‹ Dictionnaire de la fable. Adopté par le Conseil de l'instruction publique pour les colléges et autres maisons d'éducationChapitre 24 sur 268 · AGR · texte numérisé non relu

AGR

énigmes , ce qui signifiait que les Muses doivent accompagner la bonne chère.

AGRAIJLE, surnom de ^lercnre. — 2. Une des Grâces. — 3. Surnom de Minerve, tiré ou d’Agraulus fils de Cécrops , ou d’une partie de la tribu Erechtéïde d’Athènes. — 4. Fille d’Actæus, roi d’Athènes, qiii porta en dot ce roj'^aume à Cécrops.

AGRAULIES, fêtes en l’honneur de IMînen’e, instituées par les Agraules, ou par une partie de la tribu Erechlhéïde.

AGREUS, frère d’Haliéus. On leur attribue l’invention de la pêche et de la chasse, comme leurs noms le portent. . — ■ 2. Fils de Témène. — 3. Fils d’Apollon et de Cyrène , père d’Aristée, ou Aristéc' lui-même.

AGRIA, fille d’OEdipe, roi de Thèbes, et sœur d’Antigone , toutes deux mises à mort par ordi’e de Créon.

AGRIANOME, fille de Persée, etfemmedeLéodacus, dont elle eut un fils, Ocléus, un des Argonautes.

AGRICULTURE. On la i-eprésente, ainsi que Cérès , couronnée d’épis, avec une charrue à côté d’elle, et un arbrisseau qui commence à fleurir ; quelquefois tenant une corne d’abondance et les deux mains sur une bêche. Le génie de l’Agriculture se symbolise par un enfant tout un, d’une physionomie liante , et couronné de fleurs de pavot. 11 tient d’une main des épis , et de l’autre une grappe de raisin.

AGRïENS, nom sous lequel les Titans étaient honorésÜ

AGRIODOS, dent féroce; un des chiens d’Actéon.

AGRIOPE, femme d’Actéon. — 2. Eurydice, femme d’Orphée. — 3. Une sœur d'Orphée. — 4. Nymphe dont Philammon eut un fils nommé Thaniyris.

AGRIUS, un des géans qui attaquèrent Jupiter. Les

AGY

l’arques lui ôtèrent la vie. — 2. Fils de Partliaon, cl père dü Thersite. — 3. Frère d’OEnée. — 4. Frère de Latinus, et fils de Circé, qui les eut tous deux d’Ulysse. — r 5. Un des centaures que l’odeur du vin attira dans la grotte de Pliolus, lorsque celui-ci donna l’hospitalité <\ Hercule, et tjue ce héros mit en fuite avec des tisons allumés.

AGROICUS, c/irt/npét/’e; épithète de Bacchus. Anthol.

AGROLETERA et AGROTERA, surnom de Diane, d’un temple qu’elle avait dans un lieu de l’Attiquc nommé Agra, ou parce qu’elle habite les campagnes. Athènes lui ollrait tous les ans un sacrifice, dans lequel on immolait cinq cents chèvres.

AGRON, roi de Lydie, descendant d’Hcrculc. — 2. Fils d’Eumelus, d’accord avec scs deux sœurs, IMéropis et Byssa, méprisait tous les dieux, excepté la Terre. Mercure, Diane et Minerve, irrités de ce mépris, le vinrent trouver déguisés, et l’invitèrent à sacrifiera ces trois divinités. Agron et ses sœurs, ne leur répondant que par des blasphèmes , furent changés en oiseaux.

AGROS, frère de Bubastis, fils d’üsiris -et d’Isis. On le confond avec Agrolès , le laboureur.

AGROSTINÆ, les Oréades ou nymphes des montagnes.

AGROTES , divinité des Phéniciens. On la portail en procession le jour de sa fête, sur un chariot trainé par ditlérens animaux.

AGYEI, sortes d’ohélis<pies consacrés à Apollon et à Bacchus, et placés dans les vestibules des maisons.

AGYELSjOii AGYIEUS, surnom d’Apollon, pris d’agyia , rue, parce que les rues étaient sous sa protection.

2. Agjeit, dieux auxquels les Athéniens sacrifiaient pour détourner tous les malheurs dont on se croyait menacé par certains prodiges.

AIG

AGTRMOS , jour de l’assemblée ; premier jour de l’initialion aux mystères de Cérès.

AGYRTES, qui rassemble le peuple; nom des prêtres de Cybèle. Ils couraient les rues et les spectacles du cirque pour dire la bonne aventure, et se sentaient des vers à' Homère , de Virgile j et des autres poètes. Rac. agyris , foule.

AHORES. Enfans et jeunes gens qui, n’ayant pas rempli le cours de leur vie , n’étaient pas reçus dans les Enfers, et étaient arrêtés à l’entrée jusqu'à ce que le temps qu’ils auraient dû vivre fût entièrement écoulé. — V. Bio-

THANATES.

AÏANTIES. V. Ajacties.

AICHEERA, un des sept dieux que les Arabes adoraient.

AICHME, cbien de cbasse.

AÏDONE, femme de Zétbus. V. Aédon.

AIDOWEE, surnom de Pluton, déi’ivé éé aides. On le confond quelquefois avec Aïdonée, roi des Molosses, qui vivait 5o ans avant la guerre de Troie , et qui mit en prison Thésée, pour avoir voulu, avec Pirithoüs, enlever sa fille Proserpine.

AIDOS, pudeur. Les poètes la placent avec Diké, la Justice ou l’Équité, auprès du Irône de Jupiter.

AÏGENETES. V. Arciiegeketès.

AIGLE, r oiseau consacré à Jupiter, qu’on représente tantôt aux pieds du Dieu, tantôt avec la foudre dans ses serres. — 2. Aigle de Pi-ométbée, né de Typhon et d'Écbi(îna.

AIGUILLE DE CYBÈLE. Celle dont les prêtres se servaient pour coiffer leur déesse. Elle était devenue miraculeuse , et un des gages de la durée et de la gloire de l’empire romain.

AIU

AIL, légume que les Égyptiens honoraient comme une divinité.

AILERONS. V. Caducée.

AILES attachées aux flancs d’un chei’al. V . Pégase. — 2. Aux épaules d’une figure humaine. V. Borée, Dédale , Renommée, Victoire , Némésis. — 3. Sur la tête, aux talons. V. Mercure, Persée, Calais.

AIMENÉ ou ÉMENÉ , Troyennc à qui on rendit des honneurs divins dans Athènes.

AIMOCHARES, qui aime le sang, épithète de Mars. Rac. aima , sang ; chairein , se réjouir.

AIN AI, lieu situé au confluent du Rhône et de la Saône, où la Gaule éleva un temple et un autel à Auguste.

AIR. Les Grecs adoraient l’air sous le nom de Jupiter, tantôt sous le nom de Junon , tantôt sous celui de Minerve ; et souvent ils en faisaient une divinité particulière, à laquelle ils donnaient la Lune pour femme, et pour ülle la Rosée. On le disait élevé par les Saisons, pour indiquer les différentes températures de Pair à ces quatre époques de l'année. Souvent il est symbolisé par Iris avec son voile, ou Junon avec son paon, ou Zéphyre avec de petites ailes.

AIR.4.IN ( Géant d’). y. Talus.

AIRÉENNES ou ALOENNES, fêtes athéniennes en 1 honneur de Cérès et de Bacchus ; on leur offrait les prémices de la récolte du blé et du vin.

AISA, le Sort, ou une des Parques.

AÏÜS LOCUTIUS ou AÏUS LOQUENS, dieu de la parole. Voici comment ce dieu fut connu à Rome. Cédilius, homme du peuple, vint dire aux tribuns que, marchant seul la nuit dans la rue, il avait entendu une voix plus forte que celle d’un homme, qui lui avait ordonné d’avcriir les magistrats que les Gaulois approchaient. Cédilius étant un homme sans nom , et d’ailleurs les Gaulois étant une nation

AJA

l'ort éloignée, et, par cette raison, inconnue, on ne fit aucun cas de cet avis • cependant, l’année d’après , Rome fut pi'ise par les Gaulois. Après qu’on fut délivré de ces ennemis, Camille, pour expier la négligence qui avait fait mépriser la voix nocturne, fit décréter qu’on élèverait un temple en l’iionneur du dieu Aius Locutius , dans la rue Neuve , au même endroit où Céditius disait l’avoir entendue.

AIX , ou ÆX , île de la mer Egée , qui , remplie de rochers escarpés , présente de loin la figure d’une chèvre , en grec aîx. C’est du nom de cette île { aigos au génitif ) que la mer Egée a pris son nom. Plin. — 2. Nourrice de Jupiter.

AJAX , fils d’Oïlée , roi des Locriens d’Opunte , équipa quarante vaisseaux pour le siège de Troie. Ce prince adroit, brave, mais brutal et cruel, rendit de grands services aux Grecs. Après la prise de Troie, il fit violence à Cassandre, réfugiée dans le temple^de Minerve. La déesse I punit la profanation de son temple, en submergeant la 1 flotte d’Ajax ; l’audacieux guerrier, échappé au naufrage, se sauva sur un rocher, et dit arrogamment : 3' en échapperai malgré les dieux. Neptune, indigné, fendit le rocher avec son trident, et l’engloutit sous les eaux. Tlrgile le fait frapper de la foudre par Pallas. ' — 2. Fils de Télamon et d’Hés’ione, fut, après Achille, le plus vaillant des Grecs, et, comme lui, fier, emporté et invulnérable, excepté dans un endroit de la poitrine, que lui seul connaissait. 11 se distingua au siège de Troie, où il commandait les Mégarieus et les habitans de Salamine. Il se battit pendant un jour entier contre Hector, et charmés l’un de l’autre, ils cessèrent le combat et se firent des présens i funestes; car le baudrier qu’Hector reçut sendt à l’atta-cher au char d’Achille , lorsque celui-ci , après l’avoir tué, i

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