FET
turnalcs; — Feviœ stultorum , les fériés des fous et des sots; — Victoriœ; de la Victoire; — Findemiales , des vendanges , etc.
FERONIE , déesse des bois et des vergers , de fera , je produis , ou de Feronia , ville située au pied du mont Soracte , où elle avait un temple. Le feu ayant un jour pris dans un bois qui lui était consacré, on voulut emporter sa statue pour la sauver de l’incendie ; mais le bois repoussa et reverdit tout à coup. Ses prêtres marchaient pieds nus sur des charbons ardens sans se brûler. Les affranchis la regardaient comme leur déesse , parce que c’était dans son temple qu’ils prenaient le bomiet , marque de leur affranchissement.
FERTILITÉ. Elle s’offre sous les traits d'une femme qui tient des épis de blé , des ceps de vigne chargés de leur raisin , et des fruits de diverses saisons qu’elle laisse tomber de toutes parts. F. Abondance, Fécondité.
FERULE, plante consacrée à Bacchus. Ce fut dans une tige de cette plante que Prométhée cacha le feu qu’il avait dérobé à Jupiter. C’était le bâton à l’aide duquel Silène ivre gardait l’équilibre sur le dos de sa monture.
FESSONIE ou FESSORIE , déesse des voyageurs fatigués. Rac. yêssus, las. Les gens de guerre surtout f invoquaient dans leurs travaux.
FESTINS. ( F. Arcas , Discorde , Hippodamie , Jason , Itys , PÉLOPS , Thyeste, Térée. ) Les festins étaient souvent des actes de religion. Les anciens en faisaient servir aux dieux et aux morts. F. Férales, Lectisterne, Comds.
FÊTES. Les Eg}^ptiens, les Grecs et les Romains en avaient un grand nombre , qu’on trouvera dans leur ordre alphabétique. Ils auraient cru les profaner, s’ils en eussent troublé la joie en faisant punir quelque criminel. On se
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( courouiiait de fleurs, on s’abstenait de paroles de mauvais J augure. Quelquefois on ouvrait les prisons, etc.; mais I aussi on s’y livrait souvent aux excès de débauche les plus i honteux.
FETICHES, divinités des nègres de Guinée , qui var rient au gré de leurs prêtres. Le premier objet qui frappe 1 leur imagination ou leurs regards , tels que mouche , oiiseau, lion, poisson, et surlout serpent, pierres, arbres , I montagnes frappées de la foudre , devient une fétiche ou (divinité tutélaire. Ce mot a été formé au Sénégal par les I marins et les navigateurs. Il vient du mot portugais Fet Usso ( objet fêté , divinisé ).
FETRIES, déesses adorées chez les Romains.
FEU. Le culte du feu suivit de près celui qu’on rendit ;au Soleil; et toutes les nalions se sont accordées à l’ado- I rer comme le plus noble des élémens , et comme une vive i image de l’astre du jour, Les Chaldéens le regardaient ( comme la déité suprême. Mais ce fut en Perse que son ( culte fut établi presque e.xclusivcment. Un feu sacré brûlait ( dans les temples d’Apollon à Athènes et à Delphes , dans ( celui de Cérès à Mantinée, de Minerve, de Jupiter Am- I mon , et dans les prytanées de toutes les villes grecques , ( où étaient des lampes qu’on ne laissait jamais éteindre.
Les Romains , à l'imitation des Grecs , adoptèrent ce culte, I et Numa fonda un collège de Vestales dont les fonctions I consistaient à entretenir le feu sacré. F. Vesta.
FEUILLAGES sur la tête d’une Jîgure. F. OsiRis, lo , Bacchus, Faunes, Satyres.
FEVE. Les Égyptien^ s’abstenaient d’en manger. Pythagore , instruit par eux , en interdisait aussi l’usage à ses disciples; et l’on dit qu’il aima mieux se laisser tuer pa r ceux qui le poursuivaient, ([ue de se sauver à travers un champ de fèves. Les fèves , surtout les noires , étaient