DRY
maicnt un corps nombreux et puissant. On ne pouvait convoquer aucun conseil sans leur avis et leur permission ; ils étaient distingués par de grands privilèges. Ils n’étaient point obligés d’aller à la guerre,, et ne payaient aucun tribut. Leur principe fondamental était de ne jamais rien écrire. Toute leur science consistait en certaines pièces de poésie, qu’ils apprenaient par cœur, et dans lesquelles étaient contenus tous les mystères de leur secte , qui , par cette raison , nous sont peu connus. Le caractère de ces philosophes était farouche et eruel. Les affreux sacrifices dont ils étaient les ministres contribuaient à étouffer dans leurs eœurs tout sentiment d’humanité. Leur ordre subsista encore long-temps depuis le ehangement arrivé dans la religion des Gaulois ; mais il ne fut ni si nombreux , ni si puissant. Ils continuèrent cependant l’usage de leurs sanglans saerifiees , malgré les sévères édits des empereurs ehrétiens.
DRIJÏDESSES. Les femmes des Druides partageaient la considération qu’on avait pour leurs maris , et s’ingéraient comme eux dans les affaires politiques et dans celles de la religion. Mais elles avaient surtout la réputation d’être de grandes devineresses ; et quoique les Druides s’en mêlassent quelquefois , ils en avaient presque entière- ,ment abandonné le soin à leurs femmes. La principale fonction des Druidesses était de consulter les astres, de tirer des horoscopes , et de prédire l’avenir le plus souvent par l’inspection des entrailles des victimes humaines qu’elles égorgeaient.
DRYADES , nymphes des bois. Rac. dr^ s, chêne. Dis*inités qui présidaient aux bois et aux arbres en général. Le sort des Dryades était plus heureux que eelui des Hamadi-yades j elles pouvaient errer en liberté , danser autour dos chênes qui leur étaient consacrés , et survivre à la