égée, après avoir reconnu Thésée , renversa la coupe empoisonnée qu’il avait voulu loi faire prendre à l’instigation de Médée.

DELPHINIUM AJACIS, pied cfa/ouetfe ; plante en laquelle furent métamorphosés Ajax et le jeune Hyacinthe.

DELPHIS , surnom du serpent Pj'thon. — 2. Pj-tbonisse, ou prêtresse de Delphes.

DELPHUS , fils d’Apollon et de Thya , habitait les environs du mont Parnasse , et fonda la ville de Delphes , à laquelle il donna son nom.

DELPHUSIUS, surnom d’Apollon , de la fontaine de Delphuse.

DELPHYNE , monstre moitié fille et serpent , auquel Typhon confia Jupiter blessé, et les nerfs qu'il venait de lui couper, pour le garder dans l’antre Coiycien , d’où Mercure et Égipan l’enlevèrent.

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